
Vincent Delerm est de retour avec “La Fresque”, son huitième album studio, six ans après “Panorama”. Et autant le dire tout de suite : c’est du Delerm pur jus, mais avec un souffle nouveau, un peu plus ample, un peu plus orchestral. Depuis ses débuts en 2002, Delerm nous parle souvent de l’intime, du quotidien, des souvenirs, avec sa voix douce et ses textes ciselés. Cette fois, il a voulu rendre hommage à toutes les personnes qui l’ont façonné. Famille, amis, idoles, compagnons de route… Tous sont là. Sur la pochette déjà, un grand collage de visages — 116 en tout — anonymes ou connus, comme Jeanne Cherhal, Vincent Dedienne, ou encore Jean Rochefort. Et c’est justement ça “La Fresque” : une œuvre chorale. Pas un disque égocentré, mais un portrait de lui… à travers les autres. Dès le premier titre, une voix off défile comme un générique de film. On entend des noms, des lieux, des sensations. Delerm déroule ses souvenirs, ses paysages, ses influences, avec toujours cette élégance un peu nostalgique, cette poésie des petits riens. Côté musique, le piano est toujours là, mais entouré cette fois de cordes, de cuivres, de synthés et même de beats électroniques. Parmi les morceaux les plus marquants : une chanson dédiée à Madonna, une autre inspirée d’une voisine disparue, ou encore un hommage aux gens discrets, les “ombres fragiles”. Mais attention, ce n’est pas un disque triste. Au contraire, “La Fresque” parle de l’amour, de l’amitié, de ce qui nous relie. Il y a de la lumière, de la chaleur, et surtout, cette façon unique de rendre les choses simples importantes. Vincent Delerm sera sur scène cet automne, avec une série de concerts à la Cigale déjà presque complets. Un rendez-vous à ne pas manquer, pour célébrer ceux qui comptent.
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