Le 6 juin dernier, Ycare a levé le voile sur son huitième album, sobrement intitulé “Ycare”. Un choix fort, qui sonne comme une affirmation de soi, un retour à l’essentiel. Quinze ans après ses débuts dans la Nouvelle Star l’artiste franco-libanais semble boucler une boucle, à la fois artistique et personnelle. Pour la première fois, il s’accorde le droit de porter son propre nom sur un album. Et derrière ce geste symbolique, il y a tout un chemin de vie. Composé de deux actes — Ciel et Terre — l’album explore la dualité entre spiritualité et ancrage, entre l’introspection et le lien à l’autre. Dix titres comme autant d’étapes dans un parcours de reconstruction. Car “Ycare” l’album, c’est d’abord une œuvre de résilience. L’artiste y évoque sans fard ses luttes, ses failles, mais aussi l’apaisement retrouvé. L’écriture est frontale mais délicate, portée par des mélodies pop, parfois électro, parfois acoustiques, toujours habitées. Musicalement, l’album témoigne de l’éclectisme du chanteur : guitare, nappes électroniques, envolées lyriques... Et même une reprise bouleversante de “Viva La Vida” de Coldplay, transformée en “Le fou et le roi”, un titre fort sur le pardon et la chute, aux accents presque sacrés. La voix, elle, reste au centre : fragile par moments mais toujours habitée. Avec cet album, Ycare revient en solo, après deux projets de duos à succès. Un besoin, presque vital, de se retrouver, d’écrire en son nom. Et peut-être de clore un chapitre. Car “Ycare”, l’album, est annoncé comme le dernier de sa carrière sous cette forme. Alors ce n’est peut-être pas une fin, mais une mue, avant le début d’autre chose. À travers cette œuvre intime et universelle, Ycare nous rappelle que les cicatrices sont des terres fertiles d’inspiration et de résilience. Et que la musique, chez lui, est toujours une question de vérité et d’authenticité. C’est tout ce qui fait le sel de cette production
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