
Si Jean-Luc Mélenchon semble bien lancé pour la campagne présidentielle de 2027, le reste de la gauche semble avoir du mal à trouver le chemin et le candidat. Multiplication des candidatures, mais toujours pas de primaire : y en aura-t-il une ? Plusieurs figures de la gauche telles que la députée Les Écologistes Sandrine Rousseau, le député Génération.s Benjamin Lucas ou encore Philippe Poutou appellent à dialoguer avec le Président des Insoumis. Est-ce l’unique solution de faire remporter à la présidentielle à la gauche ? On en parle avec les éditorialistes politiques Elizabeth Martichoux et Françoise Degois, ainsi qu’avec le directeur général Opinion de l’IFOP Frédéric Dabi. Le sondeur annonce une fébrilité du côté de la gauche qui aurait « peur qu’on fonce tout droit devant un quatrième 21 avril ». Frédéric Dabi explique : « C’est un fait très simple, la gauche n'a pas été au second tour de la présidentielle depuis 2012, c'est presqu'un temps préhistorique pour énormément de jeunes Français ». Et malgré le fait qu’il existe des figures qui incarnent la gauche comme François Hollande, Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier, « il y a quand même une fébrilité qui monte de plus en plus fortement ».Pour Françoise Degois, la question de la primaire cristallise les tensions à gauche. Elle précise : « Glucksmann ne veut pas de primaire, il veut une désignation interne, mais il n’est pas irrésistible (…). Il faut que le candidat ait une légitimité de vote. Quand vous avez l'électorat de gauche qui vous dit ‘on veut une primaire’, il faut être cinglé pour continuer à faire de la résistance à une primaire. »Elizabeth Martichoux souligne toutefois que le contexte a profondément évolué. Et selon elle, le Parti socialiste s’est « affaibli nationalement », tandis que Jean-Luc Mélenchon a installé « son hégémonie sur la gauche » depuis 2022. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
