
Bonjour chez vous !
Nathalie Delattre : « Les crues révèlent le décalage entre la transition écologique et le terrain »
·23 min
Les tempêtes Nils et Pedro font des ravages : le sud-ouest de la France est frappé par des crues historiques. C’est l’équivalent de 37 jours de précipitations consécutives qui se sont abattues sur certains départements. Face aux inondations, de nombreux assureurs bottent en touche et discutent sur la reconnaissance ou non d’un « état de catastrophe naturelle ». Le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis des « indemnisations au plus vite » et assuré de la « mobilisation totale » de l’État sur le sujet.Nathalie Delattre, sénatrice RDSE de la Gironde, concède la nécessité de ces indemnisations mais regrette que l’on ait seulement à l’esprit « le curatif, alors que ce qu’il faut c’est du préventif. Des plans on a dans tous les sens. Mais il faut arrêter avec les actes isolés et réaliser un acte majeur. On a tous été mobilisés, aujourd’hui il faut passer à l’action. Le problème des digues est toujours entier. La visite ministérielle de Monique Barbut a beaucoup choqué, parce qu’on voit ce décalage entre la transition écologique et le terrain. Elle a reproché à une communauté de communes de ne pas avoir fait tous les efforts possibles contre les crues. Pourtant cette communauté de communes avait fourni beaucoup d’efforts à ce sujet, compte tenu des fonds dont elle dispose ».Nathalie Delattre, est également revenue sur la mort de Quentin Deranque, militant nationaliste de 23 ans, mort lors d’une rixe face à des militants antifascistes : « Je suis une maman de trois garçons, qui ont 23, 21 et 19 ans, j’ai donc une pensée pour la famille de Quentin. Nous sommes dans la barbarie, dans la sauvagerie, il n’y a plus d’humanité, plus de moralité, pour ces jeunes qui ont lynché à mort Quentin. Aucune cause ne peut justifier ce type d’agissements. J’espère que la justice passera. Mais il faut aussi que ceux qui surfent aujourd’hui sur le populisme, qui attisent les haines, comprennent que nos voix en tant que politiques portent. Ceux en Hémicycle qui sont capables d’éructer, de provoquer, réalisent que c’est facile d’exalter la jeunesse avec du populisme. Tous les discours qui peuvent radicaliser la jeunesse doivent être mis en cause ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
