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Panorama BO #32 : Le Paysage musical d’Orson Welles
·53 min
par Benoit Basirico Cinezik Radio sur Cinezik.fr A l'occasion de la rétrospective que lui consacre la Cinémathèque Française du 8 octobre 2025 au 11 janvier 2026, voici notre plongée dans l'univers sonore d'Orson Welles, un véritable architecte du son, au fil d'une carrière faite de génie et de conflits avec les studios, autour de chefs-d'œuvre comme “Citizen Kane”, “La Soif du Mal” et “Falstaff”. Des partitions conçues autour de motifs récurrents et d'orchestrations sombres (Bernard Herrmann), d'ambiances jazz vénéneuses émanant des juke-box (Henry Mancini), de thèmes mélancoliques remixés et fragmentés par le réalisateur lui-même (Paul Misraki), de musiques torturées pour exprimer l'oppression (Jean Ledrut dans Le Procès), de nappes sonores vibrantes et nerveuses (Angelo Francesco Lavagnino) et de jazz espiègle ou atonal (Michel Legrand). Se croisent la révolution du film noir (Citizen Kane, La Dame de Shanghai), l'adaptation radicale des tragédies shakespeariennes (Macbeth, Othello, Falstaff), le cauchemar bureaucratique kafkaïen (Le Procès) et les essais-documentaires vertigineux (Vérités et Mensonges), témoignant de la quête perpétuelle de contrôle artistique de ce géant du cinéma. Programme des B.O : De l'autre côté du vent (Orson Welles, 2018) - Michel Legrand Vérités et Mensonges (Orson Welles, 1973) - Michel Legrand La Soif du Mal (Orson Welles, 1958) - Henry Mancini Le Procès (Orson Welles, 1962) - Jean Ledrut Citizen Kane (Orson Welles, 1941) - Bernard Herrmann La Splendeur des Amberson (Orson Welles, 1942) - Bernard Herrmann Le Criminel (Orson Welles, 1946) - Bronisław Kaper La Dame de Shanghai (Orson Welles, 1947) - Heinz Roemheld Macbeth (Orson Welles, 1948) - Jacques Ibert Othello (Orson Welles, 1951) - Angelo Francesco Lavagnino & Alberto Barberis Dossier Secret (Orson Welles, 1955) - Paul Misraki Falstaff (Orson Welles, 1965) - Angelo Francesco Lavagnino Le Troisième Homme (Carol Reed, 1949) - Anton Karas It's All True (Orson Welles (reconstruit), 1993) - Jorge Arriagada Too Much Johnson (Orson Welles, 1938) - Paul Bowles