Conférence - Jean Winand : Festina lente : une lecture hiéroglyphique du monde
Culture écrite de l'antiquité tardive et papyrologie byzantine - Jean-Luc Fournet

Conférence - Jean Winand : Festina lente : une lecture hiéroglyphique du monde

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Jean-Luc Fournet Collège de France Culture écrite de l'antiquité tardive et papyrologie byzantine Année 2023-2025 Dimitte voces, accipe sensus ! Les hiéroglyphes à la Renaissance ou l'utopie d'une langue et d'une écriture universelles Conférence - Jean Winand : Festina lente : une lecture hiéroglyphique du monde Jean Winand Professeur ordinaire, Département des sciences de l'Antiquité, égyptologie, mondes anciens, université de Liège Jean Winand est invité par l'assemblée du Collège de France sur proposition du Pr Jean-Luc Fournet. https://www.college-de-france.fr/fr/personne/jean-winand Résumé Le célèbre motif de l'ancre au dauphin est attesté depuis l'époque impériale romaine, comme en atteste le monnayage de Titus. Repris par les artistes et les humanistes de la Renaissance, son sens se développe et se transforme. La devise se laissera décliner iconographiquement de plusieurs manières sur des supports variés : outre l'ancre et le dauphin qui en constituent l'expression la plus populaire, on trouve l'ancre et le rémure, mais aussi le crabe et le papillon, qui illustrent la devise originale d'Auguste sur une série d'émissions monétaires. La composition incarne une autre face des hiéroglyphes renaissants : les iconogrammes, c'est-à-dire des compositions complexes devant être lues symboliquement et susceptibles d'être glosées linguistiquement, sans pour autant suivre les règles d'écriture propres aux néo-hiéroglyphes. Ce mode d'expression connaîtra un grand succès à la Renaissance, favorisant l'éclosion de genres nouveaux, comme les emblèmes et les imprese. Sans le savoir, les iconogrammes de la Renaissance renouaient avec une pratique amplement attestée en Égypte ancienne.

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