🔊 À partir d’elle. Des artistes et leur mĂšre LE BAL, Paris du 12 octobre 2023 au 25 fĂ©vrier 2024
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🔊 À partir d’elle. Des artistes et leur mĂšre LE BAL, Paris du 12 octobre 2023 au 25 fĂ©vrier 2024

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À partir d’elle. Des artistes et leur mĂšre LE BAL, Paris du 12 octobre 2023 au 25 fĂ©vrier 2024 Interview de Julie HĂ©raut, Responsable Exposition et Recherche chez LE BAL, et commissaire de l'exposition par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 11 octobre 2023, durĂ©e 23’45 , © FranceFineArt. https://francefineart.com / https://francefineart.com/2023/10/18/3490_a-partir-d-elle_le-bal/ communiquĂ© de presse commissariat : Julie HĂ©raut, Responsable Exposition et Recherche chez LE BAL « Sans doute je serai mal, tant que je n’aurai pas Ă©crit quelque chose Ă  partir d’elle ». Cette phrase de Roland Barthes dans son Journal de deuil en date du 15 dĂ©cembre 1978, un peu plus d’un an aprĂšs la mort de sa mĂšre, annonce l’écriture au printemps 1979 de son cĂ©lĂšbre ouvrage La Chambre claire. Essai thĂ©orique sur la nature du mĂ©dium photographique, le texte s’articule autour d’une quĂȘte : retrouver, en image, la vĂ©ritĂ© du visage aimĂ©, celui de sa mĂšre disparue. La mĂšre, dont le regard est certainement le premier miroir de soi mais aussi du monde qui nous entoure, reste l’un des motifs fondamentaux de l’histoire de l’art. Les oeuvres assemblĂ©es ici, Ă©minemment distinctes tant par les contextes dans lesquelles elles ont Ă©tĂ© conçues (sociaux, gĂ©ographiques, temporels) que par les approches formelles et esthĂ©tiques qui ont guidĂ© leur rĂ©alisation, ont toutes en commun de dĂ©passer le seul tĂ©moignage intime. Entre critique sociale, quĂȘte de soi, conjuration ou apaisement, qu’elles incarnent la rĂ©alitĂ© de la prĂ©sence ou les effets de l’absence, toutes mettent en jeu la question de la filiation et ce qu’il en reste. Celle que nous croyons si bien connaĂźtre n’est-elle pas toujours une énigme, une image qui requiert un acte conscient, volontaire, de mise au point – Asareh Akasheh, Gao Shan, Dirk Braeckman, HervĂ© Guibert ? Son histoire, celle tue ou celle transmise, en hĂ©ritons-nous – Anri Sala, LaToya Ruby Frazier, Michele Zaza, Karen Knorr ? Quand un Ă©loignement physique s’impose, comment combler la distance – Mona Hatoum, Chantal Akerman ? Dans ces tĂȘte-Ă -tĂȘte, l’implication volontaire de la mĂšre au sein des dispositifs formels imaginĂ©s par les artistes devient souvent propice Ă  l’humour et Ă  l’irrĂ©vĂ©rence – Ragnar Kjartansson, Ilene Segalove, Hannah et Bernhard Blume – quand ils ne sont pas l’occasion d’interroger, défier ou repenser les règles d’un ordre social et moral pesant voire annihilant – Michel Journiac, Christian Boltanski, Mark Raidpere. Enfin quand la mĂšre tend Ă  disparaitre – Jochen Gerz, Paul Graham, Pier Paolo Pasolini – ou qu’elle n’est dĂ©jĂ  plus, comment se construit une nouvelle image – Lebohang Kganye, Sophie Calle, Rebekka Deubner, Ishiuchi Miyako, HĂ©lĂšne Delprat ? De personnage, la mĂšre devient ici figure, d’accĂšs au monde, de jeu, d’identification, mais aussi de perte et de nostalgie : « Pour vous livrer le fond de mon Ă©moi, l’image de ma mĂšre » – Samuel Beckett. Julie HĂ©raut HĂ©bergĂ© par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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