🔊 “Amazônia” Créations et futurs autochtones au musée du quai Branly – Jacques Chirac, Paris du 30 septembre 2025 au 18 janvier 2026
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🔊 “Amazônia” Créations et futurs autochtones au musée du quai Branly – Jacques Chirac, Paris du 30 septembre 2025 au 18 janvier 2026

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“Amazônia” Créations et futurs autochtones au musée du quai Branly – Jacques Chirac, Paris du 30 septembre 2025 au 18 janvier 2026 Entretien avec Leandro Varison, directeur adjoint du département de la recherche et de l’enseignement, musée du quai Branly – Jacques Chirac, et co-commissaire de l’exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, 29 septembre 2025, durée 15’39, © FranceFineArt. https://francefineart.com/2025/10/04/3645_amazonia_musee-du-quai-branly-jacques-chirac/ Communiqué de presse Commissaires : Leandro Varison, Anthropologue, directeur adjoint du département de la recherche et de l’enseignement, musée du quai Branly – Jacques Chirac Denilson Baniwa, Artiste, commissaire, designer et militant des droits des autochtones brésiliens En donnant à entendre les voix autochtones d’Amazonie, l’exposition propose un regard inédit sur cette région, souvent réduite au cliché d’une nature exotique déconnectée du monde contemporain. Issue d’un commissariat collaboratif, elle met l’accent sur les concepts de créations et de futurs du point de vue de ses habitants. La richesse et la diversité des arts amazoniens sont également révélées à travers un dialogue entre les collections du musée du quai Branly et les oeuvres d’artistes autochtones contemporains. Une place importante est accordée au patrimoine immatériel et aux arts éphémères : arts oraux (musique, chants, diversité linguistique, etc.), peintures corporelles, dessins et graphismes, savoirs traditionnels. Créer la forêt, habiter les mondes Selon les mythologies amazoniennes, le monde naît d’un processus constant de transformation, ancré dans la continuité d’un cycle, le prolongement de ce qui existait auparavant. À la différence des récits scientifiques et religieux occidentaux, il n’existe pas d’origine absolue, pas de premier monde, pas d’être primordial qui ne soit lui-même le résultat d’un renouveau, d’une réalité ou d’êtres antérieurs. La création du monde est une dynamique en perpétuel mouvement. Après l’intervention des démiurges qui ont façonné la Terre et tous les êtres, ce mouvement créateur se prolonge. Les humains ont donc la responsabilité d’entretenir la vitalité du monde. À travers les savoirs chamaniques, les rituels et les cérémonies, ils soutiennent la dynamique de transformation permanente. La première section de l’exposition présente deux mythes de création du monde : celui des Iny Karajá, qui explique l’origine aquatique de l’humanité ; et celui des peuples du Rio Negro (Tukano, Desana, Barasana, Tuyuka), selon lequel les humains furent créés à partir des ornements du peuple Tonnerre. Une place particulière est accordée aux différentes manières de concevoir la beauté de la création, tel que les Baniwa et leur relation avec des animaux sacrés, des êtres qu’il est possible d’écouter mais impossible à voir. À travers une installation immersive, le public écoute la musique du démiurge Kowai, dont le corps est constitué des sons des animaux de la forêt. Les récentes découvertes archéologiques sur les origines de l’Amazonie sont également présentées pour une meilleure compréhension de la transformation des paysages de la région en nature anthropique. [...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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