🔊 “Après, on oublie”un récit photographique de Bruno Dubreuil un livre-objet dessiné par Claire JolinLes Editions Orange Claire
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🔊 “Après, on oublie”un récit photographique de Bruno Dubreuil un livre-objet dessiné par Claire JolinLes Editions Orange Claire

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“Après, on oublie” un récit photographique de Bruno Dubreuil un livre-objet dessiné par Claire Jolin Les Editions Orange Claire Extrait du communiqué de presse Étrange objet que la mémoire. Dont il nous faut rendre compte à l’aide de deux autres objets non moins délicats : la pensée et le langage. Plus qu’un livre autobiographique ou historique, « Après, on oublie » est un livre sur la mémoire. Il relate donc des histoires et suit leur modification au cours du temps. Ce qui s’y raconte se transforme, se perd, se retrouve, se recouvre, opérant pour le lecteur le même travail que celui qui s’effectue dans la mémoire du narrateur. C’est là que réside la seule vérité de ce livre. Celle d’un moment et d’une conscience. Au fond, c’est un livre qui fait l’expérience de la mémoire. Après, on oublie. Les origines du projet « J’ai rencontré Bruno Dubreuil à Metz où il venait présenter son récit “Katyn ou les retournements de la mémoire” », se souvient Claire Jolin. « J’étais fascinée par le mode de lecture foisonnant qu’il avait créé dans son installation exposée à Paris en 2017. On avait l’impression de rentrer dans un cerveau. » Bruno Dubreuil : « Des histoires de famille, nous en avons tous. Les miennes ont pour cadre des évènements marquants de la Seconde Guerre mondiale : les camps de concentration, le massacre des soldats polonais à Katyn (la branche maternelle de ma famille est germanopolonaise). Mais ce qui m’intéresse surtout, c’est la façon dont les histoires se modifient et dont l’histoire ne cesse de se réécrire (des évènements qui résonnent dans un présent tiraillé par les révisionnismes historiques). C’est un voyage dans la conscience individuelle et collective. » En 2018, Bruno Dubreuil expose un nouveau chapitre de son récit, plus photographie : “Oświęcim ou le périmètre de la mémoire”. De grands panneaux implantés en quinconce dans un jardin public en permettaient une lecture non linéaire. « En parallèle de cette exposition, j’ai édité un petit livret qui relatait surtout l’histoire de manière chronologique », raconte Bruno. « Oui, tu me l’as offert. », se souvent Claire Jolin. « Mais je dois avouer qu’il lui manquait quelque chose : selon moi, il était dommage de se contenter d’adapter les panneaux d’exposition aux pages du livre. Avec l’objet-livre, on pouvait proposer une expérience de lecture plus riche ». Pourquoi un livre-objet ? Bruno Dubreuil : « En tant qu’éditrice, Claire Jolin travaille particulièrement sur la relation photo-texte, laquelle est au coeur des mes propres projets. “Fensch”, son livre précédent, possédait aussi une dimension expérimentale qui m’intéressait beaucoup : ce n’est pas seulement un livre de photos et de texte, c’est un livre dont la manipulation transforme le lecteur en acteur. Enfin, je savais que les échanges professionnels seraient féconds. » « Quand nous avons commencé à travailler ensemble sur ce récit photographique, je me suis vraiment rendue compte de la puissance d’écriture – photographique et littéraire – de Bruno » Bruno Dubreuil, auteur « En écrivant ce récit, je suis conscient de son peu de poids au regard des évènements historiques dans lesquels il prend place. J’ai longtemps cru que ces évènements en étaient la matière-même, mais je sais maintenant qu’il s’agit d’autre chose… », écrit Bruno Dubreuil en préambule de son récit photographique. « La mémoire, les constructions du langage, la représentation de la pensée : ce sont toujours les mêmes thèmes qu’on retrouve dans mon travail d’artiste ou de commissaire d’exposition. Pour matière première, les traces d’événements historiques majeurs telles qu’elles sont transformées par la vie intérieure. Je recompose ensuite ces évènements à travers une narration spatialisée, une mise en récit visant à représenter, plutôt qu’une pure narration chronologique, le fil d’une élaboration psychique. » Bruno Dubreuil a commencé par pratiquer la peinture. Aujourd’hui, son medium principal est la photographie qu’il croise avec l’écriture, la narration et la mise en espace. Son champ d’action est celui de la mémoire afin de produire des récits qui articulent l’image et le langage. Il décompose et recompose alors les évènements de la petite et de la grande histoire pour donner à voir le processus d’élaboration de notre vie psychique. Ce travail d’analyse et de création trouve son prolongement dans ses activités de critique d’art et de commissaire d’exposition. Claire Jolin, dessin de l’objet-livre Ce livre a été conçu à quatre mains. La matière brute est l’oeuvre de Bruno Dubreuil, mais c’est ensemble qu’ils ont travaillé sur l’objet-livre. Claire Jolin s’est emparée très librement des matériaux textes-images et de la trame du récit pour y mettre sa patte : couper dans les images, les dissocier et les réarranger, les remonter et les remontrer, jouer entre la temporalité du récit et celui de la lecture. Avec trois objectifs : attiser l’activité sensoriel du lecteur, enrichir le sens du propos de l’auteur, démultiplier l’expérience de lecture. Avec une pratique artistique tournée vers l’expérimentation et le volume en photographie comme en livre et une activité d’éditrice et de graphiste, Claire Jolin stimule les postures et les frontières entre les métiers. Si elle maîtrise les outils numériques, elle donne une place centrale au geste dans sa pratique créative. Depuis 2005, elle conçoit et réalise des maquettes de livres et de magazines. En 2017, elle crée sa propre maison d’édition, Les éditions Orange Claire, mettant en avant des projets d’auteurs autour de la photographie et de la littérature. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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