🔊 “Augustin Rouart“ La peinture en hĂ©ritageau Petit Palais, Parisdu 1er juin au 10 octobre 2021
FranceFineArt

🔊 “Augustin Rouart“ La peinture en hĂ©ritageau Petit Palais, Parisdu 1er juin au 10 octobre 2021

·19 min
Télécharger
“Augustin Rouart“ La peinture en hĂ©ritage au Petit Palais, Paris du 1er juin au 10 octobre 2021 Interview de Anne-Charlotte Cathelineau, conservatrice au Petit Palais en charge des arts graphiques anciens et commissaire de l’exposition, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 7 juin 2021, durĂ©e 19’07.© FranceFineArt. Extrait du communiquĂ© de presse : Commissariat : Anne-Charlotte Cathelineau, conservatrice au Petit Palais en charge des arts graphiques anciens . Le Petit Palais prĂ©sente l’importante donation que vient d’effectuer Jean-Marie Rouart, de l’AcadĂ©mie française, en sa faveur, riche de douze oeuvres d’Henri Rouart, Henry Lerolle, Maurice Denis et Augustin Rouart. À cette occasion, le musĂ©e prĂ©sentera au printemps une exposition gratuite au sein de ses collections, en dialogue avec des oeuvres liĂ©es Ă  la famille Rouart, pastels et tableaux de Berthe Morisot, Edgar Degas ou encore Auguste Renoir. Une quinzaine de prĂȘts, ainsi que des archives familiales de Jean-Marie Rouart, complĂšteront l’accrochage. AprĂšs les institutions ayant contribuĂ© Ă  la redĂ©couverte des Rouart et de leur entourage depuis plus de dix ans, le Petit Palais est heureux de pouvoir rendre dĂ©finitivement une juste place Ă  cette incontournable famille d’artistes et de collectionneurs parisiens. RĂ©partie autour de deux grands espaces, l’exposition prĂ©sentera tout d’abord la « Constellation Rouart » organisĂ©e autour des arriĂšre-grands-pĂšres du donateur : Henri Rouart et Henry Lerolle, qui tous deux pratiquĂšrent la peinture et collectionnĂšrent passionnĂ©ment les impressionnistes. Une seconde salle sera consacrĂ©e Ă  l’oeuvre d’Augustin Rouart, pĂšre de l’écrivain. Henri Rouart (1833-1912) a Ă©tĂ© une personnalitĂ© majeure de la vie artistique de la fin du XIXe siĂšcle.Éminent industriel, peintre mais surtout collectionneur Ă©clairĂ©, il contribua Ă  la reconnaissance de nombreux artistes reprĂ©sentĂ©s dans les collections du Petit Palais, en particulier les impressionnistes. Des oeuvres de Berthe Morisot, de Paule Gobillard ou encore d’Edgar Degas – trĂšs proche des familles Rouart et Lerolle – rappelleront les multiples liens tissĂ©s avec les grands artistes de leur Ă©poque. Le tableau d’Henri Rouart reprĂ©sentant Le Salon-atelier de la rue de Lisbonne , permet d’évoquer ce point de ralliement emblĂ©matique que fut son hĂŽtel particulier en son temps. Second artiste reprĂ©sentĂ© dans la donation, le peintre Henry Lerolle (1848-1929) Ă©tait surtout connu comme dĂ©corateur mural. Cependant, son tableau IntĂ©rieur issu de la donation vient brillamment illustrer sa veine intimiste. ImprĂ©gnĂ© de la tradition hollandaise du XVIIe siĂšcle, il sĂ©duit par son atmosphĂšre silencieuse, ses tonalitĂ©s claires et l’acuitĂ© de sa lumiĂšre. Cette toile est prĂ©sentĂ©e en regard d’un beau portrait au pastel de Christine Lerolle par Maurice Denis, Ă©galement offert par Jean-Marie Rouart au Petit Palais. Il s’agit d’un cadeau de l’artiste au modĂšle lorsque la fille d’Henri Lerolle Ă©pousa un des fils d’Henri Rouart. Si le musĂ©e possĂšde un trĂšs important ensemble d’oeuvres du peintre nabi, sa collection ne comportait pas encore de pastel, une technique que Maurice Denis affectionnait pourtant. La prĂ©sentation s’achĂšve avec un important ensemble d’une vingtaine d’oeuvres d’Augustin Rouart (1907-1997), dont huit ont Ă©tĂ© retenues pour la donation au musĂ©e. Épris des maĂźtres de la Renaissance, notamment de DĂŒrer dont il reprend le monogramme, Augustin Rouart crĂ©e son propre style, combinant respect du rĂ©el, fascination pour la nature et goĂ»t pour le dĂ©coratif dans une synthĂšse profondĂ©ment humaniste. Si sa carriĂšre s’est prolongĂ©e bien au-delĂ , sa production la plus significative se concentre autour des annĂ©es 1930-1940. Parmi les oeuvres les plus emblĂ©matiques, Le Nageur et Le Petit PĂȘcheur tĂ©moignent de sa permĂ©abilitĂ© au style art dĂ©co ainsi qu’à l’univers des estampes japonaises. Lagrimas y penas met en scĂšne l’épouse du peintre et se distingue par ses qualitĂ©s chromatiques, le traitement en aplats et l’étonnant raccourci de la figure couchĂ©e sur le ventre. Ces caractĂ©ristiques ne sont pas sans Ă©voquer Paul Gauguin ou FĂ©lix Vallotton. Augustin Rouart s’est Ă©galement illustrĂ© dans le domaine du portrait, affirmant sa filiation avec le hiĂ©ratisme de la Renaissance nordiqueet notamment Holbein. Ses natures mortes frappent de mĂȘme par le dĂ©pouillement formel des compositions, une prĂ©cision de miniaturiste dans la description des diffĂ©rentes espĂšces et la sensualitĂ© de la couleur dans la restitution chromatique des pĂ©tales. L’évocation de cette fascinante dynastie de peintres et mĂ©cĂšnes est au coeur de l’émouvant rĂ©cit publiĂ© par Jean-Marie Rouart en 2000, sous le titre Une jeunesse Ă  l’ombre de la lumiĂšre . GrĂące Ă  la gĂ©nĂ©rositĂ© de l’auteur, le Petit Palais, dĂ©jĂ  dĂ©positaire de diffĂ©rentes oeuvres liĂ©es Ă  cette famille parisienne, en devient dĂ©sormais le garant de la mĂ©moire artistique. HĂ©bergĂ© par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

© 2026 FrancoPod

Language
Site