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🔊 “Baudelaire, la modernité mélancolique“à la BnF François Mitterrand, Parisdu 3 novembre 2021 au 13 février 2022
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“Baudelaire, la modernité mélancolique“ à la BnF François Mitterrand, Paris du 3 novembre 2021 au 13 février 2022 Interview de Julien Dimerman, conservateur au département Littérature et art – BnF, et co-commissaire de l’exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 1er novembre 2021, durée 13’18. © FranceFineArt. Communiqué de presse Commissariat : Commissaire principal Jean-Marc Chatelain, directeur de la Réserve des livres rares, BnF Commissaires associés Sylvie Aubenas, directrice du département des Estampes et de la photographie, BnF Julien Dimerman, conservateur au département Littérature et art, BnF Andrea Schellino, maître de conférences à l’Université Rome-III Le 9 avril 1821 naissait à Paris Charles Baudelaire, que Rimbaud saluera un demi-siècle plus tard comme « le premier voyant, roi des poètes ». La Bibliothèque nationale de France célèbre le bicentenaire de sa naissance par une grande exposition qui plonge au coeur de la création poétique de Baudelaire et de sa modernité, invitant à explorer le rôle capital qu’y joue l’expérience de la mélancolie. Réunissant près de 200 pièces – manuscrits, éditions imprimées, oeuvres graphiques et picturales –, l’exposition offre l’occasion de découvrir, aux côtés des prêts prestigieux dont elle bénéficie, la richesse des collections baudelairiennes de la Bibliothèque, notamment les épreuves corrigées de l’édition originale des Fleurs du Mal et le manuscrit autographe de Mon coeur mis à nu, saisissant autoportrait de la révolte et du déchirement intérieur d’un homme dont l’oeuvre a changé le destin de la poésie. L’exposition de la BnF invite le visiteur à se mettre véritablement à l’écoute de la parole du poète des Fleurs du Mal et du Spleen de Paris , plutôt que de suivre pas à pas les étapes de sa vie. Embrassant les divers aspects de l’oeuvre de Baudelaire, elle est avant tout consacrée à son univers poétique et au rôle primordial qu’y tient la mélancolie, « toujours inséparable du sentiment du beau », comme Baudelaire l’écrivait lui-même. Inséparable aussi de ce qu’il appelait la « modernité » : non la promesse d’un avenir radieux mais la relation vive qu’entretient l’artiste, sommé « de tirer l’éternel du transitoire » ( Le peintre de la vie moderne ), avec le temps présent. Cette mystérieuse solidarité de la beauté moderne et de la mélancolie, qui est aussi pour Baudelaire une manière d’habiter le monde, guide le parcours de visite. Si les manuscrits, éditions et lettres y occupent une place centrale, les oeuvres graphiques et picturales y sont présentes à double titre : pour le rapport historique qui les relient à l’oeuvre de Baudelaire – telles certaines des gravures qui ont été à la source de ses poèmes – ; pour la résonance particulière qu’elles entretiennent avec elle et qui permet d’en éclairer la compréhension. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.