
FranceFineArt
🔊 “Berserk & Pyrrhia” Art contemporain et art médiéval Le Plateau Frac Île-de-France, Paris et aux Réserves, Romainville du 22 mars au 20 juillet 2025
·17 min
“Berserk & Pyrrhia” Art contemporain et art médiéval Le Plateau Frac Île-de-France, Paris et aux Réserves, Romainville du 22 mars au 20 juillet 2025 Entretien avec Camille Minh-Lan Gouin, commissaire associée de l’exposition par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 15 avril 2025, durée 17’23, © FranceFineArt. https://francefineart.com/2025/04/28/3613_berserk-pyrrhia_le-plateau-frac-ile-de-france/ Commissaire Céline Poulin Commissaire associée Camille Minh-Lan Gouin Conseiller scientifique Michel Huynh, conservateur général, musée de Cluny – musée national du Moyen Âge L’imagerie d’ heroic fantasy moyenâgeuse de la pop culture habite les univers des artistes d’aujourd’hui et le regard décentré de l’humain qui y règne leur ouvre un autre abord du futur. L’exposition Berserk & Pyrrhia, présentée au Plateau et aux Réserves du 22 mars au 20 juillet, rend visible la circulation des images médiévales et leur appropriation postérieure et fait se rencontrer l’art médiéval et l’art contemporain. Cette double exposition s’inscrit dans le cadre du projet territorial du même nom, impliquant plusieurs lieux partenaires en Île-de-France. L’exposition est réalisée en collaboration avec le musée de Cluny – musée national du Moyen Âge. L’image du berserker, guerrier légendaire, a enfanté nombre de rejetons au cinéma, dans les jeux vidéo, les mangas ou le rap. Dans de nombreux mythes, le berserker est connecté à la terre, à l’animalité, avançant sans armure. Dans l’oeuvre de Kentarō Miura, c’est par son armure que Guts devient un berserker. Les dessins magistraux qui animent l’histoire de ce manga sont gorgés de références médiévales européennes, qu’elles soient directes ou inspirées de chefs-d’œuvre du XIXe siècle médiévaliste, aux teintes noires et obscures. Pyrrhia, lui, est un papillon qui a donné son nom à une île imaginaire, décrite dans les livres Les Royaumes de feu ( Tui T. Sutherland), où règnent des dragons doués de raison, dépeuplée d’humains, on y croise pourtant de petits êtres marchant sur deux pattes avec une touffe de poils sur la tête, nommés charognards. Plus précisément, ce papillon Pyrrhia umbra est aussi appelé “La Chrysographe”, noms des écrivains réalisant les enluminures dans les grimoires. Cette imagerie d’ heroic fantasy moyenâgeuse de la pop culture habite les univers des artistes d’aujourd’hui. Le regard décentré de l’humain qui y règne leur ouvre un autre abord du futur. Dans les oeuvres contemporaines exposées au Plateau et aux Réserves, le retour à la terre, les paraboles magiques ou les cabanes de paille, les animaux et insectes humanisés, enchantés ou maléfiques, apparaissent tour à tour comme des fantasmes ou des craintes dans un monde noyé d’incertitudes. L’apocalypse, motif récurrent de l’art médiéval, et son bestiaire monstrueux ou rêvé ne sont pas en reste. L’amour, l’amitié et les relations sociales s’imprègnent de ces modèles anciens distordus par le regard contemporain. Le plaisir de la récupération et du do it yourself s’impose pour des matériaux moins polluants et plus responsables. [...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.