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🔊 “Caillebotte” Peindre les hommes au Musée d’Orsay, Paris du 8 octobre 2024 au 19 janvier 2025
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“Caillebotte” Peindre les hommes au Musée d’Orsay, Paris du 8 octobre 2024 au 19 janvier 2025 Entretien avec Paul Perrin, conservateur en chef et directeur de la conservation et des collections – musée d’Orsay, commissaire de l’exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 7 octobre 2024, durée 16’22, © FranceFineArt. https://francefineart.com/2024/10/08/3563_gustave-caillebotte_musee-d-orsay/ Communiqué de presse Commissariat : Au musée d’Orsay : Paul Perrin, conservateur en chef et directeur de la conservation et des collections, musée d’Orsay ; avec la collaboration de Fanny Matz, chargée d’études documentaires au musée d’Orsay, Paris. Au J. Paul Getty Museum : Scott Allan, curator of Paintings, The J. Paul Getty Museum. À l’Art Institute of Chicago : Gloria Groom, Curator of Painting and Sculpture of Europe and chair and David and Mary Winton Green, The Art Institute of Chicago ; avec la collaboration de Megan True, curatorial assistant, Department of Painting and Sculpture of Europe, The Art Institute of Chicago. Exposition présentée au J. Paul Getty Museum du 25 février au 25 mai 2025 et à l’Art Institute of Chicago du 29 juin au 5 octobre 2025. Alors qu’en 2024 nous commémorons le 130ème anniversaire de la mort de Gustave Caillebotte (1848-1894), cette exposition explore la prédilection de l’artiste impressionniste pour les figures masculines et les portraits d’hommes, et ambitionne d’éclairer d’un nouveau jour la vie et l’oeuvre d’un des plus grands peintres du XIXe siècle. En 2021 et 2022, le J. Paul Getty Museum et le musée d’Orsay ont acquis respectivement deux chefs-d’œuvre de Caillebotte, Jeune homme à sa fenêtre et Partie de bateau (ce dernier classé « trésor national » et acquis grâce au mécénat exclusif de LVMH). Au centre de ces deux tableaux, proches du spectateur, deux figures d’hommes, l’un représenté de dos, dominant et observant le nouveau Paris d’Haussmann, l’autre, face à nous, ramant énergiquement dans un canot de promenade. Ces oeuvres sont emblématiques du travail de l’artiste, dont près de 70% des tableaux de figures représentent exclusivement des hommes, et qui semble s’être intéressé surtout au côté masculin de la modernité, à la différence de Manet, Degas ou Renoir par exemple, pour qui la « vie moderne » s’est incarnée plutôt dans des figures féminines ou des scènes de sociabilités mixtes. Fidèle au programme du « réalisme », Caillebotte ne prend ses modèles que dans son environnement le plus immédiat : ses frères, ses amis, les passants des rues de son quartier, des ouvriers ou domestiques travaillant pour sa famille, les canotiers avec qui il navigue sur l’Yerres ou sur la Seine. Il ne peint pas l’Homme, mais des hommes, c’est-à -dire des individus et des existences particulières. Si l’identité de plusieurs d’entre eux nous échappent toujours, le travail préparatoire à l’exposition a permis d’apporter des informations nouvelles quant à la biographie de ceux qui furent les modèles de prédilection de Caillebotte. « Chroniqueur pictural de l’existence moderne » (selon les mots du critique Gustave Geffroy), le peintre met au coeur de son oeuvre une certaine « condition masculine » qui est aussi la sienne, celle d’un jeune bourgeois parisien, peintre d’avantgarde mais aussi « amateur » de sport ou d’horticulture, célibataire (c’est-à -dire non marié et sans enfant) épris de liberté, de modernité et de fraternité(s). [...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.