🔊 “Et nos morts ?” La photographie post mortem aujourd’hui en EuropeĂ  la Maison de la Photographie Robert Doisneau, Gentilly  du 22 septembre 2023 au 18 fĂ©vrier 2024
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🔊 “Et nos morts ?” La photographie post mortem aujourd’hui en EuropeĂ  la Maison de la Photographie Robert Doisneau, Gentilly du 22 septembre 2023 au 18 fĂ©vrier 2024

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“Et nos morts ?” La photographie post mortem aujourd’hui en Europe Ă  la Maison de la Photographie Robert Doisneau, Gentilly du 22 septembre 2023 au 18 fĂ©vrier 2024 Interview de Camille LebossĂ©, collaboratrice de MichaĂ«l Houlette, directeur de la Maison Doisneau et commissaire de l’exposition, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Gentilly, le 21 septembre 2023, durĂ©e 11’50, © FranceFineArt. https://francefineart.com/2023/09/24/3479_et-nos-morts_maison-de-la-photographie-robert-doisneau/ CommuniquĂ© de presse Commissariat : MichaĂ«l Houlette, Directeur de la Maison Doisneau / Lavoir NumĂ©rique assistĂ© de Camille LebossĂ© Pourquoi un tel projet ? – Edito par MichaĂ«l Houlette – Directeur de la Maison Doisneau / Lavoir NumĂ©rique L’initiative de ce projet visant Ă  montrer des photographies de corps morts puise ses origines dans le cahier des charges de la Maison Doisneau consacrĂ© Ă  la photographie dite « humaniste » dont le projet est de questionner l’Homme, son histoire moderne et contemporaine mais aussi les conditions de son existence. Il Ă©tait donc temps, plus de vingt annĂ©es aprĂšs son inauguration, que la Maison Doisneau aborde enfin un chapitre consacrĂ© aux morts. L’objet ici n’est pas la mort dans un absolu. Il n’est pas question de s’interroger sur les diverses façons dont la photographie peut, de maniĂšre plus ou moins rĂ©aliste ou mĂ©taphorique, s’emparer de la mort en tant que notion ou abstraction. Car ce sont bien les morts eux-mĂȘmes et l’image de leurs dĂ©pouilles en Europe (en France en particulier) qui font l’objet de notre rĂ©flexion. Les morts et la photographie partagent de longue date un espace visuel commun, Ă  la fois intime, institutionnel et mĂ©diatique : dans les ateliers de portraits jusqu’au milieu du 20Ăšme siĂšcle mais aussi dans la presse, les archives familiales ou encore les archives scientifiques ou mĂ©dico-lĂ©gales. Le portrait post mortem rĂ©alisĂ© par des auteurs ou autrices a longtemps rĂ©pondu Ă  des contraintes techniques (Ă©clairage, angle de prise de vue d’un corps le plus souvent allongĂ© ou semi couchĂ©) et des codes funĂ©raires immuables. On ne distingue que peu de variantes dans les portraits et les mises en scĂšnes et aucune autre finalitĂ© que la prĂ©sentation du corps Ă  un entourage plus ou moins proche. Il faut donc attendre les annĂ©es 1970, lorsque la photographie fait clairement reconnaĂźtre sa qualitĂ© de medium artistique, pour voir apparaĂźtre quelques oeuvres revendiquĂ©es comme telles s’intĂ©ressant aux visages et aux corps des morts. Afin de dresser notre panorama de la photographie post mortem aujourd’hui en Europe, nous avons privilĂ©giĂ© des oeuvres rĂ©centes et, pour la plupart, peu connues, en les introduisant toutefois par une sĂ©lection d’images rĂ©alisĂ©es au milieu du 20Ăšme siĂšcle (Jacques Henri Lartigue, Laure Albin Guillot, Robert Doisneau, Raymond Voinquel). Ces oeuvres et images sont celles d’autrices et d’auteurs : reporters, illustratrices et illustrateurs, plasticiennes et plasticiens. Ainsi nous observons le cadre programmatique de la Maison Doisneau qui est essentiellement dĂ©diĂ©e aux photographes utilisant le mĂ©dium dans une volontĂ© d’expression ou de crĂ©ation. En rassemblant des dĂ©marches relativement homogĂšnes nous facilitons par ailleurs les comparaisons et les analyses : bien que rĂ©sultantes d’intentions prĂ©cises, ces oeuvres traduisent aussi des comportements vis-Ă -vis des morts propres Ă  des Ă©poques et des contextes. HĂ©bergĂ© par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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