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đ âFemmes photographes de guerreâ , au MusĂ©e de la LibĂ©ration de Paris - MusĂ©e du GĂ©nĂ©ral Leclerc - MusĂ©e Jean Moulin, Paris, du 8 mars au 31 dĂ©cembre 2022
·15 min
âFemmes photographes de guerreâ Lee Miller, Gerda Taro, Catherine Leroy, Christine Spengler, Françoise Demulder, Susan Meiselas, Carolyn Cole, Anja Niedringhaus au MusĂ©e de la LibĂ©ration de Paris â MusĂ©e du GĂ©nĂ©ral Leclerc â MusĂ©e Jean Moulin, Paris du 8 mars au 31 dĂ©cembre 2022 Interview de Sylvie Zaidman, historienne, conservatrice gĂ©nĂ©rale, directrice du musĂ©e de la LibĂ©ration de Paris â musĂ©e du gĂ©nĂ©ral Leclerc â musĂ©e Jean Moulin et commissaire de lâexposition, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 7 mars 2022, durĂ©e 15â53. Commissariat gĂ©nĂ©ral : Sylvie Zaidman, historienne, conservatrice gĂ©nĂ©rale, directrice du musĂ©e de la LibĂ©ration de Paris â musĂ©e du gĂ©nĂ©ral Leclerc â musĂ©e Jean Moulin Commissariat scientifique : Felicity Korn, conseillĂšre auprĂšs du Directeur GĂ©nĂ©ral du Kunstpalast Ă DĂŒsseldorf en Allemagne Anne-Marie Beckmann, directrice de la Deutsche Börse Photography Foundation Ă Francfort en Allemagne Exposition co-organisĂ©e avec le Kunstpalast de DĂŒÌsseldorf Texte de Sylvain Silleran Des hommes et des femmes sont alignĂ©s au garde Ă vous, câest la mobilisation gĂ©nĂ©rale. Cette armĂ©e est de bric et de broc, des soldats de toutes les tailles, de toutes les formes, corpulences, en costume, en salopette de travail. Gerda Taro partie photographier la guerre dâEspagne avec son compagnon Robert Capa montre les invisibles de la guerre : les civils cherchant leurs proches, les rĂ©fugiĂ©s, un enfant mangeant une assiette de soupe. Les morts sur les brancards, les ruines, tout est publiĂ© en direct dans les journaux. Une silhouette se dĂ©coupe sur la plage, une femme le genou Ă terre, le soulier bien posĂ© sur le sable, sâentraine au tir. Elle tient son revolver comme Farrah Fawcett dans le gĂ©nĂ©rique des drĂŽles de Dames, des femmes deviennent des guerriĂšres, elles accĂšdent au statut dâhĂ©roĂŻnes. Lee Miller en suivant en 45 lâarmĂ©e amĂ©ricaine en Allemagne documente la victoire du bien sur le mal. Elle tĂ©moigne des tondues de la libĂ©ration, de lâhorreur des camps, des gardiens de Buchenwald enfin Ă genoux, de maires nazis fusillĂ©s, de ceux qui se sont suicidĂ©s pour Ă©chapper Ă leur chĂątiment. Ici les ruines sont celles des coupables, des bourreaux, tant pis, son regard nâa pas de compassion pour eux. Lee Miller assise dans la baignoire dâHitler, ses grosses bottes militaires posĂ©es devant, sâaffirme comme photographe de guerre, comme vengeresse des millions de vies sacrifiĂ©s Ă la barbarie. Il y a aussi Catherine Leroy, une petite nana dans un treillis trop grand qui pose entre deux imposants Marines. Chez elle, lâurgence de la guerre est un noir et blanc granuleux, celui des pellicules pour photos nocturnes, des clichĂ©s volĂ©s aux bas fonds des villes. Un hĂ©licoptĂšre vient de lĂącher des bombes, il semble immobile mais la jungle explose soudain derriĂšre lui. Sa photographie capture le mouvement tel ce coup donnĂ© Ă un ViĂȘt-cong capturĂ©, ou le terrible instant oĂč un aide-soignant de lâUS Navy se portant au secours dâun camarade constate quâil est mort et sâeffondre. Au milieu des combats, lâobjectif au ras du sol partage avec humilitĂ© et courage la boue des Marines. [...] HĂ©bergĂ© par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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