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🔊 “Francis Bacon / Antoine d’Agata”Livre d’artiste, avec les textes de Perrine Le Querrec et de Léa Bismuthaux éditions The Eyes Publishing
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“Francis Bacon / Antoine d’Agata” Livre d’artiste, avec les textes de Perrine Le Querrec et de Léa Bismuth aux éditions The Eyes Publishing Extrait du communiqué de presse Livre d’artiste rassemblant 27 photographies d’Antoine d’Agata et 25 œuvres graphiques de Francis Bacon, cet ouvrage bilingue français-anglais, présenté sous la forme d’un double livre, établit un parallèle artistique entre le travail contemporain du photographe Antoine d’Agata et la peinture expressionniste du peintre Francis Bacon. Les deux livres reliés ensemble se consultent côte à côte, permettant de créer un vis à vis entre les oeuvres des deux artistes. Les textes se présentent sur des cahiers autonomes permettant de lire le texte tout en parcourant le récit visuel. « Bacon [d’Agata] ne dit pas « pitié pour les bêtes » mais plutôt tout homme qui souffre est de la viande. La viande est la zone commune de l’homme et de la bête, leur zone d’indiscernabilité, elle est ce « fait », cet état même où le peintre s’identifie aux objets de son horreur ou de sa compassion. » Gilles Deleuze Deux univers artistiques en correspondance « La première exposition de peintre que j’ai visitée est une rétrospective de Bacon au MoMA en 1989. Ce fut un choc dont je ne me suis toujours pas remis. » Antoine d’Agata Antoine d’Agata est un photographe qui vit à la limite. Il s’immerge dans ses univers personnels, jusqu’à les épuiser. Il transforme la réalité à l’aide du temps, et nous montre des faits, des évènements, des textures mélangées ou des couleurs diffuses qui façonnent des formes humaines qui se perdent. On perçoit dans certaines oeuvres de Francis Bacon ces photographies de d’Agata, les mêmes mondes pleins de clair-obscur, de hauts et de bas continus vers l’enfer, et cette tentative d’allonger le moment d’allégresse ou de solitude. La déformation des corps, provoquée par le tremblé des images, va-t-elle jusqu’à leur déshumanisation familière du peintre ? Antoine d’Agata ne refuserait sans doute pas de l’affirmer. N’est-ce pas précisément l’animalité qu’il revendique avec insistance des rapports sexuels qu’il photographie. Gilles Deleuze, philosophe, aurait parlé de son « devenir-animal », d’un devenir-chien, pour être précis. Partie intégrante de son travail, l’homme et l’oeuvre luttent pour exister. Une lutte chromatique qui n’est pas sans rappeler les couleurs de Francis Bacon dont on retrouve aussi les chairs déformées, comme écartelées-évaporées. Il y aurait donc une zone franche pour laquelle le corps serait un champ d’intensité, d’action et de tension. Le photographe et le peintre ont choisi la nuit des chambres closes comme moyen d’accès à cette matrice énergétique, à la fois créatrice et destructive. Léa Bismuth Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.