🔊 “Frank Horvat” Paris, annĂ©es 1950Ă  la Maison de la Photographie Robert Doisneau, Gentillydu 14 octobre 2020 au 10 janvier 2021
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🔊 “Frank Horvat” Paris, annĂ©es 1950Ă  la Maison de la Photographie Robert Doisneau, Gentillydu 14 octobre 2020 au 10 janvier 2021

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“Frank Horvat” Paris, annĂ©es 1950 Ă  la Maison de la Photographie Robert Doisneau, Gentilly du 14 octobre 2020 au 10 janvier 2021 Extrait du communiquĂ© de presse : commissariat : MichaĂ«l Houlette, directeur de la Maison de la Photographie Robert Doisneau Au dĂ©but des annĂ©es 1950, Frank Horvat est alors un jeune photographe qui navigue dans les diffĂ©rentes sphĂšres du mĂ©tier. Tour Ă  tour reporter, illustrateur et bientĂŽt photographe de mode reconnu, il refuse dĂšs cette Ă©poque de choisir, de se limiter Ă  une spĂ©cialitĂ© ou de s’enfermer dans un genre. C’est donc avec un certain goĂ»t pour l’expĂ©rience et une curiositĂ© aiguisĂ©e qu’il dĂ©ambule dans Paris, la ville oĂč il a choisi de s’installer. Cette exposition prĂ©sente ainsi deux sĂ©ries rĂ©alisĂ©es durant la mĂȘme dĂ©cennie avec la capitale pour toile de fond ou pour sujet et qui rĂ©vĂšle la large palette expressive maĂźtrisĂ©e par le photographe dĂšs ses dĂ©buts. Le premier ensemble d’images, qui pourrait s’apparenter Ă  une forme documentaire, montre un Paris de nuit, fait de night-clubs et de cabarets frĂ©quentĂ©s par les touristes Ă©trangers en quĂȘte de strip-tease Ă  la française. En rĂ©alisant ses premiĂšres prises de vues, Frank Horvat ne souhaite pas en faire le thĂšme d’un travail au long cours mais rĂ©pond simplement Ă  la commande d’un magazine amĂ©ricain. S’il photographie le spectacle et le public du Sphinx Ă  Pigalle, son culot l’introduit rapidement derriĂšre le rideau oĂč il rejoint les danseuses dans leurs loges. Ces instantanĂ©s, pourtant rĂ©alisĂ©s dans une certaine hĂąte, nous plongent dans une promiscuitĂ© intime oĂč les corps dĂ©nudĂ©s se laissent approcher pour un instant de pose et oĂč les regards complices croisent volontiers ceux du jeune photographe. Quelques annĂ©es plus tard, cette sĂ©rie ainsi que d’autres clichĂ©s (pris au Crazy Horse notamment) font l’objet d’une publication intitulĂ©e J’aime le Strip-Tease. La seconde sĂ©rie d’images exposĂ©e ici montre davantage un Paris au grand jour oĂč s’affichent la physionomie, le dessin et mĂȘme le « graphisme » de la ville ainsi que les mouvements qui l’animent. Frank Horvat utilise un tĂ©lĂ©objectif pour rĂ©aliser certains de ses clichĂ©s qui, Ă  l’époque, ne font pas non plus l’objet d’un thĂšme spĂ©cifique. De ce travail rĂ©sulte des sĂ©quences Ă©tonnantes, riches de surprises formelles voire abstraites, oĂč les plans impitoyablement martelĂ©s en aplats affirment les lignes, les contours et les matiĂšres des lieux ou des visages. À travers cet ensemble, cette recherche esthĂ©tique libre, Frank Horvat dĂ©voile sa vision de Paris faite Ă  la fois d’individus, anonymes ou cĂ©lĂšbres, de foules, de points de vue et d’ambiances insolites mais aussi de pauses et d’accĂ©lĂ©rations, de silences et d’effervescences. MichaĂ«l Houlette HĂ©bergĂ© par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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