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đ âGabrielle HĂ©bertâ Amour fou Ă la Villa MĂ©dicis au MusĂ©e dâOrsay, Paris du 28 octobre 2025 au 15 fĂ©vrier 2026
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âGabrielle HĂ©bertâ Amour fou Ă la Villa MĂ©dicis au MusĂ©e dâOrsay, Paris du 28 octobre 2025 au 15 fĂ©vrier 2026 Entretien avec Marie Robert, conservatrice en chef â photographie et cinĂ©ma â MusĂ©e dâOrsay, et commissaire de lâexposition, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, 3 novembre 2025, durĂ©e 24â23, © FranceFineArt. https://francefineart.com/2025/11/05/3664_gabrielle-hebert_musee-d-orsay/ CommuniquĂ© de presse Commissariat Ă Paris et Ă La Tronche : Marie Robert, conservatrice en chef, photographie et cinĂ©ma, au musĂ©e dâOrsay Conçue en partenariat avec le musĂ©e HĂ©bert de La Tronche (IsĂšre) oĂč elle sera reçue au printemps 2026, lâexposition sera aussi prĂ©sentĂ©e Ă lâAcadĂ©mie de France Ă Rome â Villa MĂ©dicis au printemps 2027 oĂč Marie Robert, commissaire de lâexposition, a Ă©tĂ© accueillie dans le cadre dâune rĂ©sidence croisĂ©e Villa MĂ©dicis / musĂ©e dâOrsay, pour une recherche dâun an en histoire de la photographie. Lâexposition « Qui a peur des femmes photographes ? (1839-1945) » prĂ©sentĂ©e en 2015 aux musĂ©es dâOrsay et de lâOrangerie a fait date pour la reconnaissance des femmes artistes en France. Parmi les nombreuses photographes rĂ©vĂ©lĂ©es figurait Gabrielle HĂ©bert, nĂ©e Gabriele von Uckermann (1853, Dresde, Allemagne â 1934, La Tronche, France). Peintre amateure et Ă©pouse de lâartiste Ernest HĂ©bert, deux fois directeur de lâAcadĂ©mie de France Ă Rome, Gabrielle HĂ©bert dĂ©marre la photographie de maniĂšre intensive et exaltĂ©e Ă la Villa MĂ©dicis en 1888. Ă lâinstar des artistes et Ă©crivains comme Henri RiviĂšre, Maurice Denis ou Ămile Zola qui sâemparent Ă la fin du XIXe siĂšcle dâun boitier photographique pour enregistrer le quotidien familial, Gabrielle dĂ©veloppe une pratique privĂ©e et sentimentale du medium favorisĂ©e par la rĂ©volution technique et esthĂ©tique de lâinstantanĂ©. Elle cessera brutalement vingt ans plus tard Ă La Tronche (prĂšs de Grenoble), Ă la mort de lâhomme quâelle idolĂątrait, son aĂźnĂ© de prĂšs de quarante ans, et dont elle a en grande partie assurĂ© la postĂ©ritĂ© en favorisant la crĂ©ation de deux musĂ©es monographiques, lâun Ă La Tronche (1934) et lâautre Ă Paris (1978). Ă la Villa MĂ©dicis, PremiĂšre Dame dâune institution culturelle prestigieuse, Gabrielle organise les rĂ©ceptions et reçoit le gotha en visite. Mais elle Ă©chappe vite aux assignations : lors de lâĂ©tĂ© 1888, elle acquiert un appareil photographique, prend des leçons auprĂšs dâun professionnel romain, et installe, en compagnie du peintre pensionnaire Alexis Axilette, une chambre noire pour dĂ©velopper ses nĂ©gatifs sur verre, tirer et retoucher ses Ă©preuves. Câest le dĂ©but dâune imposante production de prĂšs de deux mille clichĂ©s. « Je photo », « Je photographie» : pas un jour sans consigner dans son agenda quâelle rĂ©alise des prises de vue. Si elle partage son goĂ»t du portrait mondain et du tableau vivant avec les frĂšres Luigi et Giuseppe Primoli, neveux de la Princesse Mathilde Bonaparte et pionniers de la photographie instantanĂ©e en Italie, Gabrielle explore tous les genres de la photographie : nu, reproduction dâoeuvres dâart, paysage, nature morte, « rĂ©crĂ©ations photographiques ». Offrant le point de vue dâune personne installĂ©e Ă demeure qui regarde, Ă©blouie, le palais, le jardin et ses occupants Ă toutes les saisons (artistes et modĂšles, visiteurs Ă©trangers en goguette, employĂ©s italiens au travail, fleurs et bĂȘtes), sa production rĂ©vĂšle un pan mĂ©connu du quotidien dans ce phalanstĂšre artistique. Car sa chronique en images est le premier proto- reportage sur la Villa MĂ©dicis, Ă la fois chef-dâoeuvre architectural dominant la Ville Ă©ternelle, lieu de vie des laurĂ©ats du Grand Prix de Rome et laboratoire dâune nouvelle relation entre la France et lâItalie tout juste « unifiĂ©e ». [...] HĂ©bergĂ© par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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