🔊 “Gallen-Kallela“ Mythes et natureau Musée Jacquemart-André, Parisdu 11 mars au 25 juillet 2022
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🔊 “Gallen-Kallela“ Mythes et natureau Musée Jacquemart-André, Parisdu 11 mars au 25 juillet 2022

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“Gallen-Kallela“ Mythes et nature au Musée Jacquemart-André, Paris du 11 mars au 25 juillet 2022 Interview de Laura Gutman, historienne de l’art, spécialiste des échanges artistiques entre la France et les pays nordiques et co-commissaire de l’exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 10 mars 2022, durée 13’22. © FranceFineArt. Communiqué de presse Commissariat : Laura Gutman, historienne de l’art et commissaire d’expositions. Spécialiste des échanges artistiques entre la France et les pays nordiques Pierre Curie, conservateur en chef du patrimoine, conservateur du Musée Jacquemart-André En 2022, le musée Jacquemart-André met à l’honneur l’oeuvre du peintre finlandais Akseli Gallen-Kallela (1865-1931). À travers près de soixante-dix oeuvres issues de collections publiques et privées, comptant notamment des tableaux exceptionnels du Musée Gallen-Kallela d’Espoo, l’exposition explore un aspect dominant de son œuvre en traversant l’ensemble de sa carrière, à savoir le thème de la nature et du paysage finlandais. Gallen-Kallela a su représenter la Finlande avec un lyrisme incomparable. Tournant le dos à la modernité urbaine, il a ancré son oeuvre dans la nature sauvage, suivant le déroulé des saisons en prenant pour motif les denses forêts et les innombrables lacs finlandais. Si des oeuvres de Gallen-Kalella avaient déjà été présentées lors d’expositions thématiques, centrées sur l’art finlandais ou l’art nordique, c’est la grande rétrospective que lui a consacrée le musée d’Orsay en 2012 qui a permis au public parisien de découvrir l’ensemble de sa carrière. L’exposition du musée Jacquemart-André se propose d’étudier de manière plus approfondie la question de la relation de l’artiste à la nature, qui évolue au cours sa carrière. Ethnographique à ses débuts, elle se nourrit de la pensée ésotérique dans les années 1895 pour acquérir une amplitude inégalée au tournant du XXe siècle. Cette mutation s’accompagne d’un changement de style qui du naturalisme évolue vers le symbolisme. La construction de sa maison-atelier Kalela en 1894, loin des villes et de la modernité, occupe une place centrale dans la définition tant artistique que conceptuelle du rôle de l’artiste dans la nature. Au sein d’un microcosme tourné tant vers l’extérieur que l’intérieur, Gallen-Kallela a tenté de concrétiser un idéal artistique qui s’exprime aussi fortement dans son oeuvre. Le peintre s’est formé à Helsinki, puis à Paris au sein de l’académie Julian et de l’atelier Cormon, dont l’influence se retrouve dans ses scènes de genre au goût naturaliste mettant à l’honneur la paysannerie finlandaise. La maison-atelier, qu’il fait construire au coeur de la campagne finlandaise, lui permet d’explorer une grande diversité de media, des arts graphiques aux arts décoratifs. Une importante section de l’exposition est ensuite consacrée aux figures mythologiques du Kalevala . Enfin, le parcours se termine avec des paysages sauvages saisis au fil des saisons depuis les neiges hivernales jusqu’au retour du printemps. Le vocabulaire de reflets, de bruissements et de silence que décline Gallen-Kallela au tournant du siècle, a donné son identité au paysage finlandais. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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