🔊 “Georgia O’Keeffe“au Centre Pompidou, Parisdu 8 septembre au 6 décembre 2021
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🔊 “Georgia O’Keeffe“au Centre Pompidou, Parisdu 8 septembre au 6 décembre 2021

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“Georgia O’Keeffe“ au Centre Pompidou, Paris du 8 septembre au 6 décembre 2021 Interview de Didier Ottinger, directeur adjoint du Musée national d’art moderne et commissaire de l’exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 6 septembre 2021, durée 16’26. © FranceFineArt. Extrait du communiqué de presse : Commissariat Didier Ottinger, directeur adjoint du Musée national d’art moderne – Centre Pompidou assisté d’Anna Hiddleston-Galloni, attachée de conservation, collections modernes, Musée national d’art moderne – Centre Pompidou Le Centre Pompidou présente la première rétrospective en France consacrée à Georgia O’Keeffe (1887 – 1986), l’une des plus grandes figures de l’art nord-américain du 20e siècle. Riche d’une centaine de peintures, dessins et photographies, l’exposition propose un parcours complet à travers sa carrière artistique. Disparue à 98 ans, Georgia O’Keeffe aura traversé l’essentiel des aventures esthétiques du siècle précédent. Dans les années 1910, elle appartient au cercle restreint des inventeurs du modernisme américain, puis participe, au cours des années 1930, à la recherche identitaire qui marque les États-Unis, avant de devenir dans les années 1960 une pionnière de la peinture abstraite « hard edge ». Cette exceptionnelle réunion d’oeuvres a été rendue possible grâce au soutien des principales collections privées et publiques internationales, principalement nord-américaines : Musée Georgia O’Keeffe de Santa Fe, MoMA, Metropolitan Museum de New York, Whitney Museum of American Art, Art Institute de Chicago, Musée Thyssen-Bornemisza de Madrid… Le parcours de l’exposition, délibérément fluide et ouvert, déroule chronologiquement la trajectoire artistique de Georgia O’Keeffe ; des premiers vertiges « cosmiques » que lui inspire l’immensité des plaines texanes en 1910, aux métropoles et aux paysages ruraux de l’État de New York des années 1920 – 1930, jusqu’au Nouveau-Mexique, où elle s’établitdéfinitivement après la Seconde Guerre mondiale. L’exposition s’ouvre sur un espace consacré à la Galerie 291, lieu déterminant dans la carrière artistique de Georgia O’Keeffe. Lors de ses études à l’Art Students League de New York en 1908, elle y découvre les artistes et mouvements novateurs de l’art moderne européen. Le photographe Alfred Stieglitz, co-fondateur de la galerie, organise entre autres les premières expositions américaines d’Auguste Rodin, Henri Matisse, Francis Picabia et Paul Cézanne. La Galerie 291 édite la revue Camera Work, dans laquelle Georgia O’Keeffe découvre la traduction d’un extrait du Spirituel dans l’art (1912) de Vassily Kandinsky. Elle se reconnaît dans l’esthétique du peintre russe, ancrée dans un symbolisme conciliant sentiment romantique de la nature et spiritualisme. Cette filiation revendiquée par O’Keeffe conduit l’historiographie américaine, Barbara Rose et Barbara Novak notamment, à placer son oeuvre dans la postérité du premier paysagisme américain incarné par Thomas Cole, Albert Bierstadt, Thomas Moran, ainsi qu’à la rattacher à l’enseignement « transcendentaliste » du philosophe Ralph Waldo Emerson et à la poésie de Walt Whitman. Alfred Stieglitz est le premier à exposer les dessins de Georgia O’Keeffe à la Galerie 291 ; un coup de foudre artistique, puis amoureux s’opère entre la jeune peintre et le photographe, qui consacrera dès lors chaque année une exposition aux oeuvres récentes d’O’Keeffe. Il associe à sa peinture les « plumes » les plus perspicaces de la critique de son temps, contribuant à sa reconnaissance publique et à conforter sa place sur un marché de l’art en pleine expansion. En 1929, elle est la première artiste femme à intégrer les expositions du MoMA nouvellement créé. Plus tard, elle est la première encore à qui les plus grands musées américains consacrent une rétrospective (Chicago en 1943, le MoMA en 1946). Pour la génération d’artistes féministes des années 1960, Georgia O’Keeffe fait figure de « brise-glace », elle ouvre la voie à la reconnaissance d’un art qui n’est plus nécessairement associé au genre de son auteur. Au-delà des peintures de fleurs qui ont fait sa renommée, l’exposition « Georgia O’Keeffe » au Centre Pompidou restitue à son oeuvre sa complexité et sa richesse iconographique. Des gratte-ciel de New York et des granges de Lake George aux ossements de bovins qu’elle rapporte de ses promenades dans les déserts indiens (Ram’s Head, White Hollyhock-Hills, 1935), la peinture de Georgia O’Keeffe se réinvente au cours des décennies. Si l’inspiration végétale est un motif récurrent de l’artiste, l’exposition la replace dans une tradition qui s’enracine dans le grand sentiment de la nature hérité du romantisme historique. Réinventé par le panthéisme de l’écrivain D.H. Lawrence, il innerve l’oeuvre d’O’Keeffe et teinte d’érotisme ses paysages et motifs végétaux. Les publications qui accompagnent l’exposition Georgia O’Keeffe / Catalogue de l’exposition / Sous la direction de Didier Ottinger / aux éditions du Centre Pompidou. Georgia O’Keeffe / Album de l’exposition / Sous la direction de Didier Ottinger et Anna Hiddleston-Galloni/ aux éditions du Centre Pompidou. Crée avec Georgia O’Keeffe ! / Jeunesse – Cahier d’activités / Autrice, Marina Muun / aux éditions du Centre Pompidou. L’instinct moderne / Écrits sur Georgia O’Keeffe / Auteurs, Collectif / aux éditions du Centre Pompidou. Georgia O’Keeffe | Amazone de l’art moderne / BD / Auteurs, Luca De Santis et Sara Colaone. Steinkis et Éditions du Centre Pompidou. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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