🔊 “GIACOMETTI / MARWAN” Obsessions à l’Institut Giacometti, Paris du 21 octobre 2025 au 25 janvier 2026
FranceFineArt

🔊 “GIACOMETTI / MARWAN” Obsessions à l’Institut Giacometti, Paris du 21 octobre 2025 au 25 janvier 2026

·28 min
Télécharger
“GIACOMETTI / MARWAN” Obsessions Ă  l’Institut Giacometti, Paris du 21 octobre 2025 au 25 janvier 2026 Entretien avec Françoise Cohen, directrice artistique de l’Institut Giacometti, et commissaire de l’exposition, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, 21 octobre 2025, durĂ©e 28’51, © FranceFineArt. https://francefineart.com/2025/10/23/3658_giacometti-marwan_institut-giacometti/ CommuniquĂ© de presse Commissaire de l’exposition Françoise Cohen, directrice artistique de l’Institut Giacometti L’Institut Giacometti prĂ©sente Ă  l’automne prochain l’exposition « GIACOMETTI / MARWAN OBSESSIONS », une rencontre inĂ©dite de deux artistes qui, ayant choisi de crĂ©er dans un pays autre que leur pays de naissance, — la France et l’Allemagne —, interrogent les questions de la modernitĂ© Ă  partir de deux espaces culturels diffĂ©rents : l’Europe et le Moyen-Orient. Giacometti et MARWAN ont fait de la reprĂ©sentation de la tĂȘte le coeur d’une recherche obstinĂ©e qui fonde leur position d’artiste. Cette exposition est la premiĂšre prĂ©sentation commune de leurs oeuvres. Marwan Kassab-Bachi dit MARWAN est nĂ© Ă  Damas en 1934. AprĂšs des Ă©tudes de LittĂ©rature arabe Ă  l’UniversitĂ© de Damas, dĂ©terminĂ© Ă  embrasser une carriĂšre artistique, engagĂ© politiquement et hautement conscient des mutations Ă  l’oeuvre dans son pays au sortir de la colonisation, il s’installe en 1957 Ă  Berlin, Ă©picentre de la Guerre froide. Comme Georg Baselitz et Eugen Schönebeck, aussi Ă©lĂšves Ă  la Hochschule fĂŒr Bildende Kunst de Berlin, il opte en rupture avec l’art informel dominant alors en Allemagne de l’Ouest pour la figuration. Celle-ci est pour lui non le lieu oĂč affronter les traumas de l’histoire europĂ©enne rĂ©cente, mais un théùtre de l’intime. Dans les annĂ©es 1950 et 60, Giacometti rĂ©siste lui aussi Ă  l’attraction de l’abstraction informelle, en rĂ©itĂ©rant son engagement du cĂŽtĂ© de la figuration et de la reprĂ©sentation humaine. DĂšs 1919, et plus encore Ă  partir de 1935, oĂč il revient au travail d’aprĂšs modĂšle, les tĂȘtes concentrent ses interrogations sur la perception du rĂ©el. De 1985 Ă  sa mort en 2016, MARWAN fait des TĂȘtes son seul sujet. Avant cela, aprĂšs son arrivĂ©e Ă  Berlin en 1957, ses premiĂšres Ɠuvres (1962-1972) Ă©taient des portraits et des scĂšnes intimes, dont les cadrages et la gestuelle exprime une difficultĂ© Ă  ĂȘtre qui n’est pas sans Ă©cho avec les oeuvres de Giacometti telles que MĂšre et fille, La Cage ou La Femme qui marche de 1932. De 1964 Ă  1972, les premiĂšres oeuvres de MARWAN sont centrĂ©es sur des figures aux corps dĂ©formĂ©s, des « portraits » d’icĂŽnes de la modernitĂ© arabe : le poĂšte irakien Badr Shakir al Sayyab, le penseur politique Munif al-Razzaz, exilĂ©s de leur pays, persĂ©cutĂ©s pour leurs idĂ©es. Tous semblent teintĂ©s d’une Ă©trange mĂ©lancolie. Son annĂ©e de rĂ©sidence Ă  la CitĂ© internationale des arts Ă  Paris en 1973 marque une rupture. Il s’engage alors dans un nouvel ensemble de peintures de grandes dimensions, oĂč des tĂȘtes peintes Ă  grandes touches sinueuses jaugent le visiteur. MARWAN relie ces TĂȘtes-Paysages aux contours et aux couleurs de la campagne syrienne. Les natures mortes et les marionnettes qui viennent aprĂšs poursuivent l’expĂ©rimentation de la couleur tout en mettant Ă  distance l’humain. A partir de 1983, il retourne Ă  de hautes TĂȘtes, au caractĂšre cosmique, couvrant la totalitĂ© du support, une sĂ©rie ininterrompue jusqu’à sa mort. MARWAN a peu travaillĂ© avec des modĂšles, ses TĂȘtes monumentales sont de l’ordre de l’apparition. Il se dĂ©gage un singulier accord avec les plĂątres et les bronzes de Giacometti de l’aprĂšs-guerre, remarquables pour leur matiĂšre hĂ©rissĂ©e. [...] HĂ©bergĂ© par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

© 2026 FrancoPod

Language
Site