
“Giorgio Griffa“ au Centre Pompidou, Paris du 2 mars au 27 juin 2022 Interview de Christine Macel, conservatrice, cheffe du service création contemporaine et prospective, Musée national d’art moderne et commissaire de l’exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 14 mars 2022, durée 14’45. © FranceFineArt. Communiqué de presse Commissariat : Christine Macel, conservatrice, cheffe du service création contemporaine et prospective, Musée national d’art moderne assistée de Aurélien Bernard et Roxane Ilias, attachés de conservation. Cette exposition d’un ensemble de dix-huit oeuvres données par Giorgio Griffa au Musée national d’art moderne propose de redécouvrir cet acteur majeur de l’histoire de la peinture italienne et européenne de la seconde moitié du 20e siècle, encore trop peu connu du grand public. Associé au mouvement italien de la Pittura analitica (Peinture analytique) au tournant des années 1970, exposé avec certains artistes des groupes BMPT (Buren, Mosset, Parmentier, Toroni) ou Supports/Surfaces, il a cependant toujours conservé une grande indépendance et originalité. Son oeuvre, à la fois austère et joyeuse, oscille en un équilibre subtil entre l’apollinien et le dionysiaque. L’exposition présente plusieurs cycles de 1969 à 2021 et dévoile une oeuvre inédite, réalisée spécialement pour le Centre Pompidou, intitulée La Recherche (2021) en référence à Marcel Proust. Composée de vingt-quatre toiles transparentes suspendues au mur, créant des chevauchements partiels, La Recherche révèle une peinture toujours plus libre et joyeuse. Né en 1936 à Turin, où il vit et travaille, Giorgio Griffa est l’un des peintres italiens les plus importants de sa génération. Parallèlement à sa profession d’avocat, qu’il a exercé toute sa vie, il réalise à partir de la deuxième moitié des années 1960 des oeuvres abstraites reconnaissables par leurs toiles vierges, non apprêtées et non tendues, travaillées à même le sol, puis fixées au mur par une série de clous le long du bord supérieur. Par la suite, ses compositions élémentaires mêlent librement et sans hiérarchie, des lignes, des signes, des chiffres et des lettres peints, qui n’ont d’autre fonction que d’exister pour eux-mêmes. « Je ne représente rien, je peins », se donne-t-il pour credo. Affirmant la nature concrète de la peinture, les recherches de Giorgio Griffa réduisent les composants picturaux aux fondamentaux et mettent en lumière les propriétés matricielles de la peinture tout en témoignant d’une grande sensibilité pour la couleur. [...] Un catalogue bilingue (français/anglais) coédité par le Centre Pompidou et la Fondation Giorgio Griffa, sous la direction de Christine Macel, avec les textes de Giorgio Griffa et Christine Macel, est publié à l’occasion de l’exposition. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.