🔊 “Henri Cartier-Bresson“ Revoir Parisau musĂ©e Carnavalet – Histoire de Parisdu 15 juin au 31 octobre 2021
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🔊 “Henri Cartier-Bresson“ Revoir Parisau musĂ©e Carnavalet – Histoire de Parisdu 15 juin au 31 octobre 2021

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“Henri Cartier-Bresson“ Revoir Paris au musĂ©e Carnavalet – Histoire de Paris du 15 juin au 31 octobre 2021 Interview de AgnĂšs Sire, directrice artistique, Fondation Henri Cartier-Bresson, et co-commissaire de l’exposition, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 14 juin 2021, durĂ©e 14’30.© FranceFineArt. CommuniquĂ© de presse commissariat gĂ©nĂ©ral : ValĂ©rie Guillaume, directrice du musĂ©e Carnavalet – Histoire de Paris François HĂ©bel, directeur de la Fondation Henri Cartier-Bresson commissariat scientifique : Anne de Mondenard, conservatrice en chef, musĂ©e Carnavalet – Histoire de Paris, AgnĂšs Sire, directrice artistique, Fondation Henri Cartier-Bresson Aude Raimbault,, conservatrice des collections, Fondation Henri Cartier-Bresson Pour sa premiĂšre exposition aprĂšs rĂ©ouverture, le musĂ©e Carnavalet – Histoire de Paris s’associe avec la Fondation Henri Cartier-Bresson pour mettre en lumiĂšre l’importance de Paris dans la vie et l’oeuvre d’Henri Cartier-Bresson, l’un des plus grands photographes français du XXe siĂšcle. Le musĂ©e revisite les liens tissĂ©s par l’artiste avec une ville oĂč il a toujours habitĂ© et qui l’a nourri artistiquement. AprĂšs des dĂ©buts marquĂ©s par l’influence du photographe EugĂšne Atget et des artistes surrĂ©alistes, Cartier-Bresson se dĂ©couvre voyageur au long cours, avec Paris comme port d’attache. Dans cette ville, qu’il ne cesse de redĂ©couvrir, c’est d’abord l’ĂȘtre humain qui l’intĂ©resse. Il le saisit dans la rue ou Ă  l’occasion de rencontres. Il tĂ©moigne aussi de grands Ă©vĂ©nements d’actualitĂ© comme la LibĂ©ration de Paris en aoĂ»t 1944 et Mai 68. Il gagne, dĂšs qu’il le peut, les lieux de manifestations. À Paris, comme ailleurs, son appareil photo ne le quitte pas. Photographier est une respiration, une affirmation, une protestation parfois. Ses images parisiennes qui figurent en bonne place dans son oeuvre, tĂ©moignent de ses errances mais sont Ă©galement prises dans le cadre de reportages et commandes souvent mĂ©connues pour la presse internationale – Cartier-Bresson n’en retient gĂ©nĂ©ralement qu’une image dans ses livres et expositions. Cette mosaĂŻque dĂ©finit un flĂąneur particuliĂšrement attirĂ© par les quais de la Seine et le Paris des marges. Fruit d’un travail de recherche de plusieurs annĂ©es, l’exposition prĂ©sente des tirages originaux dont une trentaine d’inĂ©dits, des publications, ainsi que des enregistrements audiovisuels de l’artiste. Les photographies sont issues pour majoritĂ© des collections du musĂ©e Carnavalet et de la Fondation Henri Cartier-Bresson. Conçu conjointement par les deux institutions, ce projet rĂ©sonne avec l’exposition EugĂšne Atget – Voir Paris prĂ©sentĂ©e Ă  la Fondation HCB et rĂ©alisĂ©e Ă  partir des collections du musĂ©e Carnavalet. Un ouvrage comprenant les essais des commissaires et 200 reproductions est publiĂ© aux Éditions Paris MusĂ©es. Cette exposition est organisĂ©e par le musĂ©e Carnavalet – Histoire de Paris, Paris MusĂ©es et la Fondation Henri Cartier-Bresson. Paris par EugĂšne Atget (1857 – 1927) et Henri Cartier-Bresson (1908 – 2004) Environ deux gĂ©nĂ©rations sĂ©parent les deux photographes. Le premier, EugĂšne Atget, abandonne sa carriĂšre de comĂ©dien, le deuxiĂšme, Henri Cartier-Bresson, celle de peintre, au profit d’un art relativement nouveau, l’enregistrement photographique. Dans une double exposition exceptionnelle et des approches inĂ©dites, la Fondation HCB (du 3 juin au 19 septembre 2021) et le musĂ©e Carnavalet – Histoire de Paris (du 15 juin au 31 octobre 2021), s’associent pour montrer, Ă  partir de leurs collections, l’essence de la capitale dans l’Ɠuvre de ces deux grandes figures de la photographie française. Henri Cartier-Bresson, subjuguĂ© par l’approche d’EugĂšne Atget, l’imitera jusqu’au moment oĂč il dĂ©couvre le Leica et « l’image Ă  la sauvette ». « Prendre la poudre d’escampette » aprĂšs avoir enregistrĂ© ce qu’il a vu, comme le disait souvent Cartier‑Bresson, reste sa provocation favorite alors que pour Atget, dĂšs l’aube, son lourd chargement sur le dos, l’enregistrement est trĂšs rĂ©flĂ©chi ; on y devine peu de hasards mais un plaisir de la vision qui s’affirme avec le temps. Atget, plus intĂ©ressĂ© par la ville, depuis l’architecture la plus classique jusqu’aux cours les plus reculĂ©es, a mis en images de façon obsessionnelle un Paris marquĂ© par l’histoire, proposant ses tirages Ă  des artistes, des musĂ©es ou des bibliothĂšques. Les personnages qui s’invitent dans le cadre se fondent dans le dĂ©cor. Henri Cartier‑Bresson, aprĂšs avoir frĂ©quentĂ© les surrĂ©alistes dans les annĂ©es vingt, se dĂ©couvre voyageur au long cours, avec Paris comme port d’attache. Plus que la ville, c’est l’Homme qui l’intĂ©resse, il le saisit dans la rue ou Ă  l’occasion de rencontres. Son boitier ne le quitte pas, photographier est une respiration, une affirmation, une protestation parfois, une flĂąnerie parfois guidĂ©e par un reportage qui lui Ă©tait demandĂ©. Atget n’a rien dit ou presque sur son travail. Des propos rapportĂ©s ont servi Ă  dĂ©finir un projet essentiellement documentaire mais son approche directe et emprunte de poĂ©sie a fascinĂ© nombre de ses contemporains, d’oĂč les commentaires les plus contradictoires sur cette oeuvre atypique. Cartier‑Bresson, dont le musĂ©e Carnavalet possĂšde une belle collection, a beaucoup commentĂ© son travail et surtout en opposition Ă  ce que l’on voulait lui faire dire. Il en rĂ©sulte une autre complexitĂ© confirmĂ©e par l’examen de ses archives conservĂ©es au sein de sa fondation. Photographes, Atget et Cartier-Bresson sont aussi de grands lecteurs. Ces deux figures fonciĂšrement indĂ©pendantes, un brin austĂšres, n’ont cultivĂ© ni concepts intellectuels ni principes artistiques pour se fonder sur la valeur de l’expĂ©rience. Ils invitent Ă  exercer notre regard, Ă  considĂ©rer la complexitĂ© de ce monde comme la source mĂȘme de notre facultĂ© imaginaire. L’Histoire a voulu que ces deux oeuvres, Ă©mancipatrices de la photographie, soient d’abord reconnues aux États-Unis, avant de laisser chacune une postĂ©ritĂ© immense. Les deux commissaires ont voulu que cette sĂ©lection originale reflĂšte la dimension poĂ©tique des deux auteurs. À l’occasion de la rĂ©ouverture des musĂ©es, et notamment celle du musĂ©e Carnavalet aprĂšs quatre annĂ©es de fermeture pour travaux, c’est une cĂ©lĂ©bration de Paris par des regards singuliers, avant qu’elle ne devienne l’une des villes les plus photographiĂ©es au monde. À la Fondation Henri Cartier-Bresson, Paris – EugĂšne Atget. Voir Paris du 3 juin au 19 septembre 2021 avec un ouvrage Ă©ponyme, publiĂ© par Atelier EXB. L’article sur FranceFineArt : https://francefineart.com/2021/06/03/3089_atget-voir-paris/ HĂ©bergĂ© par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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