🔊 “Huma Bhabha / Alberto Giacometti” , Ă  l’Institut Giacometti, du 6 fĂ©vrier au 24 mai 2026
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🔊 “Huma Bhabha / Alberto Giacometti” , Ă  l’Institut Giacometti, du 6 fĂ©vrier au 24 mai 2026

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“Huma Bhabha / Alberto Giacometti” DĂ©noue, boucle Ă  boucle, les cheveux d’une idole – avant que tes articulations se dĂ©tachent
 Ă  l’Institut Giacometti, Paris du 6 fĂ©vrier au 24 mai 2026 Entretien avec Emilie Bouvard, directrice scientifique et des collections – Fondation Giacometti, et commissaire de l’exposition, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 3 fĂ©vrier 2026, durĂ©e 24’03, © FranceFineArt. https://francefineart.com/2026/02/08/3686_bhabha-giacometti_institut-giacometti/ CommuniquĂ© de presse Commissaire : Émilie Bouvard, directrice scientifique et des collections, Fondation Giacometti L’Institut Giacometti prĂ©sente une exposition inĂ©dite mettant l’oeuvre de l’artiste pakistano-amĂ©ricaine, Huma Bhabha (nĂ©e Ă  Karachi, 1962, vit et travaille Ă  Poughkeepsie, États-Unis), en rĂ©sonance avec l’oeuvre d’Alberto Giacometti. Conçue spĂ©cifiquement pour l’Institut Giacometti, l’exposition prĂ©sente de nouvelles crĂ©ations rĂ©alisĂ©es par Bhabha pour l’occasion, ainsi qu’un ensemble de piĂšces majeures de son travail : deux figures debout, des tĂȘtes sculptĂ©es, des fragments de corps, ainsi que des dessins et des photographies. Toutes ces oeuvres dialoguent, non sans humour, avec des oeuvres emblĂ©matiques de Giacometti, parmi lesquelles l’Homme qui marche (1960), la Jambe (1958), les Femmes de Venise (1956) ou encore la Grande TĂȘte (1960). Cette exposition fait suite Ă  un premier dialogue entre les deux artistes au Barbican Centre en 2025, «Nothing is behind Us». Inviter Huma Bhabha Ă  crĂ©er face Ă  Giacometti fut une Ă©vidence, celle-ci manifestant depuis longtemps un profond intĂ©rĂȘt pour son travail. Se revendiquant « expressionniste », Bhabha construit des assemblages, travaille l’argile, le liĂšge et le bronze pour faire Ă©merger des formes humaines qui expriment des Ă©motions. La rencontre entre les deux artistes se joue dans un face Ă  face autour de la figure, Ă  la fois fragile et forte, fĂ©minine et masculine, drĂŽle et mĂ©lancolique, rĂ©sistante. SinguliĂšre parmi ses contemporains, Bhabha rejoint Giacometti dans la conviction que « tout se rĂ©sout autour du corps humain ». ObsĂ©dĂ©es par le mouvement de la vie Ă  la mort et de la mort Ă  la vie, leurs oeuvres tĂ©moignent Ă  la fois de la force et du caractĂšre pĂ©rissable des ĂȘtres humains, de leur violence et de leur tendresse. L’humour, caustique, noir, grinçant, traverse l’exposition. On en trouve un Ă©cho dans le titre de l’exposition, « DĂ©noue, boucle Ă  boucle, les cheveux d’une idole – avant que tes articulations se dĂ©tachent
 », extrait d’un quatrain du poĂšte persan Omar Khayyam* (1048-1131). Enfin, tous deux puisent dans l’art de toutes les Ă©poques et de toutes les civilisations – de l’art de la GrĂšce antique Ă  la Renaissance, en passant par les arts africains ou encore par le cinĂ©ma -, pour crĂ©er de nouvelles formes et de nouveaux modes de perception, d’autres visions de l’humanitĂ©. PassionnĂ©e de science-fiction, Bhabha prolonge ici le dialogue avec Giacometti, familier des milieux de cinĂ©ma Ă©trange et surrĂ©aliste. *PoĂšme d’Omar Khayyam, Quatrain 71. Traduction de Claude Anet et Myrza Muhammad (1920) Catalogue sous la direction d’Emilie Bouvard Co-Ă©ditĂ© par la Fondation Giacometti, Paris / Fage Ă©ditions, Lyon HĂ©bergĂ© par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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