🔊 “Isabelle Giovacchini” PlongĂ©es, fragments, rĂ©pliques au Centre Photographique d’Île-de-France, Pontault-Combault du 28 septembre au 21 dĂ©cembre 2025
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🔊 “Isabelle Giovacchini” PlongĂ©es, fragments, rĂ©pliques au Centre Photographique d’Île-de-France, Pontault-Combault du 28 septembre au 21 dĂ©cembre 2025

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“Isabelle Giovacchini” PlongĂ©es, fragments, rĂ©pliques au Centre Photographique d’Île-de-France, Pontault-Combault du 28 septembre au 21 dĂ©cembre 2025 Entretien avec Isabelle Giovacchini, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, 30 septembre 2025, durĂ©e 34’57, © FranceFineArt. https://francefineart.com/2025/10/09/3647_isabelle-giovacchini_centre-photographique-ile-de-france-pontault-combault/ CommuniquĂ© de presse Commissariat : Nathalie Giraudeau, directrice du CPIF PremiĂšre exposition personnelle d’Isabelle Giovacchini en centre d’art, PlongĂ©es, fragments, rĂ©pliques offre un regard inĂ©dit sur son travail de sĂ©lection, de manipulations et d’expĂ©rimentations Ă  partir de fonds iconographiques ou d’images trouvĂ©es. Si la dĂ©marche de l’artiste s’inscrit dans le champ de la crĂ©ation contemporaine qui fait des photographies existantes son matĂ©riau premier1, sa singularitĂ© se dessine dans l’indĂ©termination et le trouble que suscitent ses images transfigurĂ©es. Sans prĂ©tendre au contre-rĂ©cit ou Ă  la rĂ©habilitation de vĂ©ritĂ©s historiques, l’artiste cherche au contraire Ă  Ă©paissir le mystĂšre qui entoure l’image, et Ă  faire Ă©merger des narrations brouillĂ©es, lacunaires, dans lesquelles on peut librement projeter ses propres imaginaires. Les transformations que l’artiste applique aux images sont variĂ©es, mais elles ont en commun de saisir la photographie dans sa matĂ©rialitĂ© : davantage qu’une image, les photographies deviennent des objets pouvant donner lieu Ă  une sĂ©rie d’opĂ©rations qui, en les modifiant, dĂ©placent leur signification. Parmi ces procĂ©dĂ©s, certains convoquent de maniĂšre dĂ©tournĂ©e l’univers du laboratoire argentique, tout en l’articulant Ă  des techniques propres au numĂ©rique – c’est le cas par exemple pour l’ensemble Quand fond la neige. Il s’agit en effet moins de revenir Ă  une pratique primitive de la photographie que de repenser la matĂ©rialitĂ© de l’archive, au-delĂ  des opĂ©rations de traitement d’images. D’autres procĂ©dĂ©s utilisĂ©s par l’artiste empruntent Ă  la reprographie, par l’emploi du scanner, Ă©voquant cette fois le monde des archivistes et de la recherche iconographique, sans rĂ©duire la photographie Ă  un document mais prĂ©cisĂ©ment pour insuffler de l’accident, de l’imprĂ©vu, et dĂ©rĂ©gler le processus de reproduction des images. Pour Quand fond la neige (2014-2017), l’artiste travaille des vues des lacs montagneux issues de la photothĂšque du Parc national du Mercantour. Elle en efface ce qui reprĂ©sente la masse liquide en utilisant une solution chimique couramment utilisĂ©e en retouche argentique qui fait disparaĂźtre la matiĂšre photosensible, crĂ©ant ainsi des manques, des bĂ©ances dans l’image. Paradoxalement, la disparition de ces fragments d’images fait apparaĂźtre des paysages fictifs, impossibles, qui Ă©voquent autant les lĂ©gendes et traditions orales locales que des sites lunaires irrĂ©els. Leçons de tĂ©nĂšbres (2011) est une vidĂ©o projetĂ©e en boucle d’un tirage photographique du Soleil sur laquelle se reflĂštent des halos de lumiĂšre, provoquĂ©s par des Ă©clairages tenus hors-champ. LĂ  encore, l’artiste crĂ©e des images spatiales fictives et dĂ©routantes d’un Soleil lui-mĂȘme Ă©clipsĂ© par des astres inconnus. Dans le mĂȘme temps, ces reflets font apparaĂźtre la texture du papier, et nous rappellent ces halos qui apparaissent par exemple si l’on tente de photographier un livre Ă  la lumiĂšre du Soleil. Le tirage photographique rĂ©apparaĂźt donc dans sa dimension physique, mais Ă©galement entourĂ© de mystĂšre, comme un objet que l’on explorerait Ă  la lueur d’une torche. [...] HĂ©bergĂ© par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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