🔊 “Joanna Piotrowska” Entre nousLE BAL, Paris  du 16 fĂ©vrier au 21 mai 2023
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🔊 “Joanna Piotrowska” Entre nousLE BAL, Paris du 16 fĂ©vrier au 21 mai 2023

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“Joanna Piotrowska” Entre nous LE BAL, Paris du 16 fĂ©vrier au 21 mai 2023 Interview de Julie HĂ©raut, Responsable Exposition et Recherche chez LE BAL, et co-commissaire de l’exposition, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 15 fĂ©vrier 2023, durĂ©e 19’53. © FranceFineArt. https://francefineart.com/2023/02/15/3389_joanna-piotrowska_le-bal/ communiquĂ© de presse Commissariat : Diane Dufour, Directrice du BAL Julie HĂ©raut, Responsable Exposition et Recherche chez LE BAL “ J’ai demandĂ© Ă  mes amis de travailler avec moi Ă  concevoir des situations dans lesquelles ils poseraient avec les membres de leurs familles dans des dispositions parfois empruntĂ©es Ă  des sessions de “thĂ©rapie” et parfois Ă  leurs propres photographies prises dans le passĂ©. En rĂ©sulte des situations complĂštement fictionnelles photographiĂ©es selon la codes documentaires.” Joanna Piotrowska Se confronter Ă  l’oeuvre de la jeune artiste polonaise Joanna Piotrowska invite inĂ©vitablement Ă  faire l’expĂ©rience de la contrainte. De ses photographies ou vidĂ©os se dĂ©gagent une atmosphĂšre d’enfermement, de violence sourde. S’y observent des corps sous tension aux postures artificielles mis en scĂšne dans des intĂ©rieurs domestiques, des cabanes enfantines et prĂ©caires construites de toutes piĂšces par des adultes au sein de leurs propres maisons, des gestes contre des ennemis invisibles, mais aussi des cages de zoos dĂ©sertĂ©es par leurs occupants. Autant de situations dans lesquelles l’expression corporelle se substitue Ă  l’expression verbale. Ce que le langage ne peut exprimer, Joanna Piotrowska le met volontairement en scĂšne par des gestes et attitudes soigneusement composĂ©s, crĂ©ant ainsi un nouvel alphabet corporel, insolite et grinçant. Ainsi sa premiĂšre sĂ©rie Frowst , rĂ©alisĂ©e Ă  partir de 2014, reconstitue un Ă©trange album de famille. InspirĂ©e par les pratiques thĂ©rapeutiques de groupes, Joanna Piotrowska demande Ă  des proches de poser en famille. Lieu potentiel de tendresse mais aussi d’emprise, d’émancipation et d’oppression, la famille agit ici comme un miroir de la sociĂ©tĂ© tout entiĂšre : les multiples systĂšmes de domination s’incarnent jusqu’à influer sur le mouvement des corps et leurs langages. Dans ces duos ou trios mis en scĂšne, impossible de distinguer la part de rĂ©el et celle de fiction d’autant que l’artiste n’hĂ©site pas Ă  y convoquer tous les codes de la photographie documentaire. Ces images de corps Ă©trangement entrelacĂ©s, oĂč la ligne tĂ©nue entre Ă©treinte et contrainte n’est plus si claire, font ressentir toute l’ambiguĂŻtĂ© qui habite son oeuvre. Pour transcrire cette dualitĂ©, Joanna Piotrowska performe le rĂ©el. Elle photographie des structures Ă©difiĂ©es par des adultes au sein de leurs propres maisons. Ces draps tendus, agrĂ©gats de chaises, de meubles, d’objets divers, ces abris de fortune sont-ils destinĂ©s Ă  s’isoler du monde extĂ©rieur, Ă  s’extraire de sa propre vie ? InspirĂ©e des Ă©crits de la psychologue fĂ©ministe amĂ©ricaine Carol Gilligan et de manuels d’autodĂ©fense, une autre sĂ©rie d’images se concentre quant Ă  elle sur le corps des femmes. Ici, des ventres contractĂ©s, des bras et des jambes repliĂ©es, des poings tendus, des dos voutĂ©s, semblent lutter, se dĂ©fendre contre une puissance hors champ. Ces corps contorsionnĂ©s, contre qui ou contre quoi se dĂ©battent-ils ? [...] HĂ©bergĂ© par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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