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đ âJuliette Agnelâ MonolithesĂ la galerie ClĂ©mentine de la FĂ©ronniĂšre, Parisdu 5 octobre au 23 dĂ©cembre 2022
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âJuliette Agnelâ Monolithes Ă la galerie ClĂ©mentine de la FĂ©ronniĂšre, Paris du 5 octobre au 23 dĂ©cembre 2022 Interview de Juliette Agnel, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 5 octobre 2022, durĂ©e 16â01. © FranceFineArt. https://francefineart.com/2022/10/05/3316_juliette-agnel_galerie-de-la-feronniere/ CommuniquĂ© de presse La galerie ClĂ©mentine de la FĂ©ronniere prĂ©sente lâexposition rĂ©trospective Monolithes de Juliette Agnel, nouvellement reprĂ©sentĂ©e par la galerie. Des tirages inĂ©dits complĂšteront un ensemble dâĆuvres qui retracent le parcours rĂ©cent de lâartiste. Pour sa premiĂšre exposition en galerie, Juliette Agnel nous convie Ă une exploration de fabuleux espaces ouverts sur lâinconnu. « Lâaventure photographique y est existentielle, Ă lâaffĂ»t de paysages extrĂȘmes, qui sont pour elle lâoutil dâun « dĂ©chiffrement primitif ». Il sâagit par lĂ de capturer des forces telluriques ou primaires â celles de la nature en mouvement â afin de se dessaisir de ce qui rassure, au plus prĂšs dâun bouleversement des sens. Cette considĂ©ration intensive du paysage la mĂšne toujours plus loin : du pays Dogon Ă la CorĂ©e ou Ă lâIslande ; et plus rĂ©cemment en Andalousie, au Soudan, au Groenland, et au Maroc. Lâappareil enregistre ces contrĂ©es, par la photographie et lâimage-mouvement, avec une sensibilitĂ© qui sollicite le potentiel de visibilitĂ© de territoires Ă forte concentration Ă©nergĂ©tique. Le voyage de cette exposition commence au centre de la Terre, dans la GĂ©ode de Pulpi, situĂ©e en Espagne, dans la province dâAlmerĂa. Elle nâest autre quâune cavitĂ© rocheuse pĂ©nĂ©trable, aux parois tapissĂ©es de cristaux de sĂ©lĂ©nite, autrement dit, de gypse. Ces cristaux, transparents et gĂ©omĂ©triques, sont dissimulĂ©s dans les profondeurs terrestres depuis des milliers dâannĂ©es. Les grottes, renvoyant aux plus lointaines origines et aux matiĂšres premiĂšres fondamentales, ont toujours exercĂ© sur lâartiste une immense force dâattraction, mais il faut saisir prĂ©cisĂ©ment lâenjeu : lâimmersion spĂ©lĂ©ologique nâa de sens que si le regard se porte en mĂȘme temps vers le haut, en un appel des astres qui y rĂ©pond. La logique de verticalitĂ© (du trĂšs bas vers le trĂšs haut, et vice-versa), est en rĂ©alitĂ© un axe heuristique : dans les deux cas, Juliette Agnel regarde lâimmensitĂ© les yeux dans les yeux, du chaos primordial au cosmos infini. DĂšs lors, si ses Nocturnes rĂ©vĂšlent une voute cĂ©leste inaccessible, sa rĂ©cente sĂ©rie des Silex renvoie aux pierres millĂ©naires que lâon peut rĂ©colter ici-bas : lâoeil et la main Ă©puisent les possibles de ce qui ne peut ĂȘtre directement atteint. Lâobservation est tout autant naturelle quâarchĂ©ologique, car ce sont aussi les paysages tĂ©moignant des civilisations disparues qui lâont attirĂ©, en 2019, dans les vestiges du royaume soudanais nubien. Câest lors de ce voyage que Juliette mâenvoyait ce message : « Jâattends MĂ©roĂ©. Comme si câĂ©tait lâarrivĂ©e Ă lâAtlantide. Jâai descendu des marches jusquâaux tombeaux des rois et reines. Jâai vu dans la pĂ©nombre des peintures reprĂ©sentants les pharaons. Et toujours au plafond des tombeaux, les Ă©toiles, la vie glorieuse dâaprĂšs la mort. Mais, comment comprendre cette civilisation, comment lâinventer ? Comment comprendre la forĂȘt de colonnes entre lesquelles on ne peut pas passer ? Quelles sont les traces du sacrĂ©, quelles formes prennent-elles ? » Ces questions restent sans rĂ©ponse, mais les images les transcendent. Arpentant le site de MĂ©roĂ©, Juliette Agnel adopte la mĂȘme posture que lors de sa dĂ©couverte des Portes de glace au plein coeur du Groenland : toujours, traverser lâinquiĂ©tante Ă©trangetĂ©, le regard appareillĂ©, afin de nous Ă©veiller Ă une mystique universelle. » LĂ©a Bismuth* HĂ©bergĂ© par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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