🔊 “La Photographie à l’épreuve de l’abstraction” au Centre Photographique d’Île-de-France, Pontault-Combault au Frac Normandie Rouen, Sotteville-lès-Rouen et Micro Onde, Centre d’art de l’Onde, Vélizy-Villacoublaydu 26 septembre au 13 décembre 2020
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🔊 “La Photographie à l’épreuve de l’abstraction” au Centre Photographique d’Île-de-France, Pontault-Combault au Frac Normandie Rouen, Sotteville-lès-Rouen et Micro Onde, Centre d’art de l’Onde, Vélizy-Villacoublaydu 26 septembre au 13 décembre 2020

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“La Photographie à l’épreuve de l’abstraction” au Centre Photographique d’Île-de-France, Pontault-Combault au Frac Normandie Rouen, Sotteville-lès-Rouen et Micro Onde, Centre d’art de l’Onde, Vélizy-Villacoublay du 26 septembre au 13 décembre 2020 Extrait du communiqué de presse : Commissariat : Nathalie Giraudeau Directrice du CPIF Audrey Illouz Responsable de Micro Onde – Centre d’art de l’Onde Véronique Souben Directrice du Frac Normandie Rouen Une exposition trois lieux Frac Normandie Rouen : 12 sept / 06 déc Micro Onde – centre d’art de l’onde : 19 sept / 21 nov Centre photographique d’Ile-de-France : 26 sept /13 déc Réalisée conjointement par le Centre Photographique d’Île-de-France, le Frac Normandie Rouen et Micro Onde – Centre d’art de l’Onde, l’exposition La Photographie à l’épreuve de l’abstraction dresse un panorama des relations entre photographie et abstraction dans la création contemporaine. Elle est conçue en trois volets simultanés dans chacun des trois lieux. Cet enjeu majeur et actuel dans le domaine de la photographie n’avait jusqu’à présent bénéficié d’aucune exposition d’importance en France. Liée à l’évolution du statut de l’image comme à l’essor des nouvelles technologies depuis les années 1980, une véritable tendance à l’abstraction parcourt aujourd’hui une pluralité de démarches évoquées en quatre volets au sein de trois expositions complémentaires. Ce projet d’envergure constitue une opportunité de s’interroger sur la possibilité d’une photographie contemporaine abstraite. C’est une approche formaliste qui est proposée au CPIF et fait entrer le spectateur dans l’exposition par la couleur. Ainsi, l’accrochage prend notamment comme matrice la décomposition chromatique du spectre lumineux, qui aura animé les chantres de l’Abstraction picturale au début du XXe siècle, pour aborder les stratégies formelles des artistes qui, fascinés par la lumière, renouvellent le rapport au visible. Les artistes mobilisent tout autant les techniques issues de l’ère numérique que les manipulations argentiques plus anciennes. Des piezographies de David Coste aux gommes bichromatées de Mustapha Azeroual ( Monades ), des photogrammes de James Welling aux expérimentations chromogéniques de Philippe Durand et Laure Tiberghien, des empreintes cyanotypes de Megahnn Riepenhoff aux impressions sur latex d’images issues d’Internet d’Anouk Kruithof, les artistes rivalisent d’inventivité protocolaire pour développer un nouveau vocabulaire. Bien que certaines images renvoient encore au documentaire avec Karim Kal ( Entourage 1 ) ou Broomberg & Chanarin ( NBC, CBS, UPN, ABC, FOX, HBO, série American Landscapes ), et restent descriptives avec Isabelle Le Minh (série Digitométrie ) et Jesús Alberto Benítez ( 3280 ), surfaces, volumes, espaces et couleurs captés deviennent les sujets, souvent ambigus, de compositions aux rendus abstraits. D’autres oeuvres, restituent le seul jeu de la lumière, de la chimie et de la matière du support, et prennent des formes sculpturales ou installatives comme avec Anne-Camille Allueva et Sébastien Reuzé. Si dès l’origine de la photographie, le motif non figuratif, l’objet méconnaissable, les espaces dépourvus de tout repère sont présents dans la production d’image, les propositions artistiques actuelles manifestent un regain d’intérêt pour ces esthétiques abstraites, mais ambivalentes, ouvrant des perspectives susceptibles de renouveler le genre. À travers tout un vocabulaire de formes, mis ici en valeur par une présentation reprenant le ruban chromatique, les artistes développent une réflexion autant sur la notion de réel que sur les mécanismes de production d’image, voire sur sa potentielle « sortie ». Au Frac Normandie Rouen, deux axes bien distincts sont privilégiés. Un premier temps amorce l’apparition d’une sorte d’archéologie de la photographie, d’une quête de l’image originelle, de ses épreuves scientifiques jusqu’à l’apparition d’une iconographie propre à la photographie argentique que ce soit à travers les First Successfull Permanent Photographs de Pauline Beaudemont ou les plaques Daguerréotypes réutilisées par Hanako Murakami. Cette recherche se prolonge au travers de développements purement formels (les papiers froissés de Walead Beshty, les plaques translucides de Barbara Kasten) qui trouvent leur pleine expression dans les espaces du CPIF. Par opposition, un deuxième mouvement rassemble – toujours au Frac – des artistes dont la quête d’abstraction passe par des approches avant tout liées aux procédés technologiques. Si, dans la lignée du photographe américain Alfred Stieglitz et des peintres impressionnistes, une référence à la nature et au paysage abstrait se fait encore sentir chez Shannon Guerrico et Taysir Batniji, une nouvelle esthétique voit le jour davantage motivée par les plus récentes possibilités technologiques que donnent à voir les pixels d’Adrian Sauer ( Schwarze Quadrate ) ou les diagrammes algorithmiques de Thomas Ruff ( Zycles ). Les techniques liées à l’impression chez Wade Guyton, Evariste Richer et Pierre-Olivier Arnaud comme la création de programmes informatiques des plus performants et détournés pour Stan Douglas et Xavier Antin permettent aux photographes de développer un nouveau langage, sans plus de référent apparent au monde matériel. La photographie semble alors avoir acté son basculement définitif dans le « purement abstrait ». Enfin à Micro Onde – Centre d’art de l’Onde, l’axe développé relève d’une approche résolument expérimentale et matériologique de la photographie. L’exposition prend pour ancrage l’activité photographique du célèbre dramaturge suédois August Strindberg – qui s’est livré dès la fin du XIXe siècle à l’étude de cristaux et de ciels nocturnes donnant lieu à ses célèbres Cristallographies et Celestographies ou photogrammes de cristaux et de ciels. Il s’agit, à l’appui de ces premières expériences historiques, de sonder des pratiques artistiques contemporaines qui investiguent la matérialité de l’image, l’imagerie scientifique tout autant qu’un autre rapport au paysage. Plus les artistes scrutent le monde physique, plus la représentation s’efface et cède la place à l’abstraction: des photographies de stalagmites de Dove Allouche ( Pétrographies ) aux photographies sous-marines de Nicolas Floc’h ( Paysages Productifs ) en passant par la recréation de phénomènes physiques en laboratoire de Marina Gadonneix ( Phénomènes) ou optiques de Sarah Ritter ( L’Ombre de la Terre ). À l’inverse, plus les artistes scrutent les propriétés physiques de l’image, plus des formes abstraites mais connotées renvoient au paysage : peinture sur diapositive dans l’installation sérigraphique de Francisco Tropa (Puit) , photographie produite uniquement par le jeu de la lumière et de la chimie alors que l’on croirait un fluide chez Wolfgang Tillmans ( Urgency VI ). Une dernière image clôt l’exposition à Micro Onde : la vidéo Film Proyección d’Ignasi Aballí. Elle renvoie à l’expérience sensorielle et visuelle de l’éblouissement, dans le sillage des expérimentations sensorielles particulièrement fécondes pour dépasser la vision classique du monde aux origines de l’abstraction picturale. Ce motif, quasi « fondamental », se retrouve d’ailleurs dans les Sun photographs de Zoe Leonard exposées au Frac ainsi que dans le Soleil#04-28-F08 de Sébastien Reuzé présenté au CPIF, tel un trait d’union entre les trois expositions. Exposition collective avec les oeuvres de : Anne-Camille Allueva, Driss Aroussi, Mustapha Azeroual, Eric Baudart, Camille Benarab-Lopez, Jesús Alberto Benítez, Walead Beshty, Juliana Borinski, Broomberg & Chanarin, Michel Campeau, David Coste, Philippe Durand, Nicolas Floc’h, Marina Gadonneix, Jean-Louis Garnell, Isabelle Giovacchini, Lukas Hoffmann, Karim Kal, Anouk Kruithof, Isabelle Le Minh, Chris McCaw, Constance Nouvel, Aurélie Pétrel, Diogo Pimentão, Sébastien Reuzé, Evariste Richer, Meghann Riepenhoff, Alison Rossiter, Doriane Souilhol, Thu-Van Tran, Laure Tiberghien, Wolfgang Tillmans et James Welling. Un ouvrage bilingue français/anglais aux éditions Hatje Cantz prolongera cette exposition et réunira réflexions et essais originaux de spécialistes. CATALOGUE « La photographie à l’épreuve de l’abstraction » – Sortie prévue en novembre 2020. En corrélation avec les trois expositions et en partenariat avec le festival Normandie Impressionniste, le Frac Normandie Rouen, Micro Onde – Centre d’art de l’Onde et le Centre Photographique d’Île-de-France publient un catalogue. Cet ouvrage d’envergure est l’un des premiers entièrement consacré à la question de l’abstraction dans la photographie contemporaine avec des perspectives originales sur l’émergence de nouvelles esthétiques liées à l’apparition des nouvelles technologies. Avec les textes de : Nathalie Giraudeau, Directrice du Centre Photographique d’Île-de-France Audrey Illouz , Responsable de Micro Onde – Centre d’art de l’Onde Kathrin Schönegg , historienne de la photographie Véronique Souben , Directrice du Frac Normandie Rouen Érik Verhagen , professeur en histoire de l’art contemporain, critique d’art et commissaire d’exposition Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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