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🔊 “L’arc et le sabre“ Imaginaire guerrier du Japonau Musée national des arts asiatiques – Guimet, Parisdu 16 mars au 29 août 2022
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“L’arc et le sabre“ Imaginaire guerrier du Japon au Musée national des arts asiatiques – Guimet, Paris du 16 mars au 29 août 2022 Interview de Vincent Lefèvre, directeur de la conservation et des collections du MNAAG et co-commissaire de l’exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 17 mars 2022, durée 29’41 © FranceFineArt. Communiqué de presse Commissariat : Sophie Makariou, présidente du MNAAG, commissaire générale Vincent Lefèvre, directeur de la conservation et des collections du MNAAG Organisée autour du personnage du samouraï, l’exposition retrace les facettes multiples de ce guerrier et de son environnement culturel : la culture aristocratique, le goût pour le théâtre nô, la cérémonie du thé ou bien la poésie, ainsi que la manière dont il est perçu, voire fantasmé ou parodié. Constituée d’estampes, d’éléments d’armures, de photographies et d‘objets d’art, la présentation met en avant la reprise de l’image du guerrier japonais par la culture populaire, illustrant la vision du samouraï dans le Japon moderne et en Occident. L’Histoire des 47 rônins, à travers la série d’estampes conservées au MNAAG, vient étayer le propos en montrant les guerriers les plus emblématiques du Japon. La culture lettrée du guerrier japonais Entre le 12e et le 19e siècle, les guerriers sont placés au sommet de la hiérarchie sociale japonaise. Les seigneurs ( daimyo ), issus de l’élite et de l’aristocratie, cultivent les arts et le luxe. Avec la toute-puissance de l’aristocratie guerrière, la « voie du guerrier » ( bushido ) se développe, accordant une importance fondamentale aux lettres et à la culture, influençant la production artistique, comme en témoignent la mode des casques spectaculaires et exubérants, la pratique de la littérature et de la poésie par les shoguns, daimyos et samouraïs. La plupart des daimyos pensent de leur devoir et de leur rang d’entretenir des troupes théâtrales. La relation des samouraïs à l’esthétique se traduit aussi par un certain nombre de pratiques et divertissements aristocratiques qu’ils partagent assez largement avec les moines bouddhistes : la voie du thé ( chado ), la voie des bois odoriférants ( kodo ) et la voie des fleurs ( ikebana ). Le samouraï, objet de théâtre et de parodie Le théâtre est profondément ancré dans la culture japonaise. Le nô , le bunraku et le kabuki se sont particulièrement attachés à illustrer l’image du guerrier courageux, incarnant les valeurs du Japon ancestral. Né au 14e siècle, le nô est dès l’origine l’art préféré des empereurs, des samouraïs et des classes aristocratiques. On reconnaît un samouraï sur scène à son sabre ( katana ) et à son costume qui évoque un idéal de simplicité militaire et reflète le code du guerrier : droiture, courage, bienveillance, respect, honnêteté, honneur et loyauté. Au 17e siècle, le kabuki naissant, inspiré du théâtre de marionnettes bunraku , est considéré comme un théâtre de second plan par opposition au nô. Théâtre outrancier, parfois burlesque, très coloré, multipliant les scènes de combat et les histoires d’amour, le kabuki devient très populaire car il s’adresse avant tout au peuple, se permettant une certaine liberté dans la caricature et la critique du pouvoir. En effet, le public aime voir sur scène les samouraïs et les seigneurs dans des postures parfois comiques ou ironiques. [...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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