🔊 “Laurence AĂ«gerter” Ici mieux qu’en faceau Petit Palais, Parisdu 6 octobre 2020 au 17 janvier 2021
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🔊 “Laurence AĂ«gerter” Ici mieux qu’en faceau Petit Palais, Parisdu 6 octobre 2020 au 17 janvier 2021

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“Laurence AĂ«gerter” Ici mieux qu’en face au Petit Palais, Paris du 6 octobre 2020 au 17 janvier 2021 Extrait du communiquĂ© de presse : commissariat : Fannie Escoulen (commissaire invitĂ©e), Christophe Leribault, Clara Roca (commissaires du Petit Palais) Le Petit Palais invite cet automne Laurence AĂ«gerter Ă  intervenir au sein du musĂ©e et de ses collections pour sa premiĂšre exposition monographique Ă  Paris. Sa proposition reflĂšte l’insatiable curiositĂ© de l’artiste pour un lieu avec lequel elle a entretenu pendant plus de deux ans une correspondance visuelle, sensible et poĂ©tique. Le parcours est articulĂ© autour d’une cinquantaine d’oeuvres distillĂ©es dans les diffĂ©rents espaces du musĂ©e jusqu’au jardin, inventant des vis-Ă -vis troublants et stimulants avec les collections. TouchĂ©e par leur grĂące et leur fragilitĂ©, l’artiste vient prendre soin de ces objets pour leur offrir de nouvelles vies. Artiste pluridisciplinaire jouant avec diffĂ©rents medium pour servir son imagination : photographies, tapisseries, cĂ©ramiques ou encore installations in situ, Laurence AĂ«gerter construit des histoires, entre illusion et rĂ©alitĂ©. Sur le principe du miroir ou du trompe-l’oeil, elle aime retourner les situations et ouvrir d’autres champs des possibles Ă  la reprĂ©sentation du monde. Dans ce voyage inattendu qu’elle propose au visiteur du Petit Palais, elle nous accompagne Ă  travers plusieurs siĂšcles d’histoire de l’art et offre une nouvelle lecture du musĂ©e, en y soufflant un vent de libertĂ©. Le parcours s’ouvre avec un miroir gravĂ© Ă  la main par l’artiste : « Ici mieux qu’en face », comme une mĂ©taphore du double et de l’évasion, thĂšmes chers Ă  l’artiste. Ce dĂ©sir d’échappatoire est Ă©galement invoquĂ© avec la piĂšce Confetti , 58 038 photographies contenues depuis 10 ans dans la mĂ©moire de son tĂ©lĂ©phone et rĂ©duites Ă  la taille d’un confetti, rĂ©activant ainsi ses souvenirs. L’exploration de la dualitĂ© trouve une rĂ©sonance toute particuliĂšre dans la salle impressionniste oĂč elle propose un dialogue avec l’un des chefs-d’oeuvre du musĂ©e, Soleil couchant sur la Seine Ă  Lavacourt de Claude Monet. Son interprĂ©tation en tapisserie, Soleils couchants sur la Seine Ă  Lavacourt reprend le motif du tableau. Ici le soleil se rĂ©pĂšte cinq fois, tel un ricochet qui Ă©tend le motif cher au maĂźtre impressionniste. La permanence de la mĂ©moire, le chemin du temps et la prĂ©caritĂ© de nos existences ne cessent de l’habiter. Tout en dĂ©licatesse, dans la galerie des grands formats, elle pare plusieurs sculptures d’un « Schutzmantel » (manteau de protection) en rĂ©fĂ©rence au manteau de la Vierge de misĂ©ricorde protĂ©geant les humbles et les faibles. Plus loin dans le musĂ©e, elle s’empare d’autres peintures et prolonge sa sĂ©rie Compositions catalytiques , initiĂ©e avec un groupe de jeunes adultes souffrant de troubles psychotiques au sein d’une institution psychiatrique Ă  Utrecht aux Pays-Bas. Sa poĂ©sie s’exprime pleinement lorsque dans la galerie Tuck du Petit Palais, elle fait pleurer une harpe du XVIIIe siĂšcle en la rĂ©parant de ses cordes manquantes, sur lesquelles s’accrochent des larmes de verre contenant de minuscules chiffres et lettres qui, composĂ©s ensemble, Ă©voquent des noms et des numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone de personnes perdues et aimĂ©es. Dans ce voyage inattendu Ă  travers le Petit Palais, les photographies, sculptures et oeuvres textiles de Laurence AĂ«gerter nous donnent la preuve qu’il est possible de jouer avec les fantĂŽmes de notre passĂ© et de leur offrir de nouvelles destinĂ©es. Le livre aux Ă©ditions Actes Sud : Sur l’invitation du Petit Palais, l’artiste Laurence AĂ«gerter s’installera Ă  l’automne 2020 dans les collections permanentes du MusĂ©e des Beaux-Arts de Paris. Interventions in situ, oeuvres inĂ©dites et piĂšces existantes s’entretisseront avec les oeuvres des collections, suivant un fil rouge qui emmĂšnera le visiteur de surprises en magie. Cette actualitĂ© nous permet de rassembler et de mettre ainsi en rĂ©sonance, pour la premiĂšre fois au sein d’un livre monographique, plusieurs des sĂ©ries de Laurence AĂ«gerter. C’est en rĂ©vĂ©lant l’envers du rĂ©el dans un geste de rĂ©appropriation, que Laurence AĂ«gerter, artiste plasticienne nĂ©e en 1972 Ă  Marseille, construit ses histoires. L’appropriation de cette matiĂšre protĂ©iforme – dictionnaires, livres d’histoire, images d’archives ou glanĂ©es sur internet, objets d’art, musĂ©es – agit sur son imagination et ouvre la voie Ă  nombre d’expĂ©riences : photographies, livres d’artistes, installations in situ, tapisseries, projets collaboratifs. L’autre, vĂ©ritable alter-Ă©go, joue un rĂŽle majeur dans l’élaboration de son Ɠuvre. Le livre s’organise autour de trois grands thĂšmes qui traversent son oeuvre : le premier, l’élasticitĂ© du temps, introduit par LĂ©a Bismuth, puis l’envers des lieux – partie introduite par Taco Hidde Bakker, Ă©crivain et critique de photographie –, et enfin la rĂ©paration des existences – introduction de Susana Gallego Cuesta, Directrice du MusĂ©e des Beaux‐Arts de Nancy. HĂ©bergĂ© par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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