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🔊 “Le Bijou Dessiné“ À la découverte du dessin joaillierL’École des Arts Joailliers, Parisdu 14 octobre 2021 au 14 février 2022
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“Le Bijou Dessiné“ À la découverte du dessin joaillier L’École des Arts Joailliers, Paris du 14 octobre 2021 au 14 février 2022 Interview de Stéphanie Desvaux, archiviste, historienne indépendante, et co-commissaire de l’exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 24 novembre 2021, durée 15’56. © FranceFineArt. Communiqué de presse Commissaires de l’exposition : Stéphanie Desvaux : Archiviste, historienne indépendante, elle a travaillé à la valorisation du patrimoine au sein d’entreprises du secteur de la mode et du luxe, dont notamment la Maison Van Cleef & Arpels. Depuis quelques années, elle s’est spécialisée dans l’étude des archives joaillières et plus particulièrement des dessins de bijoux. Michaël Decrossas : Docteur de l’École pratique des Hautes Études (EPHE), chercheur associé SAPRAT EA 4116 (Savoirs et pratiques du Moyen Âge au XIXe siècle), équipe d’accueil de l’École pratique des Hautes Études (EPHE). En 2018-2019, il a été missionné par L’École des Arts joailliers pour une recherche sur L’histoire du dessin joaillier. De la Renaissance à nos jours . Jusqu’au tournant du XVIe au XVIIe siècle, les joailliers parisiens sont des metteurs en oeuvre, devant faire avec des pierres déjà taillées par d’autres, souvent hors de France, pour lesquelles il leur faut réaliser des montures. C’est là que le dessin de bijou trouve sans doute son origine. On peut imaginer les pierres posées sur la feuille, réunies et ordonnées, et le trait du dessin les liant, en faisant apparaître la future monture. De manière pragmatique, le dessin de bijou trouve certainement ici un de ses principes fondamentaux : il est à l’échelle 1, celle des pierres et, donc, de la monture. Elle s’avère être un avantage : le travail en joaillerie étant celui d’un atelier où plusieurs mains ont à intervenir (fondeur, ciseleur, sertisseur, émailleur, etc.). Ce dessin à l’échelle va les guider dans les différentes phases de la fabrication de la pièce. Aussi cette spécificité a-t-elle perduré jusqu’à nos jours, même après que l’installation de lapidaires en France, et plus particulièrement à Paris, a offert une plus grande souplesse et plus de liberté aux dessinateurs qui purent faire primer le concept ou la pensée. Ainsi, de nombreuses interrogations apparaissent, que la présente exposition se propose d’aborder : comment est réalisé un dessin de bijou ? a-t-il des spécificités ? quelles en sont les étapes ? qui le réalise ? et pour qui ? quel est son statut ? Stéphanie Desvaux et Michaël Decrossas , commissaires de l’exposition Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.