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🔊 “Le théâtre des expositions”au Palais des Beaux-Arts, Parisdu 3 mars 2021 au 2 janvier 2022
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“Le théâtre des expositions” au Palais des Beaux-Arts, Paris du 3 mars 2021 au 2 janvier 2022 extrait du communiqué de presse : commissariat : Le Théâtre des Expositions est développé et réalisé par les deux premières promotions de la filière Artistes & Métiers de l’exposition Promotion 2019/2020 : Lina Benzerti, Brune Doummar, Milana Dzhabrailova, Sarah Konté, Corentin Leber, Chongyan Liu, Victoire Mangez, Bram Niesz, Yannis Ouaked, Violette Wood, Kenza Zizi. Commissaires en résidence 2019/2020 : Simona Dvořáková, Marie Grihon, César Kaci, Alice Narcy, Esteban Neveu Ponce. Promotion 2020/2021 : Soraya Abdelhouaret, Paul-Emile Bertonèche, Yucegul Cirak, Andreas Fevrier, Daniel Galicia, Alexandre Gras, Raphael Guillet, Thibault Hiss, Hélène Janicot, Elladj Lincy, Anna Oarda, Céleste Philippot, Océane Pilastre, Libo Wei. Commissaires en résidence 2020/2021 : Noam Alon, Antoine Duchenet, Lou Ferrand, Céline Furet, Juliette Hage, Lila Torqueo. Pour la première fois, le programme du Palais des Beaux-arts est entièrement conçu, développé et mis en oeuvre par les 25 étudiants de la filière « Artistes & Métiers de l’exposition » et les 11 jeunes commissaires en résidence aux Beaux-Arts de Paris. Ensemble, ils ont imaginé 24 expositions, présentées sans interruption, entre mars et décembre, dans un ensemble de salles aménagées pour l’occasion. Chacune à leur manière ces expositions traversent le temps en confrontant les oeuvres patrimoniales des collections de l’École à celles, contemporaines, des professeurs et des étudiants. Ce joyeux laboratoire, désordonné et expérimental met en jeu le principe même d’exposition avec des formes encore inqualifiables, parfois déroutantes. De mars 2021 à janvier 2022, les chefs-d’oeuvre des collections des Beaux-Arts de Paris et les créations des jeunes artistes de l’École et de leurs professeurs sont réunis dans une succession ininterrompue d’expositions. Cette pièce composite voit cohabiter des propositions entièrement finalisées et d’autres encore en cours de montage voire d’élaboration. Elle est écrite par les étudiants des deux premières promotions de la filière « Artistes & Métiers de l’exposition » des Beaux-Arts de Paris*, accompagnés par de jeunes commissaires en résidence et guidés par les conservateurs, théoriciens, professeurs et équipes de l’École. Le Théâtre des expositions sera rendu vivant par un programme de performances, concerts, lectures, projections, visites à deux voix, interventions sonores ou transmissions radiophoniques qui traduisent, selon différentes modalités, cet intérêt pour l’exposition comme potentiel narratif. * Créée en 2019, la filière « Artistes & Métiers de l’exposition » permet à des étudiants de 3e et 4eannée de se former à la production, à la régie, à la scénographie, à la médiation et à tous les métiers relatifs à la présentation et à la diffusion de l’art. Dans le cadre de cette formation, une résidence est proposée à de jeunes commissaires qui peuvent pendant un an travailler au sein des Beaux-Arts de Paris. La filière « Artistes & Métiers de l’exposition » des Beaux-Arts de Paris est conçue en partenariat avec le Palais de Tokyo. Présentations des expositions À la recherche de toujours / du 3 au 28 mars 2021 Cette exposition réunit le travail d’artistes étudiants aux Beaux-Arts de Paris et d’artistes invités pour explorer les influences esthétiques et idéologiques du Moyen-Âge sur le monde contemporain. L’exposition prend la forme d’un plateau de jeux parsemé de dragons, d’églises, d’armures ou de plantes magiques. Réinventer des mythes modernes, s’imaginer une utopie pré-capitaliste, pré-patriarchale ou encore post-effondrement de l’Empire Romain, repenser les techniques de production, voici quelques pistes qui motivent artistes, designers et philosophes à s’emparer de l’univers fantastique du Moyen- Âge de nos jours. Dans tous ces thèmes, l’exposition s’intéresse plus précisément à l’utilisation de la fiction par le jeu : jeux-vidéos, jeux de rôles, décors et costumes, table de jeu Warhammer et costume de cosplay. [Performances sonores, concerts et présence d’objets dérivés en vente à la librairie participent à l’ensemble du projet.] Commissariat : César Kaci, commissaire résident filière « Métiers de l’exposition » et Violette Wood (commissaire assistante, étudiante de la filière). Équipe de Production : Liu Chongyan, Sarah Konté, Marie Grihon, Yannis Ouaked, Kenza Zizi (étudiants filière) Eaux d’artifice / du 3 au 28 mars 2021 Élément de purification qui accueille l’enfant dans la communauté des vivants via le baptême aussi bien qu’arme du châtiment divin durant le déluge, l’eau possède dès les premiers textes chrétiens une image double. Elle conserve cette ambiguïté au fil des siècles, passant d’un élément rare de première nécessité à l’époque médiévale et ses puits à une composante ornementale des fééries du siècle de Louis XIV. Eaux d’artifice, qui emprunte son titre au film de Kenneth Anger, explore – à travers une sélection de livres imprimés de la collection des Beaux-Arts de Paris et d’un dessin, spécialement conçu par les deux co-commissaires Victoire Mangez et Juliette Green – cette métamorphose de l’eau en ornement : de la mince ressource cachée du puits au bassin élargi de la fontaine, des enluminures médiévales aux Grandes Eaux de Versailles. Commissariat : Alexandre Leducq, conservateur des manuscrits et imprimés, avec Victoire Mangez (filière « Métiers de l’exposition ») et Juliette Green, diplômée 2020 des Beaux-Arts de Paris Mon chien mon avenir / du 3 au 28 mars 2021 Le chien dont il est question ici est une métaphore de l’art du point de vue de l’artiste : « son » art, « sa » production, « sa » pratique artistique – ce truc qui démange et qui suit l’artiste lorsqu’il se retourne ; on lui jette un os, ça ne lui suffit pas, elle en demande plus. Il faut alors l’apprivoiser, lui parler, la soigner, jouer avec elle, pour que peut-être elle nous réponde. On ne sait plus qui du chien ou du maître, de l’artiste ou de sa production, appartient à l’autre. Consciente de l’incertitude du futur, mais avec la certitude qu’il y en a un, l’exposition propose ici des gestes vagabonds, des images sous le manteau, des formes par strates. Elles ont été obtenues par des actions simples : abîmer, désosser, rassembler, trouer, griffer. Le chien se balade : voici des feuilles qui vous saluent, un tas d’os qui s’animent, un bar plein de trous et qui ne reste jamais sur sa soif, des assemblages de fils et de plastiques qui jonchent le sol de l’atelier, des tournesols aux cœurs béants, un chien tracé au briquet qui se mord la queue… [Des projets d’expérimentations sonores accompagnent l’exposition.] Commissariat : Marie Grihon, commissaire résidente filière « Métiers de l’exposition » Des feux comme des aurores / du 3 mars au 4 avril 2021 Cette exposition réunit des artistes dont le travail – et plus spécifiquement sa conception (mentale, formelle) – semble être animé par une logique commune : le mouvement perpétuel, la mutation constante des corps, l’indétermination de la forme et le désir d’accomplissement voué par la matière en celle-ci. Les œuvres présentées, toutes pleines de force et d’un élan contenu, sont des formes vivantes, vibrantes, animées d’un souffle, une présence, et posent un regard assumé sur leurs origines et leur devenir. [Des visites guidées de l’exposition sont proposées.] Commissariat : Esteban Neveu Ponce, commissaire résident filière « Métiers de l’exposition » Abes Fabes Kartoflyabes / du 3 mars au 4 avril 2021 Le titre de cette exposition est une formule magique utilisée par les créatures de la mythologie nordique pour faire subir aux humains une réduction d’échelle. Elle est empruntée au «Merveilleux Voyage de Nils Holgersson à travers la Suède» écrit en 1906 par Selma Lagerlöf, un ouvrage d’abord destiné à la pédagogie qui raconte l’épopée initiatique de Nils à travers diverses contrées suédoises. Les contes traditionnels du pays y sont narrés au fil des paysages qu’il traverse. Voyage sans fin Inspirée par cette traversée, cette exposition s’intéresse aux pouvoirs qui animent, forment et construisent le paysage. Le regard s’implique et comprend les mécanismes oubliés, perçoit des détails imperceptibles et des réalités invisibles à l’œil nu. Tuilage d’horizons silencieux, non sans échos à cette langue primitive, celle de la spatialité : orientations, vues, perspectives, persées, plans, maquettes, mesures et alignements. De paysages en paysages, les territoires, visibles et invisibles sont visités et prospectés. Ici, il s’agit de prendre de la distance, de se laisser guider par la topographie, de choisir son mirador, son promontoire et sa longue vue. Les artistes réunis dans l’exposition utilisent plusieurs techniques photographiques. Une chambre claire pour dessiner ; des équations mathématiques modélisent l’érosion et sont transcrites à la gomme bichromatée ; le cyanotype pour une nature fantasmée, l’impermanence d’une étoile filante figée dans un typon, une journée à la ferme filmée à hauteur de dinde, les tirages flottent ou sont soudés aux murs… Nous sommes face aux héritier.e.s des explorateur.ices. [Des projets d’expérimentations sonores accompagnent l’exposition.] Commissariat : Alice Narcy, commissaire résidente filière « Métiers de l’exposition » À partir d’avril 2021, la suite du programme des expositions Au train où vont les choses – du 14 au 25 avril Commissariat : Corentin Leber, étudiant filière « Métiers de l’exposition » Au train où vont les choses est une exposition proposant une rencontre inédite entre modélisme et art contemporain au travers d’une maquette ferroviaire de grande envergure. Au coeur de plus de 65 mètres carrés de maquette se déploie un voyage entre paysage miniature et oeuvres d’artistes issus des Beaux-Arts de Paris. Voyagez entre villes, banlieues, campagnes, bords de forêt, ou de mer habités par des oeuvres. Liste des artistes : Théo Audoire, Katia Benhaïm, Thomas Buswell, Nina Childress, Claude Closky, Margaux Cuisin, Gabriel Day, Louise-Margot Decombas, Jules Goliath, Raphael Maman, Baptiste Perotin, Nicolas Quiriconi, Eva Gabrielle Sarfati, Les Passionnés du Train Elancourt Une moraine d’objets – du 14 avril au 16 mai Commissariat : Yannick Langlois, doctorant, laboratoire SACRe Le concours des têtes d’expressions a représenté au sein des Beaux-Arts de Paris un exercice où la technique artistique reflétait la capacité des artistes à transmettre l’émotion. Jalousie, fierté, colère etc. ont ainsi été proposées aux aspirants artistes comme moyen de transcender les contingences de la matière, là où un sourcil appuyé ou un regard penseur pouvait insuffler au bloc inerte de glaise ou aux couleurs étalées sur la toile un semblant de vie. Les oeuvres présentées témoignent d’une absence, celle de l’humeur qu’elles sont censées convoquer. Issues des collections de l’École, elles sont une galerie amputée de figures désolidarisées. Ces portraits, ces visages qui se dessinent dans la soustraction s’adressent finalement à notre faculté d’occuper les vides, de recomposer le corps tout entier par la somme de ses fragments. Ce projet proposer une réflexion autour de la rémanence des choses, des images de surfaces et des illusions d’optiques. Qu’ils s’attachent à travailler à partir des technologies militaires, des techniques traditionnelles de la peinture ou autour de la matérialité phénoménologique de la sculpture, les artistes présentés mettent en tension réalité physique et projections hypothétiques. Artistes : Jean-Charles Bureau, Florentine Charon et Victoire Thierrée, artistes en résidence aux Beaux-Arts de Paris Time is out of Joint – du 14 avril au 23 mai Commissariat : Simona Dvořáková, commissaire résidente filière « Métiers de l’exposition » Tirant son titre de l’acte I du Hamlet de Shakespeare, Time is out of joint est une allégorie expérimentale autour d’un dispositif démultiplié entre le potentiel expressif de la scène, une exposition évolutive, et des perceptions partagées. Articulée autour des genres de politique-fiction, entre fiction spéculative et pouvoir physique et historique des lieux, elle est édifiée sur la relation entre le corps et l’espace. Les gestes corporels, spatiaux et sonores se déploient comme une partition composée de paramètres numériques, les mouvements sont prescrits tout autant que fortuits. Ce territoire « fantomatique » devient habité par l’évidence de la présence physique – les oeuvres conçues en résonance les unes avec les autres ainsi qu’avec l’espace-même – et les images fugitives du réel délaissées dans un temps détraqué. La circulation et la fluidité entre les corps, les vestiges technologiques, les assemblages readymade et le public oscillent entre une « sobriété romantique » et un « baroque contemporain ». L’accumulation des pièces exposées, jouées et manipulées augmente progressivement, du vide – vacarme aux moments de pause – jusqu’à l’envahissement de la matière imperceptible qui traverse le corps figé dans un nouveau genre lyrique. Les spectateurs peuvent entrer, passer, halluciner, penser, oublier, ou rêver … et parfois, par leur simple présence, ils y incarnent l’expression plastique de cette étude relationnelle et la façon dont le corps humain en fait l’expérience. Artistes présentés : Flora Bouteille, Aurélia Declercq, Katya Ev, Tania Gheerbrant, Claire Isorni, Prosper Legault, Vincent Rioux, Grégoire Rousseau, Tanguy Roussel, Victor Villafagne, Thomas Teurlai Tout me trouble à la surface – du 14 avril au 16 mai Sur une idée de Kathy Alliou, cheffe du département du développement scientifique et culturel, avec Anne-Marie Garcia, responsable des collections, développée et réalisée avec Daniel Galicia et Paul-Emile Bertonèche, étudiants de la filière « Artistes & Métiers de l’exposition » : exposition d’Eléonore False suite à sa résidence aux collections dans le cadre du post-diplôme ARP/La Seine, autour du fonds de photographies scientifiques du XIXe siècle. Libidorinthe – du 14 avril au 30 mai Sur une idée de Noam Alon, commissaire résident filière « Artistes & Métiers de l’exposition », développée et réalisée avec Paul-Emile Bertonèche, étudiant de la filière : afin de permettre à chacun·e de composer sa propre pensée depuis le modèle psychosexuel de Freud, l’exposition sous forme de labyrinthe donne forme au schéma linéaire des pulsions libidinales de l’enfant, soulignant ainsi ses séparations trop décisives, et invitant les spectateurs à découvrir des stades de développement qu’ils « ne sont pas censés » expérimenter. Time Capsule 2045 – du 19 au 30 mai Sur une idée de Art by Translation (Maud Jacquin et Sébastien Pluot), avec les étudiants de l’atelier Julien Sirjacq : des oeuvres qui fonctionnent comme des « capsules de temps » sont mis en regard de pièces sonores imaginant le monde de 2045, dont certaines seront performées en live lors de soirées événements. Crû – du 9 juin au 18 juillet Sur une idée de Lila Torquéo, commissaire résidente filière « Artistes & Métiers de l’exposition », dévelopée et réalisée avec Thibault Hiss et Raphaël Guillet, étudiants de la filière : remake, pastiche, collection ou postproduction, les artistes présentés s’inscrivent dans une culture de l’usage et de l’appropriation de matières premières pour interroger nos standards et relations sociales. L’eau et les rêves – du 9 juin au 18 juillet Sur une idée d’Emmanuelle Brugerolles, conservatrice des dessins aux Beaux-Arts de Paris, développée et réalisée avec Océane Pilastre, étudiante de la filière « Artistes & Métiers de l’exposition » : à partir d’une sélection de dessins d’établissement de bains issus de la collection de l’École, les étudiants du laboratoire Matière/Espace ont conçu un ensemble d’oeuvres comme des fragments d’architecture et d’environnements songés, qui interrogent les rapports entre hommes et matière, oeuvre et lieu. Supersonique – du 16 juin au 18 juillet Dans le cadre de la Chaire « Supersonique : exposer, monter, habiter le son », en partenariat avec l’Ircam, exposition développée et réalisée avec Juliette Hage et Céline Furet, commissaires résidentes filière « Artistes & Métiers de l’exposition », Soraya Abdelhouaret et Yucegul Cirak, étudiantes de la filière : création collective d’étudiants des Beaux-Arts de Paris et de compositeurs de l’Ircam suite à un atelier de partage des méthodes et des outils pour composer l’espace sonore, visuel et sensible. Smells like Teen Spirit – du 20 octobre au 21 novembre Sur une idée de Céline Furet, commissaire résidente filière « Artistes & Métiers de l’exposition » : lorsque fictions et réalités se mêlent, souvenirs d’une adolescence dont les émois ont imprégné les pratiques des artistes présentés. Fait divers – du 20 octobre au 21 novembre Sur une idée d’Antoine Duchenet, commissaire résident filière « Artistes & Métiers de l’exposition » : aucune thématique, aucune direction ne règle la sélection des oeuvres, le fait divers se définit par la négative, par ce qu’il exclut, il procède d’un classement de l’inclassable. Écoute voir – du 20 octobre au 28 novembre Sur une idée de Guitemie Maldonado, développée et réalisée avec Céline Furet, commissaire résidente filière « Artistes & Métiers de l’exposition », accompagnée de Yucegul Cirak, Andreas Fevrier, Hélène Janicot, Céleste Philippot et Océane Pilastre, étudiants de la filière : il est toujours surprenant de se faire interpeller par un tableau où l’auteur a fait figurer un énoncé – que le tableau s’y raconte lui-même ou se fasse l’écho de la prose du monde, c’est bien toujours à nous qu’il s’adresse, et ne permet pas l’esquive. Aura de procuration – du 20 octobre au 28 novembre Sur une idée de Thierry Leviez, responsable des expositions aux Beaux-Arts de Paris, développée et réalisée avec Antoine Duchenet, commissaire résident filière « Artistes & Métiers de l’exposition », Soraya Abdelhouaret, Paul-Emile Bertonèche, Alexandre Gras, Elladj Lincy, Anna Oarda, Océane Pilastre et Céleste Philppot, étudiants de la filière : dans Art and Agency , l’anthropologue Alfred Gell analyse le pouvoir de fascination de l’objet d’art, en saisissant l’ensemble des interactions sociales qui président à son émergence. Or ce pouvoir de fascination peut se trouver augmenté par un certain nombre de dispositifs et d’appareils, matériels (architectures, exergues, protections…) ou insaisissables (rumeurs, critiques, interdits, cérémoniaux…), qui opèrent toujours une mise à distance. Aura de Procuration expose ces appareils et dispositifs, et pose la question de cette distanciation. Pendant que d’autres écrasent des nuits encore moites – du 20 octobre au 28 novembre Sur une idée de Juliette Hage, commissaire résidente filière « Artistes & Métiers de l’exposition » : Tout est possible une fois la nuit tombée, elle est à la fois un moment et un lieu : un temps précis qui n’existe qu’à rebours du jour, mais aussi un endroit, celui d’un ailleurs hétérotopique où règnent la clandestinité, les alliances souterraines et les hors-la-loi. C’est la nuit que les choses peuvent commencer. Points . – du 1er décembre au 2 janvier 2022 Sur une idée d’Alexandre Leducq, conservateur des manuscrits aux Beaux-Arts de Paris, développée et réalisée avec Daniel Galicia et Paul-Emile Bertonèche, étudiants de la filière « Artistes & Métiers de l’exposition » : pensée depuis les patrons de broderie conservés dans les collections de l’École, l’exposition tente de saisir le point . comme valeur narrative et performative, comme un événement, une continuité dans la discontinuité, la trame et le point sont le départ d’une histoire collective. La Pelure du Héros moderne – du 8 décembre au 2 janvier 2022 Sur une idée d’Alice Thomine-Berrada, conservatrice des sculptures et peintures aux Beaux-Arts de Paris, développée et réalisée avec Anna Oarda, Daniel Galicia et Soraya Abdelhouaret, étudiants de la filière « Artistes & Métiers de l’exposition » : lorsque Baudelaire cherche dans son célèbre compte-rendu du Salon de 1846 à saisir ce qui caractérise la modernité, il confère à l’habit le rôle déterminant de « pelure du héros moderne ». Cette formule percutante donne son titre à l’exposition et annonce l’importance que le (re)vêtement acquiert au XXe siècle dans la rénovation des pratiques artistiques fondée sur l’exploration des frontières entre les arts visuels et les arts vivants. Répliques Japonismes 2020 – du 8 décembre au 2 janvier 2022 Sur une idée de Clélia Zernik, professeure de philosophie de l’art aux Beaux-Arts de Paris, et Anne-Marie Garcia, responsable des collections : au sens théâtral, une réplique est tout à la fois une appropriation, une actualisation et une riposte. Une quinzaine d’étudiants jouent au jeu de la réplique et apportent leur réponse contemporaine aux chefs-d’oeuvres des collections japonaises de l’École, ajoutant quelques tirades à l’Histoire du japonisme dont elle a été le théâtre. Titre à venir – du 8 décembre au 2 janvier 2022 Sur une idée de Lou Ferrand et Lila Torquéo, commissaires résidentes filière « Artistes & Métiers de l’exposition », exposition développée et réalisée avec Daniel Galicia, Soraya Abdelhouaret, Soleil Ren et Libo Wei, dans le cadre de la Chaire « Troubles, dissidences et esthétiques », en partenariat avec la maison Thom Browne : alors que les images de science-fiction ne se sont jamais autant entremêlées à celles qui illustrent notre quotidien, l’exposition emprunte aux codes du genre pour mieux les distordre et en faire un outil dialogique et philosophique permettant de repenser nos modes d’existence. Une programmation discursive et performative accompagnera l’exposition. Du site au milieu de vie – dates à venir Sur une idée d’Estelle Zhong Mengual, dans le cadre de la Chaire « Habiter le paysage : l’art à la rencontre du vivant » en partenariat avec la Maison Dior Parfums, avec la participation de Céleste Philippot et Hélène Janicot, étudiantes de la filière « Artistes & Métiers de l’exposition » : Peut-on dépasser l’idée de nature en tant que décor ? Comment faire émerger ce tissage vivant dans lequel nous nous insérons inconsciemment, dont nous dépendons collectivement? Comment l’oeuvre d’art, de sa conception à sa réception, peut-elle révéler l’importance de ces modes d’existence que l’on ne sait plus voir ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.