
FranceFineArt
đ âLes Arts Ă Parisâ Monet, CĂ©zanne, Renoir, Matisse, Modigliani, PicassoâŠau MusĂ©e de lâOrangerie, ParisĂ partir de 16 septembre 2020
·14 min
âLes Arts Ă Parisâ Monet, CĂ©zanne, Renoir, Matisse, Modigliani, Picasso⊠au MusĂ©e de lâOrangerie, Paris Ă partir de 16 septembre 2020 communiquĂ© de presse commissariat : CĂ©cile Debray, directrice du musĂ©e de lâOrangerie Un musĂ©e parisien, du MusĂ©e Monet au musĂ©e de lâOrangerie Institution parisienne ancienne et bien connue, situĂ©e au cĆur du Jardin des Tuileries, le musĂ©e de lâOrangerie est fondĂ© en 1927 Ă lâoccasion de la mise en place de lâensemble exceptionnel des grands panneaux des NymphĂ©as de Monet. Au dĂ©but des annĂ©es 1980, la collection du marchand Paul Guillaume, de sa veuve Domenica et son Ă©poux Jean Walter, constituĂ©e de tableaux majeurs de CĂ©zanne, Renoir, Matisse, Picasso, Derain, Modigliani, Soutine, Utrillo, Rousseau et Laurencin, est installĂ©e en Ă©tage, selon de nouveaux rĂ©amĂ©nagements. En 2006, une rĂ©novation complĂšte du bĂątiment par lâarchitecte Olivier Brochet permet de redonner un Ă©clairage zĂ©nithal aux NymphĂ©as, de disposer le reste de la collection en sous-sol dans des espaces modernes en bĂ©ton cirĂ©. Enfin, en 2010, le musĂ©e de lâOrangerie rejoint le musĂ©e dâOrsay dans un Ă©tablissement public commun, lâĂtablissement public des musĂ©es dâOrsay et de lâOrangerie. Cette brĂšve histoire place aujourdâhui le visiteur, quelques quinze ans aprĂšs la rĂ©novation, face Ă un musĂ©e dynamique, plĂ©biscitĂ© â sa frĂ©quentation a dĂ©passĂ© le seuil du million de visiteurs par an â et dont le succĂšs exige une rĂ©novation des espaces mais aussi, avec le recul de ces quelques annĂ©es, un pas supplĂ©mentaire dans la construction de son identitĂ© propre. Nouveaux axes de lecture, vers une plus grande cohĂ©rence La collection est formĂ©e majoritairement dâoeuvres créées durant les deux premiĂšres dĂ©cennies du xxe siĂšcle depuis les NymphĂ©as ( 1914-1926 ), les natures mortes de 1905-1906 de Renoir, le cĂ©lĂšbre portrait de son fils Claude en clown de 1909 ou Gabrielle couchĂ©e de 1906/ 08, Les Trois soeurs de Matisse de 1917, le Nu sur fond rouge de Picasso de 1906 ou la Grande Baigneuse de 1921, la sĂ©rie des toiles de la pĂ©riode blanche dâUtrillo des annĂ©es 1912-1914, le portrait de Paul Guillaume par Modigliani de 1915, les paysages de CĂ©ret de Soutine de 1919-1922 , etc. Câest un ensemble homogĂšne qui dialogue avec les NymphĂ©as. La nouvelle prĂ©sentation en souligne la cohĂ©rence chronologique, gĂ©ographique et artistique. Ainsi, ont Ă©tĂ© dĂ©gagĂ©s quelques axes forts de lecture rĂ©unis sous le titre empruntĂ© Ă la revue fondĂ©e par Paul Guillaume, Les Arts Ă Paris et qui paraĂźt entre 1918 et 1935 . La rĂ©ception des maĂźtres de lâImpressionnisme au XXe siĂšcle est au coeur de la collection avec la prĂ©sence remarquable du dernier Monet, du dernier Renoir redĂ©couvert pendant lâentre-deux guerres, particuliĂšrement par Matisse, Picasso et Derain, de CĂ©zanne dont la relecture par les avant-gardes, notamment le cubisme, est bien connue. La vision du poĂšte Apollinaire a prĂ©sidĂ© aux choix de Paul Guillaume et confĂ©rĂ© une tonalitĂ© singuliĂšre que lâon pourrait qualifier de « primitivisme moderne » avec une valorisation prĂ©coce des arts extra-occidentaux mis en regard des oeuvres de Picasso, Matisse ou du Douanier Rousseau. La collection du musĂ©e de lâOrangerie prĂ©sente enfin quelques grandes figures de la dite « Ăcole de Paris » Ă travers lâimage de lâartiste « mĂ©tĂšque », de lâartiste maudit â Soutine, Utrillo, Modigliani⊠â quintessence du Paris des AnnĂ©es Folles. Une collection enrichie et vivante Afin dâexpliciter cette vision renouvelĂ©e, le musĂ©e de lâOrangerie a enrichi sa collection de nouveaux dĂ©pĂŽts. Un polyptique de Joan Mitchell des collections du MusĂ©e national dâart moderne/Centre Pompidou relie les deux niveaux du musĂ©e, offrant une relecture abstraite amĂ©ricaine des NymphĂ©as. Le musĂ©e du quai Branly-Jacques Chirac accorde un important dĂ©pĂŽt dâun ensemble dâobjets africains et ocĂ©aniens anciennement collection Paul Guillaume. Ces oeuvres sont prĂ©sentĂ©es dans une nouvelle salle spĂ©cifiquement amĂ©nagĂ©e, avec quelques tableaux de Matisse, Picasso et Derain ainsi que des piĂšces dâarchives du musĂ©e rarement exposĂ©es (revues, lettres dâApollinaire, ouvrage du poĂšte « Lâalbum nĂšgre »). Depuis peu, le musĂ©e procĂšde Ă des acquisitions d'oeuvres en rapport avec la collection Paul Guillaume : un dessin prĂ©paratoire pour le Portrait de P. Guillaume par Modigliani, une statuette du Gabon (Lega), une nature morte de 1918 de Derain ou encore un Portrait dâApollinaire de 1908 par Marie Laurencin. Des espaces plus modulables, mieux Ă©clairĂ©s et mieux articulĂ©s Afin de rendre lâaccrochage plus souple, les cimaises sont doublĂ©es. Les salles en retour de galerie sont redessinĂ©es afin de mĂ©nager des zones plus intimistes et un parcours mĂ©nageant des surprises. Le systĂšme dâĂ©clairage est optimisĂ©. La galerie retrouve une nouvelle ampleur, unifiĂ©e en blanc en accord avec les parois et les colonnes en bĂ©ton cirĂ©. . La signalĂ©tique, Ă©purĂ©e, est conçue selon des typographies inspirĂ©es des annĂ©es 20, de lâesthĂ©tique Art DĂ©co. Un parcours sous lâĂ©gide dâApollinaire La grande galerie met Ă lâhonneur lâapproche de lâart moderne par Apollinaire. Lâaccrochage est conçu Ă partir de ses deux « champions », Picasso et Matisse â exposĂ©s en face Ă face dĂšs 1918 par Paul Guillaume â et placĂ© sous lâinvocation de « lâart nĂšgre », vecteur, avec lâart naĂŻf du Douanier Rousseau, dâune forme de stylisation moderne et poĂ©tique. Ainsi les tableaux de grand format se rapportant Ă cette forme de « primitivisme moderne » sont montrĂ©s dans la galerie : Picasso, Derain, Modigliani, Matisse et Rousseau. Dans les salles intĂ©rieures, se succĂšdent les ensembles monographiques, exemplaires du goĂ»t des annĂ©es 20 : Renoir, CĂ©zanne, Matisse, Laurencin, Rousseau, Utrillo et Soutine et la salle des Ćuvres extra-occidentales. Lâaccrochage devient plus sĂ©lectif, davantage diversifiĂ© et permet une meilleure mise en valeur des chefs-dâoeuvre de la collection. Des focus rĂ©guliers sur la collection sont proposĂ©s dans une salle spĂ©cifique. Le cycle qui avait dĂ©butĂ© avec les dossiers sur lâamitiĂ© Monet/Clemenceau, les paysages de banlieue du Douanier Rousseau, se poursuit avec des focus sur Les Biches de Marie Laurencin puis les IntĂ©rieurs de Paul et Domenica Guillaume ou encore Alfred Stieglitz et Paul Guillaume. De nouveaux textes de salles et cartels dĂ©veloppĂ©s contribuent Ă une meilleure mĂ©diation. De nouvelles publications â guides, chronologie de lâOrangerie â accompagneront la rĂ©ouverture de la collection permanente. Une programmation cohĂ©rente et en Ă©cho pour une rĂ©ouverture festive Cette nouvelle prĂ©sentation conforte et complĂšte la programmation spĂ©cifique dâexpositions temporaires, de contrepoints contemporains et de focus sur la collection. Ă la suite de Dada Africa (2017), de NymphĂ©as. Le dernier Monet et lâabstraction amĂ©ricaine (2017) ou dâApollinaire. Le regard du poĂšte (2014), la rĂ©ouverture des collections est accompagnĂ©e dâune exposition intimement liĂ©e Ă lâhistoire de la collection, consacrĂ©e Ă Giorgio de Chirico. La peinture mĂ©taphysique, artiste dĂ©couvert et soutenu par Paul Guillaume. Ă lâautomne 2021, lâexposition Soutine / de Kooning montrera la rĂ©ception de Soutine aux Ătats-Unis et particuliĂšrement par lâartiste expressionniste abstrait de Kooning, grĂące notamment au collectionneur le Dr Barnes et Paul Guillaume, son conseiller. « Au sortir de cette parenthĂšse inĂ©dite, le musĂ©e de lâOrangerie ouvrira au public dĂšs le 22 juin, avec les salles des NymphĂ©as, oeuvre ultime que Monet peint en riposte Ă la Grande Guerre et qui, selon les mots de Bachelard, âmarquent lâĂ©tĂ© qui ne trahira plusâ. Câest sous cet augure que je souhaite placer nos retrouvailles, et ce, avant la rĂ©ouverture complĂšte des collections selon une toute nouvelle prĂ©sentation, Ă partir de mi-septembre. » CĂ©cile Debray, directrice du musĂ©e de lâOrangerie HĂ©bergĂ© par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Podcast
FranceFineArt