🔊 “Les cavitĂ©s” de Laure Samama   Aux Ă©ditions isabelle sauvage
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🔊 “Les cavitĂ©s” de Laure Samama Aux Ă©ditions isabelle sauvage

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“Les cavitĂ©s” de Laure Samama Aux Ă©ditions isabelle sauvage Interview de Laure Samama, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 12 dĂ©cembre 2023, durĂ©e 19’31. © FranceFineArt. https://francefineart.com/2023/12/13/132_livres_laure-samama/ CommuniquĂ© de presse Dans un premier temps, Les cavitĂ©s pourrait se lire et se dĂ©finir comme un conte cruel, avec sa kyrielle de personnages inquiĂ©tants : l’Affreux, le PĂšre, la MĂšre, la SƓur, puis les SƓurs, les MĂ©chants, l’Absent
 et ses noms de lieux mystĂ©rieux – sans doute pas Ă©trangers Ă  la formation d’architecte de l’autrice – : le Temple, la grotte, la coursive, les « cavitĂ©s en arrĂȘtĂ© de pĂ©ril », les portes et leurs clĂ©s tour Ă  tour rouillĂ©es, « perdues et jamais retrouvĂ©es », les portes qui rĂ©sistent, se ferment l’une aprĂšs l’autre
 Tout semble en place pour un conte pour adultes sur une enfance traumatique. Mais la langue de Laure Samama, en mĂȘlant l’intime Ă  l’universel et en utilisant les registres du langage contemporain, retourne les codes du conte pour nous livrer un long poĂšme qui n’hĂ©site pas Ă  s’emparer de la brutalitĂ© et de la cruditĂ© de certains types de discours, celui de la MĂšre, Ă  la passivitĂ© coupable, celui des MĂ©chants, vulgaires et violents – « des voix me prennent les cavitĂ©s ». Toutes ces voix stridentes, que la narratrice tente de mettre Ă  l’écart, expriment les assignations de la sociĂ©tĂ©, ce qu’on nous rabĂąche et qui nous empĂȘche. Le texte effectue plusieurs va-et-vient entre un avant, un maintenant et un plus tard, « les nouvelles cavitĂ©s Ă©crasent les anciennes », en une « errance hallucinĂ©e dans les trĂ©fonds de ce qui nous construit et nous hante Ă  la fois », un cheminement sombre dans ce qui infuse de l’enfance dans une vie d’adulte. Le corps est partout prĂ©sent : le corps de SƓur soumise au corps de PĂšre, le corps des femmes soumises au corps des hommes, « corps disloquĂ© », « sans dĂ©fense », « livrĂ© en pĂąture », mais aussi, en creux, le corps des femmes amoureuses au dĂ©sir violent, des femmes qui jouissent, des femmes qui savent ce qu’elles veulent et/ou ne veulent plus. Enfin, sous la derniĂšre porte filtre une lumiĂšre. « L’air est venu / sur mon visage et dans ma bouche. » Parution : octobre 2023. PoĂ©sie – 138 pages, 12 x 15 cm - Collection prĂ©sent (im)parfait Laure Samama AprĂšs avoir longtemps exercĂ© l’architecture, Laure Samama se consacre aujourd’hui Ă  l’écriture et Ă  la photographie, Ă  travers livres d’artiste, performances, expositions. Elle a Ă©tĂ© exposĂ©e, entre autres, Ă  la galerie Vu’ Ă  Paris et Ă  la Maison de la photographie Robert Doisneau Ă  Gentilly. Les Ă©ditions Arnaud Bizalion ont publiĂ© les rĂ©cits Ce qu’on appelle aimer (2016), Tes mains s’effacent (2018) et Je danse seule (2021). En 2023, les Ă©ditions Light Motiv ont publiĂ© un livre de ses photographies, La maison sans toit, avec un texte d’HĂ©lĂšne Gestern. Les cavitĂ©s est son premier livre publiĂ© aux Ă©ditions isabelle sauvage. ActualitĂ© LA MAISON SANS TOIT de Laure Samama & HĂ©lĂšne Gestern aux Ă©ditions Light Motiv Parution : 17 octobre 2023 Photographies : Laure Samama Texte : HĂ©lĂšne Gestern https://editionslightmotiv.com/produit/la-maison-sans-toit/ HĂ©bergĂ© par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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