🔊 “Les oubliĂ©es” AnaĂŻs Boudot . Pablo Picasso . BrassaĂŻ  aux Ă©ditions The Eyes Publishing
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🔊 “Les oubliĂ©es” AnaĂŻs Boudot . Pablo Picasso . BrassaĂŻ aux Ă©ditions The Eyes Publishing

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“Les oubliĂ©es” AnaĂŻs Boudot . Pablo Picasso . BrassaĂŻ aux Ă©ditions The Eyes Publishing Interview de AnaĂŻs Boudot, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 9 novembre 2021, durĂ©e 14’32. © FranceFineArt. CommuniquĂ© de presse « A passer du temps avec ces visages f Ă© minins, tout en c ĂŽ toyant deux artistes(hommes) historiques Ă  la relation singuli Ăš re aux femmes, je sentais le besoin de r Ă© agir. En fin de compte, ce sont elles ces « oubli Ă© es », par leur mise Ă  l’ Ă© cart durant des ann Ă© es de l’histoire de l’art, rel Ă© gu Ă© es au rang de muses, de mod Ăš les et de compagnes. Leur absence est criante et c’est sans doute cette absence que ces images tentent de mettre en lumi Ăš re ». AnaĂŻs Boudot DĂšs lors, prĂšs d’un siĂšcle plus tard, Ă  un moment oĂč de jeunes artistes convoquent les procĂ©dĂ©s anciens pour des expressions contemporaines, comment rĂ©interprĂ©ter et prolonger ce face Ă  face de l’artiste avec la plaque de verre, sa lumiĂšre et sa matiĂšre ? De mĂȘme, dans une Ă©poque qui revendique la place des femmes dans l’histoire de l’art, comment interroger ou bousculer ce phĂ©nomĂšne si ordinaire de domination, qu’il s’agisse du rapport aux femmes des artistes eux-mĂȘmes, ou d’une certaine forme de rĂ©sistance encore aujourd’hui de placer les artistes femmes au en centre du jeu/JE. Nous avons choisi de demander Ă  AnaĂŻs Boudot de relever ce dĂ©fi, celui d’un vis-Ă -vis artistique autour du clichĂ© verre, comme celui d’une rĂ©ponse Ă  ce voile longtemps (im)posĂ© sur les artistes femmes. AnaĂŻs Boudot rĂ©alise ici une sĂ©rie de crĂ©ations sur un ensemble de plaques de verre anonymes de sa collection reprĂ©sentant toutes des figures fĂ©minines. Une modernitĂ© dans les matiĂšres, dans la lumiĂšre comme dans le ton qui bouscule et s’impose Ă  la fois dans ce dialogue avec Picasso et BrassaĂŻ. C’est Ă  la suite d’une plaque de verre oubliĂ©e par BrassaĂŻ dans l’atelier de Picasso que ce dernier commença Ă  dĂ©velopper un travail particulier sur ce support. « Et en effet, elle n’est plus vierge » s’écria BrassaĂŻ en dĂ©couvrant la plaque retravaillĂ©e par Picasso comme le rappelle HĂ©loise ConĂ©sa dans son introduction. Reprenant les propos d’Anne Baldassari, elle poursuit : « l’artiste-toro se penche sur la plaie mortelle qu’il inflige au rĂ©el afin qu’il advienne la figure si belle sur la plaque d’argent ». À son tour quelques annĂ©es plus tard BrassaĂŻ commença sa sĂ©rie des Transmutations par lesquelles il grave non pas sur des plaques vierges mais sur des nĂ©gatifs originaux. Face Ă  ces deux monstres sacrĂ©s de l’art moderne, AnaĂŻs Boudot rĂ©pond Ă  une invitation de The Eyes, en reprenant sa propre collection de visages anonymes sur verre, pour les retravailler Ă  mĂȘme la gĂ©latine. Parmi ces portraits d’anonymes des annĂ©es 20-30 et 40 s’imposent les visages de femmes. LĂ  oĂč chez Picasso et BrassaĂŻ le grattage de la gĂ©latine s‘apparente Ă  un « acte chirurgical beaucoup plus intrusif pour faire ressortir la plastique de l’Ɠuvre », AnaĂŻs Boudot choisit la dorure pour redorer ces images d’inconnues, sublimer l’image de ces femmes, ces muses si peu considĂ©rĂ©es par ces maĂźtres et oubliĂ©es de l’histoire de l’art. C’est dans cette dĂ©marche autant instinctive qu’expĂ©rimentale que s’inscrit le travail d’AnaĂŻs Boudot, celle de rendre visible l’invisible. HĂ©bergĂ© par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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