🔊 “Martin BarrĂ©â€Â au Centre Pompidou, Parisdu 14 octobre 2020 au 4 janvier 2021
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🔊 “Martin BarrĂ©â€Â au Centre Pompidou, Parisdu 14 octobre 2020 au 4 janvier 2021

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“Martin BarrĂ©â€ au Centre Pompidou, Paris du 14 octobre 2020 au 4 janvier 2021 Extrait du communiquĂ© de presse : Commissaire ; Michel Gauthier, conservateur au MusĂ©e national d’art moderne, collections contemporaines assistĂ© de Rita Cusimano, attachĂ©e de conservation au MusĂ©e national d’art moderne . ConsidĂ©rĂ© comme l’un des peintres abstraits les plus importants de la seconde moitiĂ© du 20e siĂšcle, Martin BarrĂ© (1924-1993) fait l’objet d’une rĂ©trospective-Ă©vĂ©nement au Centre Pompidou. Cette exposition fait suite Ă  celles consacrĂ©es aux artistes abstraits Pierre Soulages, Simon HantaĂŻ, Jesus RafaĂ«l Soto, François Morellet ou, derniĂšrement, Ellsworth Kelly. L’oeuvre de Martin BarrĂ©, radicale, est l’une des plus ambitieuses de son temps. La derniĂšre grande exposition parisienne consacrĂ©e au peintre (1924-1993) fut celle du Jeu de Paume en 1993, essentiellement orientĂ©e sur sa production des annĂ©es 1980. Elle faisait suite aux expositions des musĂ©es de Nantes, sa ville natale, en 1989, et du MusĂ©e d’art moderne de la ville de Paris en 1979. L’exposition — qui rassemble 66 peintures allant de 1955 Ă  1992, dont douze sur la vingtaine de toiles figurant dans la collection du Centre Pompidou — prĂ©sente les grandes sĂ©quences de l’oeuvre et leur logique propre. ParallĂšlement, l’oeuvre L’Indissociable (1977-78), constituĂ©e de quatorze toiles, est montrĂ©e dans les espaces des collections, au niveau 4 du MusĂ©e. Elle n’a Ă©tĂ© exposĂ©e qu’une seule fois, en 1979, lors de l’exposition au MusĂ©e d’art moderne de la ville de Paris. À partir du milieu des annĂ©es 1950, Martin BarrĂ© inaugure la voie d’une abstraction singuliĂšre qui n’est ni informelle, ni gĂ©omĂ©trique. Sa peinture est vite remarquĂ©e comme l’une des plus ambitieuses du moment en cherchant davantage Ă  rĂ©vĂ©ler l’espace qu’à produire des formes. DĂšs 1958, le Guggenheim Museum le fait entrer dans sa collection. À cette fin, dĂšs 1960, il fait de la ligne l’élĂ©ment central de son langage. Tout d’abord tracĂ©e directement au tube sur la toile, puis Ă  la bombe aĂ©rosol Ă  partir de 1963 et jusqu’en 1967, la ligne possĂšde une double vertu. Bien mieux qu’une forme, elle renvoie au geste qui l’a produite, qu’il s’agisse du mouvement de l’artiste ou de la force plus ou moins grande avec laquelle la peinture sort du tube ou de la bombe. À la diffĂ©rence d’une forme, la ligne n’occupe pas la surface du tableau, mais la transforme en espace sous l’effet de la trajectoire qu’elle y dessine. AprĂšs une interruption de quatre ans, occupĂ©e par un « Ă©pisode photo-conceptuel », Martin BarrĂ© reprend la peinture en 1972. Jusqu’en 1977, il rĂ©alise cinq sĂ©ries avec lesquelles s’inverse la veine rĂ©ductionniste des annĂ©es 1960. Dans les annĂ©es 1980, la figure, qu’avait Ă©liminĂ©e la prĂ©dominance de la ligne durant les annĂ©es 1960 et qui n’était qu’un effet collatĂ©ral du systĂšme dans les sĂ©ries des annĂ©es 1970, revient au premier plan. Avec la figure, c’est aussi la couleur qui s’affirme, et tout d’abord dans la sĂ©rie 80-81 aux subtiles couleurs pompĂ©iennes, puis dans les ultimes sĂ©ries, oĂč sur des blancs trĂšs lĂ©gĂšrement colorĂ©s, la figure et la couleur s’identifient l’une Ă  l’autre. Durant cette pĂ©riode, la peinture de Martin BarrĂ© emprunte les voies de l’abstraction gĂ©omĂ©trique et rĂ©instaure le traditionnel rapport figure/fond, qu’elle s’était efforcĂ©e de dĂ©jouer depuis toujours, sans toutefois engendrer une illusion de profondeur du champ pictural. Ces peintures s’offrent Ă  une saisie immĂ©diate et proposent une pure expĂ©rience de la beautĂ©. Le catalogue de l’exposition est rĂ©alisĂ© en partenariat avec le Mamco de GenĂšve qui, en octobre 2019, a organisĂ© une importante rĂ©trospective Martin BarrĂ©. HĂ©bergĂ© par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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