🔊 “Martine AballĂ©a” La maison lointaineau Palais idĂ©al du facteur Cheval, Hauterives  du 10 dĂ©cembre 2022 au 28 mars 2023
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🔊 “Martine AballĂ©a” La maison lointaineau Palais idĂ©al du facteur Cheval, Hauterives du 10 dĂ©cembre 2022 au 28 mars 2023

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“Martine AballĂ©a” La maison lointaine au Palais idĂ©al du facteur Cheval, Hauterives du 10 dĂ©cembre 2022 au 28 mars 2023 Interview de FrĂ©dĂ©ric Legros, Directeur du Palais idĂ©al et commissaire de l’exposition, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Hauterives, le 3 fĂ©vrier 2023, durĂ©e 10’47. © FranceFineArt. https://francefineart.com/2023/02/04/3378_martine-aballea_palais-ideal-du-facteur-cheval/ CommuniquĂ© de presse Commissaire : FrĂ©dĂ©ric Legros, Directeur du Palais idĂ©al Martine AballĂ©a (nĂ©e en 1950 Ă  New York) est une artiste contemporaine qui occupe la scĂšne artistique avec des photographies singuliĂšres, et des mises en scĂšne imprĂ©visibles, tout en crĂ©ant une atmosphĂšre contrĂŽlĂ©e et rĂ©flĂ©chie dans les moindres dĂ©tails. InstallĂ©e Ă  Paris en 1973, aprĂšs des Ă©tudes en philosophie des sciences, elle garde un goĂ»t pour le caractĂšre fonciĂšrement imaginaire des thĂ©ories scientifiques. Artiste du « vraisemblable », elle conçoit des oeuvres qui se situent aux confins du vrai et du faux, aux frontiĂšres de la fiction et de la rĂ©alitĂ©, et donne vie Ă  des lieux imaginaires, des intrigues mystĂ©rieuses, crĂ©ant ainsi des rĂ©cits proches des contes. Son oeuvre est constituĂ©e de textes et images photographiques, reprises et retouchĂ©es, souvent colorisĂ©es sans naturalisme. Par ces seuls biais, ses productions proposent un grand voyage de l’esprit : Martine AballĂ©a emmĂšne les spectatrices et spectateurs de son oeuvre dans une promenade mentale, dans un rĂȘve Ă©veillĂ©. Suite Ă  l’invitation de FrĂ©dĂ©ric Legros, Directeur du Palais idĂ©al, Martine AballĂ©a a conçu un projet spĂ©cifiquement pour le lieu. « La maison lointaine est celle que nous habitons dans nos rĂȘves. Le Facteur Cheval a commencĂ© par rĂȘver de son Palais avant de le matĂ©rialiser en continuant Ă  rĂȘver. La forme de ma maison s’inspire de celle de Charles Miller, un autre rĂȘveur, qui a construit une maison sur une camionnette en 1929. DĂšs que je l’ai vu il y a longtemps j’ai eu envie de l’habiter, d’une maniĂšre ou d’une autre. Elle me suit depuis des annĂ©es. Elle se rapproche d’une cabane que j’ai connu dans mon enfance. Ce premier sentiment d’ĂȘtre chez soi comme les grands, de la meubler d’objets rĂ©cupĂ©rĂ©s ou bricolĂ©s. Un confort joyeux et un sentiment de libertĂ©. J’ai situĂ© ma maison dans un bois, loin de tout, comme un astre flottant au milieu de l’univers. Un bois nocturne, sauvage, mais calme et endormi. Et comme abri de cette nuit une maisonnette de lumiĂšre offre un lit. Un lit auquel on ne peut pas accĂ©der, seulement contempler Ă  travers les fenĂȘtres. Tout comme certains rĂȘves qui nous Ă©chappent dĂšs qu’on s’en souvient. » Au sein de l’espace musĂ©ographique, Martine AballĂ©a conçoit une maison dont les limites et les montants sont dessinĂ©s par la lumiĂšre. Les murs de l’espace sont recouverts entiĂšrement d’un immense montage photographique de l’artiste qui fait que la maisonnette apparaĂźt comme au milieu d’une forĂȘt mystĂ©rieuse. La cabane c’est un lieu magique. Pour les enfants, c’est le refuge de l’imaginaire. Pour les adultes, l’antre des souvenirs. La cabane des contes, comme celle des jeux, peut-ĂȘtre dĂ©jĂ  en place, attendant d’ĂȘtre habitĂ©e ou rĂ©investie. Elle surgit au moment utile. Elle peut aussi ĂȘtre construite de toutes piĂšces. Ce qui importe, ce qui fait sens, ce n’est donc pas le nom ou la dimension de l’abri, non plus que son confort, ou la durĂ©e du temps que l’on y passe, c’est l’isolement, la marge, reprĂ©sentĂ©e ici par la forĂȘt. [...] HĂ©bergĂ© par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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