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🔊 “Miguel Rio Branco” Oeuvres photographiques 1968-1992au Bal, Parisdu 16 septembre au 6 décembre 2020
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“Miguel Rio Branco” Oeuvres photographiques 1968-1992 au Bal, Paris du 16 septembre au 6 décembre 2020 HOME | AGENDA CULTUREL | “MIGUEL RIO BRANCO” OEUVRES PHOTOGRAPHIQUES 1968-1992, AU BAL, PARIS, DU 16 SEPTEMBRE AU 6 DÉCEMBRE 2020 “Miguel Rio Branco” Oeuvres photographiques 1968-1992, au Bal, Paris, du 16 septembre au 6 décembre 2020 Partage “Miguel Rio Branco” Oeuvres photographiques 1968-1992 au Bal, Paris du 16 septembre au 6 décembre 2020 Le Bal PODCAST – Interview de Alexis Fabry, spécialiste de la photographie latino-américaine, co-fondateur des éditions Toluca et co-commissaire de l’exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 14 septembre 2020, durée 9’25, © FranceFineArt. © Anne-Frédérique Fer, présentation presse, le 14 septembre 2020. Miguel Rio Branco, Slip rouge, Rio de Janeiro, 1979. © Miguel Rio Branco / Magnum Photos. Miguel Rio Branco, Smoking eyes, Salvador de Bahia, 1979. © Miguel Rio Branco / Magnum Photos. Miguel Rio Branco, Le rond et le pied caché, Mexique, 1985. © Miguel Rio Branco / Magnum Photos. Miguel Rio Branco, Pantalon jaune crocs à vue, Salvador de Bahia, 1979. © Miguel Rio Branco / Magnum Photos. Miguel Rio Branco, Blue Tango, Salvador de Bahia, 1984. © Miguel Rio Branco / Magnum Photos. Extrait du communiqué de presse : commissaires de l’exposition : Alexis Fabry et Diane Dufour « Seul un petit nombre d’entre nous, au milieu des grands agencements de cette société, se demande encore naïvement ce qu’ils font sur le globe et quelle farce leur est jouée. Ceux-là veulent déchiffrer le ciel ou les tableaux, passer derrière ces fonds d’étoiles et ces toiles peintes, et comme des mioches cherchant les fentes d’une palissade, tâchent de regarder par les failles de ce monde. » Georges Bataille Figure de proue de la création contemporaine au Brésil, Miguel Rio Branco est un artiste polymorphe. À vingt ans, il étudie la photographie à New York, dont l’effervescence nourrit ses dérives poétiques et ses premières toiles. Il vit dans les quartiers pauvres du sud-est de Manhattan, l’East Village et la Bowery, qu’il commence à photographier, où se mêlent toutes les influences. Il se lie d’amitié avec un enfant des lieux, Gordon Matta Clark, qui tranche ses géométries dans des pans d’immeubles en ruine, et avec son compatriote Helio Oiticica. De retour au Brésil, Miguel Rio Branco vit successivement dans le Nordeste, avec les chercheurs d’émeraudes, puis dans le quartier du Pelourihno, à Salvador de Bahia, qui abrite alors, dans l’insalubrité, des familles déshéritées et des prostituées. Miguel Rio Branco saisit les corps, hommes ou femmes, leur gloire ou leur fatigue, leur pudeur et leurs exhibitions, dans des cadrages volontiers serrés, où l’arrière-plan perd toute profondeur. Son regard soutient celui de ses modèles : rien n’est escamoté. Les personnages sont dos au mur. « La photographie le plus souvent oppresse ou asphyxie la réalité », dira l’artiste. À force de s’approcher, ses images s’imprègnent d’onirisme, sans éviter le grotesque, qu’elles provoquent et qui déborde, comme chez le dernier Goya. On a parlé, pour Miguel Rio Branco, de « réalisme exorbité » : le désastre attire l’oeil ; l’imagination n’a d’autre issue que la réalité, sa violence, son immédiateté. Les blessures sont autant d’éclats narratifs, « sans début ni fin », des images-poèmes dans les ruines du monde. Alexis Fabry et Diane Dufour , commissaires de l’exposition Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.