🔊 “Moï Ver”au Centre Pompidou, Paris  du 12 avril au 28 août 2023
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🔊 “Moï Ver”au Centre Pompidou, Paris du 12 avril au 28 août 2023

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“Moï Ver” au Centre Pompidou, Paris du 12 avril au 28 août 2023 Interview de Julie Jones, conservatrice, cabinet de la photographie, Musée national d’art moderne et de Karolina Ziebinska-Lewandowska, directrice du Musée de Varsovie, commissaires de l’exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 11 avril 2023, durée 20’29. © FranceFineArt. https://francefineart.com/2023/04/12/3422_moi-ver_centre-pompidou/ Communiqué de presse Commissariat : Julie Jones, conservatrice, cabinet de la photographie, Musée national d’art moderne Karolina Ziebinska-Lewandowska, directrice du Musée de Varsovie Pour la première fois, l’oeuvre de Moshe Vorobeichic, dit Moï Ver (1904, Vilnius, Empire russe, actuelle Lituanie – 1995, Safed, Israël), photographe, graphiste et peintre, est présentée dans toute sa richesse et sa complexité. Cette rétrospective réunit plus de trois cents oeuvres et documents (photographies, peintures, dessins, imprimés), dont un grand nombre d’inédits, provenant des archives Moï Ver à Tel Aviv et de collections privées européennes. Après une formation artistique au début des années 1920 à Vilnius, Moshe Vorobeichic étudie au Bauhaus de Dessau, auprès de László Moholy-Nagy, Josef Albers, Paul Klee et Vassily Kandinsky. Sa découverte de nouvelles formes artistiques, aussi bien en photographie qu’en peinture, se poursuit à Paris entre 1929 et 1933, auprès de Fernand Léger à l’Académie moderne, et à l’École de photographie et de cinéma. En 1931, Moï Ver publie son premier livre d’artiste, Paris, aux éditions Jeanne Walter. Cet ouvrage illustré de photographies, magnifique synthèse des innovations formelles des avant-gardes de l’époque, fait alors sa renommée. La même année, il travaille à la réalisation d’un second ouvrage photographique, publié à titre posthume, Ci-contre. Aujourd’hui conservée dans la collection du Musée national d’art moderne, et présentée en intégralité dans l’exposition, la maquette originale de l’ouvrage, contenant plus d’une centaine de photographies, est, aux côtés de Paris, une oeuvre majeure du modernisme photographique des années 1930. Brillantes grammaires de formes, de textures et de structures, ces deux ensembles témoignent d’un regard expérimental sur la société contemporaine et d’une maîtrise saisissante du montage photographique. Depuis la fin des années 1920 et jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale, Moshe Vorobeichic réalise également une documentation photographique des communautés juives à Vilnius d’abord, puis dans de nombreuses villes et villages polonais. En 1931, il reproduit quelques-unes de ses images, organisées en d’étonnants collages, dans son ouvrage The Ghetto Lane in Vilna (publié aux éditions Orell Füssli). Installé définitivement en Palestine mandataire en 1934, Moshe Vorobeichic met désormais son art au service de la propagande sioniste. Il photographie les « nouveaux migrants », la construction des infrastructures et la vie quotidienne des kibboutzim. Majoritairement inédites, ces images sont alors publiées dans des ouvrages, des brochures d’information, et lui servent également de matière première pour la réalisation d’affiches politiques. Au début des années 1950, à l’âge de cinquante ans, Vorobeichic abandonne la photographie et le graphisme. Il adopte le nom de Moshe Raviv et se retire dans le village de Safed pour se consacrer à la peinture. Moshe Vorobeichic (dit Moï Ver) a, plusieurs fois, changé de nom et de pseudonyme : « Moï Ver » est retenu ici comme nom principal, avec celui de Moshe Vorobeichic qu’il utilise jusqu’à la fin des années 1940 et qui apparaît sur la majorité des tirages et des publications d’époque. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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