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đ âOdonchimeg Davaadorjâ BardoĂ lâorangerie du Domaine dĂ©partemental de Chamarande, Essonnedu 4 juin au 18 septembre 2022
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âOdonchimeg Davaadorjâ Bardo Ă lâorangerie du Domaine dĂ©partemental de Chamarande, Essonne du 4 juin au 18 septembre 2022 Interview de Odonchimeg Davaadorj, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 1er juin 2022, durĂ©e 12â42. © FranceFineArt. CommuniquĂ© de presse Le Domaine dĂ©partemental de Chamarande consacre sa programmation artistique 2022 aux liens entre lâanimal et lâhomme. IntitulĂ©e « Bardo », lâexposition dâOdonchimeg Davaadorj, installĂ©e Ă lâorangerie du 4 juin au 18 septembre, est le deuxiĂšme temps fort de ce cycle thĂ©matique. Lâartiste y prĂ©sente un ensemble dâoeuvres rĂ©centes et, pour certaines, inĂ©dites. Odonchimeg Davaadorj dĂ©veloppe une pratique plurielle qui, souvent, prend la forme de dispositifs mĂȘlant plusieurs matĂ©riaux et techniques, depuis le dessin et la peinture, jusquâĂ la vidĂ©o et la performance, en passant par la couture, la broderie et la poĂ©sie. Puisant dans sa double culture â mongole de naissance, française dâadoption â ses oeuvres redessinent une cosmologie dans laquelle les ĂȘtres, quâils soient humains, animaux et vĂ©gĂ©taux mais aussi parfois minĂ©raux, semblent liĂ©s intrinsĂšquement les uns aux autres : prises dans un tout organique, les figures sâimbriquent, se prolongent ou sâenchevĂȘtrent parfois jusquâĂ lâhybridation. Lâexposition Ă lâorangerie rĂ©unit plusieurs sĂ©ries de dessins de trĂšs grands formats ainsi que plusieurs dizaines de cĂ©ramiques rĂ©alisĂ©es par lâartiste pour lâoccasion. Le titre de lâexposition « Bardo » fait rĂ©fĂ©rence Ă un concept du bouddhisme tibĂ©tain qui signifie « intervalle » et dĂ©signe une position intermĂ©diaire et transitoire entre deux Ă©tats. Si cette notion dĂ©signe plus particuliĂšrement une sĂ©rie de dessins en trĂšs grands formats dans laquelle sont reprĂ©sentĂ©es des figures mi-oiseaux mi-humains (2021), elle parcourt lâensemble de son oeuvre, Ă lâimage des nombreuses petites sculptures prĂ©sentĂ©es. Pour lâartiste, lâoiseau symbolise une forme de libertĂ© par sa capacitĂ© naturelle Ă voler, lĂ oĂč lâhomme ne peut que recourir Ă la technologie. Mais la sĂ©rie Ă©ponyme traite Ă©galement de lâillusion dâindĂ©pendance qui est la nĂŽtre. Les oiseaux reprĂ©sentĂ©s sont des moineaux â espĂšce particuliĂšrement en voie de disparition en Ăle-de-France â sur le ventre desquels apparaissent des visages humains, dĂšs lors menacĂ©s Ă leur tour dâextinction. « Je crois vraiment que tous les Ă©lĂ©ments sur cette terre sont liĂ©s les uns aux autres. Je suis sensible Ă la pensĂ©e bouddhiste : si je vois un cadavre dâoiseau dans la rue, je pense que cela peut affecter ma vie dâune maniĂšre ou dâune autre. Et tout ce que je fais a une consĂ©quence sur les autres » , souligne Odonchimeg Davaadorj. Lâexposition rĂ©unit Ă©galement deux autres sĂ©ries de dessins en grands formats qui traitent de la transformation : Hera (2021-2022), ensemble de papillons Ă visage humain, ou encore lâinstallation Black Swan (2021) qui rĂ©active la puissance narrative et dramatique attachĂ©e au cygne noir. HĂ©bergĂ© par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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