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đ âOdonchimeg Davaadorjâ PhusisĂ la galerie Backslash, Parisdu 13 mars au 17 avril 2021
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âOdonchimeg Davaadorjâ Phusis Ă la galerie Backslash, Paris du 13 mars au 17 avril 2021 Interview de Odonchimeg Davaadorj, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, enregistrement rĂ©alisĂ© par tĂ©lĂ©phone, entre Paris et la rĂ©gion parisienne, le 30 mars 2021, durĂ©e 24â34, © FranceFineArt. Extrait du communiquĂ© de presse : Le travail dâOdonchimeg Davaadorj sâexprime Ă travers plusieurs pratiques et gestes plastiques qui sâaxent autour du mĂȘme intĂ©rĂȘt de lâartiste pour son environnement direct. Quâils soient issus de sa premiĂšre vie rurale, dans sa Mongolie natale, ou aujourdâhui de sa vie inscrite au sein dâune ville occidentale, ces environnements, car ils sont bien multiples, sont autant de lieux dâexploration et dâĂ©tudes qui nourrissent son oeuvre. Pour sa seconde exposition Ă Backslash, une grande installation, caractĂ©ristique de son travail, relie les personnages dâabord Ă leur environnement, par des fls de couture, mais Ă©galement entre eux. Telle une formule liminaire, elle annonce les notions de communautĂ© et de partage, prĂ©gnantes dans cette nouvelle exposition. Ensuite viennent les peintures qui rĂ©vĂšlent une nouvelle approche plastique. Plusieurs portraits composent une humanitĂ© mixte et cosmopolite. Ces personnages sont intrinsĂšquement liĂ©s Ă la nature, aux ĂȘtres vivants. Davaadorj reprĂ©sente lâorganique et le vĂ©gĂ©tal Ă lâunisson avec les humains. Elle dĂ©crit son travail comme parfaitement conscient des problĂ©matiques de notre Ă©poque. La jeunesse, les problĂšmes Ă©cologiques ou encore le fĂ©minisme sont au coeur de ses oeuvres. Davaadorj revendique le vivant comme « au centre de toutes (s)es crĂ©ations ». Elle conçoit ainsi pour Backslash un espace dâĂ©change et de mouvement. Lâexposition ne sera pas statique pour autant et Ă©voluera de plusieurs façons pendant sa durĂ©e. Davaadorj rejette ici la notion fgĂ©e dâun espace-temps fxe. Notamment Ă travers des carnets dessinĂ©s dont les pages se tourneront au fl des jours, la scĂ©nographie mouvante de ses installations contribue Ă cette idĂ©e de mouvement. Ici, Davaadorj privilĂ©gie le rapport Ă lâautre, lâinvestissement et lâĂ©change entre artiste et public. Ainsi, elle propose des actions qui privilĂ©gient des modes de relation gĂ©nĂ©reux, avec des soins ou des attentions portĂ©s au visiteur. Des lectures de poĂ©sie, des massages des mains, des discussions privatisĂ©es ou encore des partages Ă lâheure du thĂ©, jalonneront les samedis de lâexposition. Par sa volontĂ© dâĂ©change avec le public Ă travers cette sĂ©rie de petites interactivitĂ©s, Davaadorj souligne lâaspect communautaire de son art. Comme celle qui ouvre lâexposition, ces « conversations » mettent en exergue lâharmonie collective nĂ©cessaire Ă nos sociĂ©tĂ©s. TouchĂ©e par une sensibilitĂ© profonde, lâartiste explique : « Je veux crĂ©er un lien qui dure au-delĂ de la seule journĂ©e du vernissage. Quel intĂ©rĂȘt de prĂ©senter des oeuvres fgĂ©es, sacralisĂ©es, et de transformer un lieu dâexposition en sanctuaire ? » * * interview in Point contemporain #20 (mars-avril-mai 2021). HĂ©bergĂ© par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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