🔊 “Pastels du musée d’Orsay” de Millet à Redonau Musée d’Orsay, Paris  du 14 mars au 2 juillet 2023
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🔊 “Pastels du musée d’Orsay” de Millet à Redonau Musée d’Orsay, Paris du 14 mars au 2 juillet 2023

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“Pastels du musée d’Orsay” de Millet à Redon au Musée d’Orsay, Paris du 14 mars au 2 juillet 2023 Interview de Caroline Corbeau-Parsons, Conservatrice des arts graphiques au Musée d’Orsay, et commissaire de l’exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 13 mars 2023, durée 17’35. © FranceFineArt. https://francefineart.com/2023/03/16/3405_pastels_musee-d-orsay/ Communiqué de presse Commissaire : Caroline Corbeau-Parsons, Conservatrice des arts graphiques au Musée d’Orsay Le musée d’Orsay exposera au printemps prochain une centaine des pastels de sa collection, riche d’environ 500 oeuvres. La dernière exposition de cette ampleur à avoir été consacrée aux pastels du musée ( Le Mystère et l’éclat ) datant déjà de 2009, cette nouvelle présentation permettra au public de découvrir ou de redécouvrir ces joyaux de la collection où brillent les oeuvres de Millet, Degas, Manet, Cassatt, Redon, Lévy-Dhurmer et bien d’autres. Le XVIIIe siècle est traditionnellement considéré comme l’âge d’or du pastel. Médium sans égal pour rendre les effets de matière et le velouté de la carnation, le pastel est d’un usage alors bien souvent restreint au portrait, auquel il se prête particulièrement bien. Si son art passe de mode au moment de la révolution française, il connaît toutefois une véritable réinvention entre la seconde moitié du XIXe siècle et le début du XXe, ce dont témoigne de manière exceptionnelle la collection du musée d’Orsay. La gamme de pastels disponibles s’étend alors aussi considérablement tant en termes de nuances que de textures, ce qui ouvre la porte à tous types d’expérimentations et de pratiques. L’exposition mettra en avant la singularité du pastel, ni véritablement dessin, ni peinture, et le rapport immédiat avec la matière qui lui est propre. Le pastel est en effet essentiellement constitué de pigments purs, et crée une fleur en suspension sur le grain du papier ou la toile, dont la vibration fait la beauté, mais aussi la grande fragilité. Pour Ernst Juünger, la sensation tactile relayée par l’oeil que suscite le pastel le classe parmi les « arts érotiques, et il y a quelque chose de symbolique dans le fait que son velouté, le prime émail de ses couleurs, soit si prompt à s’effacer ». Multiforme, il permet toutes les modulations, du vaporeux de l’estompe aux hachures les plus vigoureuses, en passant par l’ondulation, la virgule et le pointillé. Il est significatif qu’un artiste comme Degas l’utilise de manière quasi-exclusive à partir de 1888-90, l’élection du pastel marquant l’aboutissement de ses recherches assidues sur le dessin et la couleur. L’exposition s’articulera autour de huit grands thèmes soulignant le renouveau du pastel à partir de la seconde moitié du XIXe siècle. Les thèmes en question correspondent aux nouveaux sujets et genres auxquels s’étend la technique sous la période. Après une introduction sur le pastel et sa singularité, « mariage d’amour de la couleur et du dessin » (José de Hérédia), la première salle, Sociabilités, s’intéressera au portrait au pastel, dans la continuité du XVIIIe siècle. Terre et mer, où Millet régnera en maître, mettra en lumière en quoi le pastel passe outre les sphères mondaines pour s’atteler à la noblesse de la vie rurale. [...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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