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🔊 “Sam Szafran (1934-2019)“ Obsessions d’un peintreau Musée de l’Orangerie, Parisdu 28 septembre 2022 au 16 janvier 2023
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“Sam Szafran (1934-2019)“ Obsessions d’un peintre au Musée de l’Orangerie, Paris du 28 septembre 2022 au 16 janvier 2023 Interview de Sophie Eloy, Responsable de la documentation, de la bibliothèque, des archives et de la recherche au musée de l’Orangerie et co-commissaire de l’exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 27 septembre 2022, durée 24’28. © FranceFineArt. Communiqué de presse Trois ans après la disparition du peintre, le musée de l’Orangerie met en lumière l’oeuvre de Sam Szafran (1934-2019). L’artiste a développé depuis le début des années 1960 loin du monde de l’art et de ses engouements, un oeuvre atypique dans le retrait de l’atelier. Par son approche figurative et poético-onirique du réel, il occupe une place singulière, hors des mouvements bien identifiés, et par conséquent peu étudiée dans l’histoire de l’art de la deuxième moitié du XXe siècle. Né à Paris, dans une famille d’origine juive-polonaise, Szafran a vécu une enfance particulièrement difficile, marquée par les catastrophes de la Seconde Guerre mondiale qui, par la suite, lui a fait préférer une forme de solitude artistique. Il s’est alors focalisé, de manière aussi étonnante que permanente, sur sa propre existence et ses états intérieurs, donnant naissance à quelques thèmes de prédilection. Le travail de l’artiste revient sans cesse sur un nombre de sujets très restreint – pour lui existentiels – qui ont tous en commun la description de son environnement immédiat – ateliers, escaliers et feuillages. L’économie parcimonieuse des représentations est contrebalancée par une fièvre d’expérimentation envoutante, qui fonctionne comme une ancre jetée dans l’histoire de l’art. Szafran a découvert tôt dans sa carrière les techniques d’Edgar Degas, grand maître du pastel au XIXe siècle, dont il a cherché à réactualiser l’intérêt pour la couleur et la lumière à sa manière, individuelle et contemporaine. Qui, en 1960, aurait pu lui enseigner ce type de savoir-faire ? En autodidacte, il s’est également initié à l’aquarelle, autre terrain de recherche artistique qu’il a poursuivi ardemment jusqu’à la fin de sa vie, synthétisée dans son aspiration à l’alliance du pastel et de l’aquarelle, du « sec et du mouillé ». Parmi ses contemporains, Szafran a désigné le cinéma et Alberto Giacometti comme ses maîtres à penser. Ils lui ont fait comprendre l’espace et le mouvement. L’artiste a mis alors le regard à l’épreuve, en déformant et déconstruisant la perspective, dans des lieux clos, hermétiquement fermés sur eux-mêmes. Le temps passant, ceux-ci se sont ouverts, se sont fragmentés pour donner naissance à des visions éclatées où se multiplient des plans de temporalité dans lesquels les espaces se conjuguent et se confrontent, symboliques d’un ordre à jamais disparu. A cet égard, Szafran est un homme de son temps. Bien que représentée dans d’importantes collections françaises et internationales, l’oeuvre de Sam Szafran n’a que rarement été présentée, le plus souvent à l’étranger. Trois expositions lui sont dédiées à la fondation Maeght à Saint Paul-de-Vence en 2000 et à la fondation Pierre Gianadda à Martigny en 1999 puis en 2013. À Paris, après une exposition que lui a consacré le musée de la Vie Romantique en 2000, le musée d’Orsay a mis à l’honneur deux de ses oeuvres dans l’exposition « Le mystère et l’éclat. Les pastels du musée d’Orsay » en 2008. Une rétrospective a été organisée à Brühl au Max Ernst Museum en 2010. Le musée de l’Orangerie proposera, à travers plus de soixante pastels, aquarelles et fusains, une vue d’ensemble de l’oeuvre de Sam Szafran. Elle se concentrera sur les trois thèmes principaux qui ont traversé sa carrière, les ateliers, les escaliers et les feuillages. [...] #SamSzafran Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.