🔊 “S.H. Raza” (1922-2016)au Centre Pompidou, Paris  du 15 février au 15 mai 2023
FranceFineArt

🔊 “S.H. Raza” (1922-2016)au Centre Pompidou, Paris du 15 février au 15 mai 2023

·18 min
Télécharger
“S.H. Raza” (1922-2016) au Centre Pompidou, Paris du 15 février au 15 mai 2023 Interview de Diane Toubert, archiviste à la Bibliothèque Kandinsky – Centre Pompidou, et co-commissaire de l’exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 14 février 2023, durée 18’17. © FranceFineArt. https://francefineart.com/2023/02/15/3388_raza_centre-pompidou/ Communiqué de presse Commissariat : Catherine David, conservatrice générale des musées de France Diane Toubert, archiviste à la Bibliothèque Kandinsky, Centre Pompidou Le Centre Pompidou présente la première monographie de l’oeuvre de l’artiste indien Sayed Haider Raza en France, où il a vécu et travaillé de 1950 à 2011. Cette présentation compte près de cent peintures et les développements formels et conceptuels d’une oeuvre moderne exemplaire des dynamiques transculturelles et de leurs enjeux dans l’art du 20e siècle. Les années de formation de Sayed Hader Raza en Inde illustrent le climat d’effervescence artistique et politique des années 1940 à Bombay (Mumbai), dans un contexte économique marqué par la porosité entre activité commerciale et recherche plastique, l’enseignement que Raza reçoit à la Sir J.J. School of Arts, distinct des canons esthétiques nationalistes de l’École du Bengale, porte une attention renouvelée aux formes de l’art classique indien. Les expérimentations formelles du Progressive Artist’s Group (PAG) dont Raza est membre fondateur en 1947 dessinent les contours d’une génération d’artistes cosmopolite, déterminée à inventer et à faire connaître de nouvelles formes d’expression. Installé à Paris à partir de 1950, Raza consacre ses recherches formelles à la géométrisation du paysage dans une manière expressive convoquant tant Bernard Buffet, Van Gogh et Gauguin que Francis Newton Souza, compagnon du PAG qu’il retrouve à Paris. Il rencontre la galeriste Lara Vincy, qui le représente dès 1955 et oeuvre avec détermination à sa reconnaissance. Le passage à la peinture à l’huile, travaillée au couteau, favorise un rapprochement avec les peintres de l’École de Paris lui assurant de premiers succès auprès du milieu artistique parisien qui lui décerne le prix de la critique en 1956, suivi de nombreuses expositions internationales. Les principes de composition bidimensionnelle et fragmentée des miniatures rajputes (Rajasthan,17e-19e siècles) permettent à Raza de franchir le pas qui le séparait de l’abstraction. Lors d’un séjour aux États-Unis en 1962, il rencontre ensuite l’expressionnisme abstrait américain (Hans Hofmann, Sam Francis et Mark Rothko notamment). Raza intègre à ses compositions des éléments thématiques issus du rapport singulier qu’il entretient à la terre, objet d’une série de toiles majeures à partir de 1975, et nourrit sa pratique de références à la poésie, la musique classique ( râgas ) et la spiritualité indiennes ( bindus, nagas, kundalini ). Les étapes qui marquent le développement de l’oeuvre de Raza, présentées de manière chronologique dans l’exposition, offrent des points de repère pour appréhender la complexité du projet moderne indien des années 1950 à 1990 et les enjeux qui définissent l’espace globalisé de la création contemporaine. Publication L’Esprit de la nature : Sayed Haider Raza aux Éditions L’Asiathèque, un ouvrage édité par Annie Montaut et Ashok Vajpeyi Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

© 2026 FrancoPod

Language
Site