🔊 “Sophie Calle et son invitĂ© Jean-Paul Demoule“ Les fantĂŽmes d’Orsayau MusĂ©e d’Orsay, Parisdu 15 mars au 12 juin 2022
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🔊 “Sophie Calle et son invitĂ© Jean-Paul Demoule“ Les fantĂŽmes d’Orsayau MusĂ©e d’Orsay, Parisdu 15 mars au 12 juin 2022

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“Sophie Calle Et son invitĂ© Jean-Paul Demoule“ Les fantĂŽmes d’Orsay au MusĂ©e d’Orsay, Paris du 15 mars au 12 juin 2022 Interview de Donatien Grau, conseiller pour les programmes contemporains au musĂ©e d’Orsay, et de Jean-Paul Demoule, archĂ©ologue et invitĂ© de Sophie Calle, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 14 mars 2022, durĂ©e 13’32. © FranceFineArt. CommuniquĂ© de presse Exposition conçue par l’artiste, en collaboration avec Jean-Paul Demoule, archĂ©ologue, sur proposition de Donatien Grau, conseiller pour les programmes contemporains au musĂ©e d’Orsay. En 1978, la gare d’Orsay et son hĂŽtel avaient Ă©tĂ© dĂ©sertĂ©s. Les travaux de construction du futur musĂ©e n’avaient pas encore commencĂ©. C’est Ă  ce moment que Sophie Calle a poussĂ© une porte qui a cĂ©dĂ© et s’est choisi comme abri une chambre Ă  l’abandon, la 501. Elle y a passĂ© des journĂ©es entiĂšres, pendant plusieurs mois, avant son dĂ©part pour Venise qui devait marquer le dĂ©but de son oeuvre Ă  venir. Pendant ce sĂ©jour, elle ressentit la dĂ©solation d’un lieu, comme un espace archĂ©ologique oĂč tout avait Ă©tĂ© dĂ©laissĂ©. Elle prit des photos, y invita ses amis, rassembla des documents, des objets, les fiches des clients qui Ă©taient autant de vies ouvertes, les notes adressĂ©es Ă  un employĂ© de l’hĂŽtel, nommĂ© Oddo, dont elle imagina l’identitĂ©. On peut dire qu’à certains Ă©gards, Sophie Calle a dĂ©veloppĂ© sa mĂ©thode dans l’hĂŽtel d’Orsay. Elle a gardĂ© jusqu’à prĂ©sent les Ă©lĂ©ments saisis lors de sa prospection, issus d’un lieu en voie de disparition. Tous ces « trophĂ©es » – suivant son terme – l’ont accompagnĂ©e pendant plus de quarante annĂ©es, comme autant de fantĂŽmes d’un monde qui n’existait plus. Lors du confinement, l’idĂ©e naquit d’une Ă©vocation de l’hĂŽtel et du musĂ©e qui lui avait succĂ©dĂ©. C’est ainsi qu’est nĂ© le projet Les fantĂŽmes d’Orsay , comme un retour de l’artiste sur ses traces, comme une quĂȘte dans le passĂ© afin de trouver la clef d’une Ă©nigme irrĂ©solue qui trouvait dans la figure d’Oddo son symbole. Sophie Calle a donc repris son cheminement, en venant confronter l’hĂŽtel et le musĂ©e, tous deux assemblĂ©s dans cette exposition-retour. Dans l’hĂŽtel, on dĂ©couvrira les traces personnelles de l’expĂ©rience vĂ©cue par Sophie Calle et par toutes celles et tous ceux qui y sĂ©journĂšrent, y travaillĂšrent, et dont elle a ramassĂ© les signes infimes et Ă©mouvants ; on verra, assemblĂ©es comme des piĂšces conceptuelles, les fiches de clients dont elle s’était fait la dĂ©tentrice. Les objets, commentĂ©s par le grand anthropologue Jean-Paul Demoule, deviennent des objets de fouilles et des ready-made, traces d’un passĂ© si proche dans le temps et nĂ©anmoins si lointain. Sophie Calle revient Ă  Orsay en plein confinement, alors que les oeuvres somnolent et qu’elle est alors de nouveau seule dans cet espace qu’elle avait habitĂ©. Elle cherche Ă  mettre en lumiĂšre les tableaux dans la pĂ©nombre. Dans ses photos, on les percevra comme jamais. [...] Publication : L’ASCENSEUR OCCUPE LA 501 . Sophie Calle avec Jean-Paul Demoule Edition : Actes Sud. HĂ©bergĂ© par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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