🔊 “Surréalisme au féminin ?” au Musée de Montmartre – Jardins Renoir, Paris  du 31 mars au 10 septembre 2023
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🔊 “Surréalisme au féminin ?” au Musée de Montmartre – Jardins Renoir, Paris du 31 mars au 10 septembre 2023

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“Surréalisme au féminin ?” au Musée de Montmartre – Jardins Renoir, Paris du 31 mars au 10 septembre 2023 Interview de Alix Agret et Dominique Païni, commissaires de l’exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 28 mars 2023, durée 34’12. © FranceFineArt. https://francefineart.com/2023/03/30/3412_surrealisme-au-feminin_musee-de-montmartre/ Communiqué de presse Commissariat général : Alix Agret, historienne de l’art Dominique Païni, commissaire indépendant Commissaire associée : Saskia Ooms, responsable de la conservation du Musée de Montmartre Jardins Renoir Le Musée de Montmartre propose une exposition qui explore les degrés et les différentes formes d’adhésion de femmes artistes et poètes, au mouvement surréaliste. Cinquante d’entre elles sont représentées dans le parcours, avec près de 150 oeuvres exposées. Mouvement provocateur et dynamique, le surréalisme déclenche au 20ème siècle un renouvellement esthétique et des bouleversements éthiques. Les hommes ne sont pas les seuls à avoir rendu vivants ce courant et ses transgressions : de nombreuses femmes en furent des actrices majeures mais néanmoins mésestimées par les musées et minorées par le marché de l’art. Ainsi, l’exposition a pour ambition de présenter des artistes majeures telles que Claude Cahun, Toyen, Dora Maar, Lee Miller, Meret Oppenheim et Leonora Carrington mais également de mettre en lumière d’autres personnalités moins connues comme Marion Adnams, Ithell Colquhoun, Grace Pailthorpe, Jane Graverol, Suzanne Van Damme, Rita Kernn-Larsenn, Franciska Clausen ou encore Josette Exandier et Yahne Le Toumelin. Le surréalisme offrit à celles-ci un cadre d’expression et de créativité qui n’eut sans doute pas d’équivalent dans les autres mouvements d’avant-garde. Pourtant, c’est souvent en s’appropriant et en étendant des thèmes initiés par les « leaders » du mouvement qu’elles exprimèrent leur liberté. C’est aussi en se dégageant de ce qui devint parfois une doxa surréaliste qu’elles s’affirmèrent. « Tout contre » le surréalisme, c’est ainsi que l’on pourrait définir leurs positions diversifiées et complexes à l’égard du mouvement. Des années trente aux années soixante-dix, le « surréalisme féminin » forme des constellations éphémères, au gré de ralliements au mouvement souvent temporaires mais aussi d’amitiés qui se nouent hors de ce cadre. L’imaginaire de ces artistes n’est pas aligné sur celui des figures masculines du groupe. Leurs pratiques, fréquemment interdisciplinaires – picturales, photographiques, sculpturales, cinématographiques, littéraires… – expriment leur volonté d’échappées belles au-delà des normes hétérosexuelles et des frontières géographiques. C’est une cartographie d’un mouvement éclaté et mondialisé que l’exposition esquisse en évoquant les artistes des foyers belge, mexicain, britannique, américain, praguois et français du surréalisme qu’elles ont enrichis, passant parfois de l’un à l’autre. En révélant les travaux d’une cinquantaine d’artistes, plasticiennes, photographes et poètes du monde entier, cette exposition invite à réfléchir non seulement à l’ambivalente position des femmes dans le surréalisme, mais aussi à la capacité d’un des courants majeurs du 20ème siècle d’intégrer du féminin en son sein. Le point d’interrogation du titre dit le suspens qui sous-tend cette exposition, conçue comme une hypothèse plutôt que comme une démonstration. Elle propose un inventaire non exhaustif, et pour une part subjectif, qui tente de cerner ce qui serait la part féminine du surréalisme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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