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đ âThomas Klotzâ Iâll never be young againĂ la Galerie Nathalie Obadia â CloĂźtre Saint-Merri â Espace II, Parisdu 9 janvier au 6 fĂ©vrier 2021
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âThomas Klotzâ Iâll never be young again Ă la Galerie Nathalie Obadia â CloĂźtre Saint-Merri â Espace II, Paris du 9 janvier au 6 fĂ©vrier 2021 Extrait du communiquĂ© de presse : La Galerie Nathalie Obadia propose une carte blanche au photographe Thomas Klotz. Originaire du Nord de la France, Thomas Klotz sâest fait connaĂźtre par un premier ouvrage paru en 2019 aux Ă©ditions EYD, NORTHSCAPE , consacrĂ© Ă une sĂ©rie sur les paysages pĂ©ri-urbains de sa rĂ©gion, dans la lignĂ©e du mouvement amĂ©ricain des «New Topographics». Poursuivant cette dĂ©marche explorative Ă lâĂ©gard de son environnement familier, lâartiste prĂ©sente ici un travail rĂ©cent intitulĂ© Iâll never be young again , qui fera lâobjet dâune publication en janvier 2021. Dans cette nouvelle sĂ©rie, Thomas Klotz aborde le thĂšme de lâadolescence et de ses angoisses notamment Ă travers une Ă©vocation de sa fille de douze ans. DĂ©nuĂ© de toute dimension narrative, ce portrait en creux prend forme dans des images anonymes, « exercices de ponctuation » oĂč murs, volumes, matiĂšres, vides et ombres constituent autant de surfaces de projection, de commentaires silencieux. Fortement influencĂ© par Lewis Baltz, Thomas Klotz porte en effet son attention sur le quotidien, le trivial, oĂč la prise de vue sâapparente Ă une micro-saisie de ce qui, sous le regard du photographe, prend une Ă©paisseur intrigante et singuliĂšre. Aussi, Ă travers le cadrage, Thomas Klotz se dĂ©tourne de ce qui naturellement attire lâoeil tout en suggĂ©rant la prĂ©sence, par le biais dâindices qui tĂ©moignent dâune vie prise sur le vif, Ă un point de bascule. En contrepoint, la photographie de la jeune fille en pieds, regard braquĂ© sur lâobjectif, marque un retour frontal de la figure humaine dans lâoeuvre de lâartiste, qui tend toujours vers une sorte dâabstraction picturale. Ce portrait rĂ©unit un certain nombre de rĂ©miniscences visuelles, incarnant ce qui de maniĂšre plus ou moins cryptique sous-tend chaque image : attributs de lâenfance, rĂ©surgence du motif floral et de la couleur jaune, dorĂ©e, qui dâun point de vue mĂ©taphorique renvoient au caractĂšre Ă©phĂ©mĂšre de la nature, et par extension de cet Ăąge transitoire ( «Nature first green is gold, Her hardest hue to hold, Her early leafâs a flower; But only so an hour.» *). Thomas Klotz parle de « passages secrets », de « fantĂŽmes » : la variĂ©tĂ© de ces scĂšnes, portrait, paysage, vues urbaines, intĂ©rieurs trouve sa cohĂ©rence dans ces affinitĂ©s mystĂ©rieuses, ces connexions souterraines, dâailleurs propres au monde adolescent. Si certains Ă©lĂ©ments dĂ©notent dâune duretĂ© Ă©vidente, les couleurs vives voire outranciĂšres de ces tirages concourent Ă unifier lâensemble dans une atmosphĂšre qui tire vers lâanxiogĂšne. Thomas Klotz utilise en effet plusieurs supports allant du tirage actuel au jet dâencre, Ă la technique ancienne du Dye Transfer, popularisĂ© par William Eggleston dans les annĂ©es 1960 et auquel avait recours Ă©galement le milieu de la publicitĂ© jusque dans les annĂ©es 1990. Ce procĂ©dĂ©, au rendu chromatique unique, consiste Ă appliquer sur le papier, couche par couche Ă lâaide de matrices, chaque couleur primaire. Ici, il permet dâĂ©voquer un monde qui contient ses excĂšs et sa part dâombre, visions angoissĂ©es que lâartiste reconnaĂźt ĂȘtre aussi bien les siennes. « Une porte donnant sur une piĂšce, un poteau rouge, certes, dĂ©cors dâaujourdâhui, câest Ă dire quâon ne sait plus dans quel pays nous sommes, mĂȘme si leur auteur dit que Eggleston lâa marquĂ©. Et dans tout cela, dans toute cette histoire de photographies avec des lignes, des espaces, des angles â sa fille, la fille de lâauteur des photographies, qui est lĂ , on dirait quâelle attend. Ăa parait simple, mais ça parle de prĂ©sence dans les lieux, donc une poĂ©sie de lâattente [âŠ] Attendre, que des photos soient faites, sans se demander Ă quoi ça sert, mais juste pour ĂȘtre lĂ , communiquer entre le photographe et la photographiĂ©e, comme un Ă©change de paroles muettes, la photographie permettant de parler en silence, juste avec des regards, car il sâagit toujours de cela, le regard. Ces photos dans des dĂ©cors pas spectaculaires, mais nĂ©cessaires, et le courant passe, car quand il semble ne rien se passer, il se passe des tas de choses, des connivences, des non-sourires [âŠ] Les photographies de Thomas Klotz dâapparence si silencieuses, parlent de sa maniĂšre de percevoir le monde, car nâoublions jamais que chaque photographe voit et sent diffĂ©remment des autres. » Bernard Plossu , extraits de la PrĂ©face de Eve la montagne et la jeune fille , Thomas Klotz, Ă©ditions EYD. La Carte Blanche donnĂ©e Ă Thomas Klotz Ă la Galerie Nathalie Obadia est proposĂ©e dans le cadre de Photo Days Paris qui se tiendra dans 30 Galeries parisiennes du 4 dĂ©cembre 2020 au 6 fĂ©vrier 2021. HĂ©bergĂ© par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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