🔊 “Victor Brauner” au MusĂ©e d’Art moderne de Parisdu 18 septembre 2020 au 10 janvier 2021
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🔊 “Victor Brauner” au MusĂ©e d’Art moderne de Parisdu 18 septembre 2020 au 10 janvier 2021

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“Victor Brauner” au MusĂ©e d’Art moderne de Paris du 18 septembre 2020 au 10 janvier 2021 Extrait du communiquĂ© de presse : Commissaire : Sophie Krebs AssistĂ©e de Nadia Chalbi Commissaires invitĂ©es : Jeanne Brun et Camille Morando Le MusĂ©e d’Art Moderne de Paris consacre Ă  Victor Brauner (1903-1966), figure singuliĂšre du surrĂ©alisme, une importante monographie regroupant plus d’une centaine d’oeuvres, peintures et dessins, dont certaines montrĂ©es en France pour la premiĂšre fois depuis la derniĂšre rĂ©trospective Ă  Paris au musĂ©e national d’art moderne en 1972. Le parcours chronologique de l’exposition permet de redĂ©couvrir l’univers braunerien, complexe par la richesse de ses sources et de l’intrication constante de sa biographie avec ses oeuvres. Il se dĂ©compose ainsi : une jeunesse roumaine (192 0-1925) ; Paris, la rencontre avec l’univers surrĂ©aliste (1925-1932) ; L’aventure surrĂ©aliste (1933-1939) ; « Les frontiĂšres noires » de la guerre (1939- 1945) ; Autour du ConglomĂ©ros (1941-1945) ; AprĂšs la guerre (1946- 1948) ; Au-delĂ  du surrĂ©alisme (1949-1966). NĂ© en Roumanie, Victor Brauner participe Ă  l’effervescence artistique de Bucarest dans les annĂ©es 1920, avant d’intĂ©grer le mouvement surrĂ©aliste Ă  Paris en 1933 et jusqu’en 1948, date de son exclusion du groupe. Il est un familier des avant-gardes (expressionnisme, constructivisme et dada), dont la radicalitĂ© correspond Ă  son caractĂšre indĂ©pendant, jusqu’au glissement progressif vers une peinture surrĂ©aliste lors de ses sĂ©jours Ă  Paris entre 1925 et 1938, date de son installation dĂ©finitive en France. DĂšs son adhĂ©sion au surrĂ©alisme en 1933, il participe aux manifestations du groupe autour d’AndrĂ© Breton. La perte de son oeil en 1938 fait de son Autoportrait , peint sept ans auparavant, une oeuvre prĂ©monitoire : illustration des thĂ©ories surrĂ©alistes, sa peinture revĂȘt alors un caractĂšre magique. La guerre va le contraindre, de par son statut de juif, sa situation irrĂ©guliĂšre et son opposition Ă  toute forme d’oppression fasciste et totalitaire, Ă  entrer dans la clandestinitĂ© dans le sud de la France, ne pouvant Ă©migrer aux États-Unis. Brauner invoque alors les doctrines les plus secrĂštes (tarot, alchimie, spiritisme, kabbale) pour se protĂ©ger de la France occupĂ©e en se rĂ©fugiant dans ce monde de rĂȘve oĂč la rĂ©alitĂ© n’a pas cours donnant Ă  ses oeuvres une dimension mystĂ©rieuse. Paradoxalement, cette pĂ©riode de frayeur et de dĂ©nuement matĂ©riel est d’une grande richesse d’invention techniques (l’usage de la cire et de matĂ©riaux de rĂ©cupĂ©ration) et de formes. L’aprĂšs-guerre est marquĂ©e par une traversĂ©e de styles due Ă  sa libertĂ© recouvrĂ©e, sans attĂ©nuer les angoisses et les tourments des Ă©vĂšnements qui l’entourent. D’autres influences se font sentir de la psychanalyse Ă  la pensĂ©e sauvage Ă  travers des cycles, comme les Victor de la sĂ©rie Onomatomanie , les RĂ©tractĂ©s, puis Mythologies et La FĂȘte des mĂšres . Il crĂ©e un langage nouveau pour donner Ă  voir non pas le rĂ©el, mais les ressorts invisibles du monde. Le catalogue prĂ©sente de nouvelles analyses sur l’artiste avec des contributions d’historiens d’art tels Georges Sebbag, Fabrice Flahutez, Radu Stern, Sophie Krebs, Camille Morando et Jeanne Brun et de nombreuses notices d’oeuvres. HĂ©bergĂ© par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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