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🔊 “Yasuhiro Ishimoto” Des lignes et des corps LE BAL, Paris du 19 juin au 17 novembre 2024
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“Yasuhiro Ishimoto” Des lignes et des corps LE BAL, Paris du 19 juin au 17 novembre 2024 https://francefineart.com/2024/06/18/3547_yasuhiro-ishimoto_le-bal/ Communiqué de presse Entretien avec Diane Dufour, directrice du BAL, et co-commissaire de l’exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 17 juin 2024, durée 33’30, © FranceFineArt. Commissariat : Diane Dufour, directrice du BAL avec Mei Asakura, conservatrice au Ishimoto Yasuhiro Photo Center. « … Yasuhiro Ishimoto est visuellement bilingue : japonais par sa culture, oriental dans sa manière de voir et occidental par sa formation au Chicago Institute of Design (centre de la tradition Bauhaus), il parle anglais avec un accent allemand ». — Minor White Du 19 juin au 17 novembre 2024, LE BAL présente une figure remarquable de l’histoire de la photographie japonaise méconnue en France : Yasuhiro Ishimoto (1921-2012). Pour la première fois en Europe, l’exposition, organisée en étroite collaboration avec le Ishimoto Yasuhiro Photo Center au Museum of Art, Kochi au Japon, rassemblera 169 tirages d’époque. Le parcours de l’exposition se concentrera sur les premières décennies de l’oeuvre d’Ishimoto, entre Chicago et le Japon. Figure clé des années 1950 et 1960, Ishimoto sera considéré comme « visuellement bilingue » par sa capacité à allier l’approche formelle du Nouveau Bauhaus à la quintessence de l’esthétique japonaise, sans jamais renoncer à un regard critique sur les questions sociales de son époque. Cette alchimie singulière est le fruit d’un parcours unique : né de parents japonais en 1921 à San Francisco, puis élevé jusqu’à l’âge de 17 ans au Japon, Ishimoto retourne aux États-Unis en 1939. Interné dans les camps regroupant les américains d’origine japonaise après l’attaque de Pearl Harbor, il est libéré et intègre l’Institute of Design de Chicago en 1948. Cinq ans plus tard, il retourne au Japon et devient une figure majeure de la scène photographique japonaise, incarnant « un modernisme intellectuel et austère qui nous a largement inspirés… Ses chemins de pierre évoquaient des sculptures de Brancusi….. Ishimoto jetait sur le monde un regard radicalement nouveau » (Ikko Tanaka). Au cours de la même période, il ouvre la voie à de nouvelles façons de concevoir le livre de photographie avec la parution d’un des ouvrages les plus importants de l’histoire de la photographie japonaise : Someday, Somewhere (1958). [...] Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.