🔊 “Zone francheӈ l’Institut des Cultures d’Islam, Parisdu 3 fĂ©vrier au 1er aoĂ»t 2021
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🔊 “Zone francheӈ l’Institut des Cultures d’Islam, Parisdu 3 fĂ©vrier au 1er aoĂ»t 2021

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“Zone franche” Ă  l’Institut des Cultures d’Islam, Paris du 3 fĂ©vrier au 1er aoĂ»t 2021 Interview de StĂ©phanie Chazalon, directrice gĂ©nĂ©rale de l’Institut des Cultures d’Islam, et de BĂ©rĂ©nice Saliou, directrice artistique Ă  l’Institut des Cultures d’Islam et co-commissaire de l’exposition, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 24 mars 2021, durĂ©e 30’51, © FranceFineArt. Extrait du communiquĂ© de presse : commissariat : INSTITUT DES CULTURES D’ISLAM [Paris, France] Co-commissaire et directrice artistique : BĂ©rĂ©nice Saliou DOUAL’ART [Douala, Cameroun] Co-commissaire et prĂ©sidente : Princesse Marilyn Douala Manga Bell THINK TANGER [Tanger, Maroc] Co-commissaires et directeurs artistiques : Hicham Bouzid et Amina Mourid l’Institut des Cultures d’Islam prĂ©sente l’exposition Zone Franche et le Quartier GĂ©nĂ©ral Paris – Goutte d’Or, en partenariat avec Think Tanger et doual’art, dans le cadre de la Saison Africa2020. Edito par StĂ©phanie Chazalon, Directrice gĂ©nĂ©rale de l’ICI Zone Franche est une aventure collective, le fruit d’une rencontre entre trois structures artistiques situĂ©es au Cameroun, au Maroc et en France, animĂ©es par un mĂȘme dĂ©sir d’interagir avec le territoire qui les accueille. C’est Ă  partir de ces contextes locaux et des tĂ©moignages d’une centaine d’acteurs de proximitĂ© – artistes, commerçants, associations – que doual’art, Think Tanger et l’Institut des Cultures d’Islam ont co-créé une exposition prenant la forme d’un espace poĂ©tique et symbolique autonome. À rebours de l’enclave qu’elle dĂ©signe habituellement, cette Zone Franche explore le mouvement des voyageurs, des marchandises et des imaginaires par-delĂ  les limites matĂ©rielles ou invisibles. Pendant six mois, l’Institut des Cultures d’Islam devient Ă©galement le Quartier GĂ©nĂ©ral Paris – Goutte d’Or de la saison Africa2020 . La programmation pluridisciplinaire de ce centre culturel panafricain temporaire propose une cinquantaine d’évĂ©nements mettant Ă  l’honneur les artistes du continent et leur regard sur le monde : contes, concerts, danse, films, confĂ©rences, ateliers de pratique artistique et visites thĂ©matiques du quartier, sans oublier les cinĂ©-goĂ»ters et activitĂ©s pour le jeune public. Enfin, mĂȘme si les conditions sanitaires devaient retarder l’ouverture de nos espaces, l’exposition Zone Franche ainsi qu’une partie des rendez-vous du QG, seront Ă  dĂ©couvrir dĂšs le 3 fĂ©vrier sur http://www.ici.paris Malala Andrialavidrazana, Figures 1937, Lignes tĂ©lĂ©graphiques et sous-marines. Saidou Dicko, La princesse du dimanche, 2020. Aquarelle sur papier. Les axes de l’exposition Ce(ux) qui traverse(nt) les frontiĂšres Pour pĂ©nĂ©trer dans Zone Franche , il convient d’abord de changer ses €uros contre des Afros. Utopie artistique imaginĂ©e par Mansour Ciss, cette monnaie panafricaine qui circule au sein de l’Institut des Cultures d’Islam, invite d’emblĂ©e Ă  questionner les systĂšmes hĂ©ritĂ©s du colonialisme. Dans cette logique, Malala Andrialavidrazana et Fatiha Zemmouri soulignent le caractĂšre arbitraire de l’outil cartographique, au service de visions du monde divergentes. Jean-David Nkot fait le parallĂšle entre migrations contemporaines et dĂ©veloppement urbain pour repenser la notion de progrĂšs. SaĂŻdou Dicko et Mohamed Arejdal rendent hommage aux peuples nomades du Sahel, en nous interpellant sur la disparition des modes de vie traditionnels. Enfin, Salim Bayri invite les visiteurs Ă  rĂ©ussir un parcours migratoire vers l’Europe, dans un jeu vidĂ©o plein d’ironie. Dans les interstices de la mondialisation L’exposition interroge des pratiques informelles qui se glissent dans les interstices de la mondialisation, comme autant de mĂ©canismes de survie. Sabrina Belouaar souligne le combat et la rĂ©silience des femmes pratiquant la vente Ă  la sauvette de bijoux dans les rues d’Alger. Hicham Gardaf met en Ă©vidence l’important phĂ©nomĂšne de construction spontanĂ©e d’habitats plus ou moins prĂ©caires qui se dĂ©veloppent aux marges de la ville de Tanger, mĂ©tamorphosĂ©e par un plan d’urbanisation massif. Tandis que Randa Maroufi s’intĂ©resse aux protagonistes d’un important phĂ©nomĂšne de contrebande Ă  la frontiĂšre du Maroc et de l’Espagne, Mariam Abouzid Souali dĂ©nonce le grand jeu de l’oie du capitalisme et pose la question : quand c’est gratuit, c’est qui le produit ? Connexions immatĂ©rielles La troisiĂšme partie de l’exposition ouvre le champ des possibles et atteste de l’infinie capacitĂ© de l’homme Ă  se rĂ©inventer. L’ñpretĂ© de l’environnement immĂ©diat s’y dissout au profit d’autres mondes, lointains ou rĂȘvĂ©s, comme dans la constellation gĂ©nĂ©alogique tissĂ©e par SmaĂŻl KanoutĂ© ou le paysage poĂ©tique dessinĂ© par Chourouk Hriech Ă  partir de rĂ©fĂ©rences Ă  Tanger, Douala et Paris. Chez Salifou Lindou,les objets de culte et les mĂ©lodies voyagent, changeant de registres, d’usages et de sens. Un parcours visuel et sonore du Cercle Kapsiki intitulĂ© Les Fables du Calao fait enfin dĂ©border l’exposition dans les rues de BarbĂšs La Goutte d’Or. Les oiseaux colorĂ©s perchĂ©s ici et lĂ  guident le visiteur sur la piste des innombrables langues qui façonnent le quartier, mettant Ă  l’honneur leurs musicalitĂ©s. Une mĂ©thodologie immersive Ă  dĂ©couvrir Pour construire Zone Franche , des workshops ont Ă©tĂ© organisĂ©s Ă  Tanger, Douala et Paris entre novembre 2019 et janvier 2020, rĂ©unissant les trois structures partenaires et plus d’une centaine d’acteurs locaux. Cette mĂ©thodologie expĂ©rimentale et prospective se matĂ©rialise dans la derniĂšre partie de l’exposition. Les tĂ©moignages d’artistes, Ă©crivains, commerçants ou reprĂ©sentants d’associations engagĂ©es dans la production et la diffusion internationale de bien matĂ©riels ou immatĂ©riels, tissent un rĂ©seau numĂ©rique de territoires mouvants et interconnectĂ©s qui plongent le visiteur dans la dynamique des Ă©changes et des rĂ©flexions qui ont nourri le projet. Le parcours dans la ville Les fables du calao Dans le prolongement de l’axe « Connections immatĂ©rielles », le parcours visuel et sonore Les fables du calao , dĂ©borde des murs de l’ICI pour investir l’espace urbain. Pendant trois mois de rĂ©sidence, les artistes du Cercle Kapsiki vont Ă  la rencontre des habitants de BarbĂšs-ChĂąteau Rouge pour mettre Ă  l’honneur la fluiditĂ© et la musicalitĂ© des langues parlĂ©es dans ce quartier, façonnĂ© par les flux et les Ă©changes avec le continent africain. Une quinzaine de points d’écoute sont matĂ©rialisĂ©es par des calaos en rĂ©sine colorĂ©e, perchĂ©s dans des lieux emblĂ©matiques de la Goutte d’Or. Ce parcours d’une heure Ă  dĂ©couvrir via une application pour smartphone dĂ©bute Ă  l’ICI LĂ©on, oĂč des audio guides sont aussi Ă  disposition des visiteurs. Un projet co-produit par l’ICI et le collectif MU dans le cadre d’«Embellir Paris », en partenariat avec la CitĂ© Internationale des Arts et la Villa Belleville. PrĂšs d’un tiers des oeuvres de Zone Franche sont des productions inĂ©dites, fruit d’un dialogue poussĂ© avec les artistes et d’une volontĂ© de soutien Ă  la crĂ©ation. HĂ©bergĂ© par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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